“L’édition malgache a un bel avenir devant elle si elle s’en donne les moyens”

Entretien de Christophe Cassiau-Haurie avec Marie-Michèle Razafintsalma

Le marché du livre est souvent présenté comme sinistré sur le continent africain. En dehors du marché scolaire, le livre est considéré comme un luxe et se vend mal. Pourtant, il existe des éditeurs qui se battent pour faire vivre leurs productions et tenter de survivre dans un contexte économique défavorable. Face aux difficultés structurelles qu’ils rencontrent, ils sont souvent obligés de rivaliser d’ingéniosité. Marie Michèle Razafintsalma, responsable des éditions Prediff – jeunes malgaches revient sur son (courageux) parcours, après 6 années d’activités. Quand la foi soulève des montagnes…

Pouvez-vous nous parler des titres que vous avez dans votre catalogue ? Nos livres sont spécialisés jeunesse. Nous publions en malgache, en bilingue français/malgache et en français. Nous essayons de réveiller les contes traditionnels ignorés des enfants d’aujourd’hui puisque les anciens livres n’existent plus et beaucoup de contes n’ont jamais été édités. Nous publions aussi des histoires contemporaines qui concernent les enfants d’aujourd’hui. Nous utilisons des illustrations typiquement malgaches pour que les enfants se reconnaissent dans ce qu’ils lisent, et toujours en couleur pour les attirer. Quel est votre bilan en matière de diffusion ? Après quatre ans d’activité, la maison d’édition enregistre des résultats très positifs. La première année a été très dure, car il fallait créer plusieurs réseaux de diffusion, étant donné qu̵...

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Les images de l'article
L'ordinateur pour enfants XO
Couverture d'Antalaha
Couverture Risika sy Rahitsikitsika
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