La musique au Mozambique

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Principal carrefour commercial durant la période de colonisation, le Mozambique fut aussi le lieu de rencontre de cultures africaines, européennes et arabes. Les descendants d’esclaves naufragés s’établissent sur les côtes et introduisent des rythmes latins imprégnés de sonorités africaines. Les instruments traditionnels (la sanza ou mbira, piano à pouce) et d’autres instruments de percussions connus en Angola tels que le dikanza ou les maracas) sont d’une importance majeure : ils structurent le rythme. « Eyuphuro », groupe créé en 1982, illustre les tendances de la musique mozambicaine. « Leur musique reflète une multiplicité d’influences aussi bien africaines qu’arabes et européennes. A leurs débuts, ils utilisèrent des percussions et des instruments uniquement acoustiques puis « électrifièrent » leur style. Belarmino Godeiro et Mussa Abdul, les deux percussionnistes maîtrisent les quinze rythmes qui caractérisent leur région, et le groupe complète l’instrumentation de base par les guitares de Chico Venture (solo) et de Mario Fernandes (basse). »* Les principaux thèmes s’inspirent des problèmes économiques et sociaux du pays. 

(*) Nago Seck, Sylvie Clerfeuille, Les Musiciens du beat africain, Bordas, 1993, p. 113. ///Article N° : 1256

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