Le (néo)colonialisme littéraire de Vivan Steemers

Dans Le (néo)colonialisme littéraire, Vivan Steemers étudie les trajectoires remarquables de quatre romans à travers leur édition et leur réception : L’Enfant noir du Guinéen Camara Laye (Plon, 1953), Le Pauvre Christ de Bomba du Camerounais Mongo Beti (Robert Laffont, 1956), Les Soleils des indépendances de l’Ivoirien Ahmadou Kourouma (Presses Universitaires de Montréal, 1968) et Le Devoir de violence du Malien Yambo Ouologuem (Seuil, 1968). Au-delà des textes et des intentions d’auteurs à l’origine des romans, l’universitaire s’intéresse à d’autres “acteurs” des œuvres et de leur destinée : le contexte socio-historique, les processus d’édition et les stratégies éditoriales, la critique (universitaire et généraliste), les publics… Elle s’interroge enfin quant à la survivance d’un colonialisme littéraire depuis les Indépendances africaines francophones.

Pierre Halen écrivait que “les littératures du Sud ne tombent pas des nues” (1), faisant référence à l’environnement (politique, économique) qui encadre la production des œuvres africaines. On a trop souvent tendance à oublier que la publication d’un roman s’inscrit avant toute chose dans un contexte donné : le Zeitgeist, pour reprendre l’expression utilisée dans Le (néo)colonialisme littéraire, ouvrage intéressant et complexe publié aux éditions Karthala en octobre 2012. Au fil de son essai, Vivan Steemers fait progressivement le jour sur une histoire litté...

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