Le cinéma malgache en mal de reconnaissance internationale

Les films vidéo se multiplient à Madagascar mais peinent encore à se faire connaître à l’étranger et seront absents du prochain FESPACO. Si bien que sur l’Ile Rouge, producteurs et réalisateurs s’organisent pour gommer l’image d’amateurisme qui colle à leurs œuvres.

Depuis sa création en 1969, bien rare ont été les films de la Grande Ile a être accueillis par le Festival Panafricain de Cinéma de Ouagadougou. Le premier était en 1973 et Benoît Ramampy raflait le Prix du meilleur court métrage avec L’Accident. Distinction ensuite renouvelée à l’occasion du Festival de Dinard qui couronna également la même année Ignace Solo Randrasana et son premier long métrage Very Remby (le Retour). Mais c’est incontestablement Raymond Rajaonarivelo qui est le réalisateur malgache le plus titré dans les festivals étrangers. Son premier long métrage, Tabataba, a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes en 1988, Prix du Jury au Festival de Taormina en Italie en 1989 et a aussi reçu le Prix de la Première Oeuvre au Festival de Carthage la même année. Son second long métrage a aussi connu le succès puisqu’il s’est vu attribuer le Grand Prix du Festival d’Istanbul en 1998. Enfin, son dernier film, Mahaleo, un documentaire co-réalisé avec César Paes en 2005, a fait le tour du monde et a reçu de nombreuses distinctions, notamment à l’occasion du cinquième Festival International du Film Insulaire de l’Ile de Groix dont l’édi...

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