« L’État gère la misère du peuple »

Entretien de Jean-Servais Bakyono et Tanella Boni avec Tamsir Dia, artiste-plasticien

Abidjan en septembre 1999 et mai 2000
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Tu travailles essentiellement sur le thème du  » mur « . Pourquoi le  » mur  » ?
Je suis fasciné par le  » mur « , parce qu’il représente l’environnement. C’est notre quotidien, ce qui nous touche de près, puisque c’est sur le  » mur  » qu’on vient s’appuyer quand on a des douleurs, des problèmes, quand on est fatigué. C’est le  » mur  » de notre quartier, de notre concession ou de la cour familiale. C’est l’environnement où on est bercé par les amitiés, par beaucoup de choses telles que les décès, les mariages, les baptêmes. C’est cela le mur. Et, quand les murs se délabrent, cela donne une certaine poésie douloureuse sinon mélancolique. Il y a une tristesse dedans. Et beaucoup de gens les trouvent laids. Mais dans cette laideur, il y a de la poésie, de la beauté. Et il y a là-dedans des liens et des souvenirs ; des traces qui sont restées sur ces murs, qui peuvent même vous interpeller et vous dire ce qui s’est passé réellement.
Donc, ces murs-là parlent et racontent des histoires.
Pour moi, ce sont des murs qui parlent. Quand je prends la série, par exemple, de la poésie du mur avec des craquelures et des couleurs, lorsque vous regardez bien, vous percevez des couleurs en dessous. En ce qui concerne ces murs-là, je peux vous dire que le propriétaire les a peints avec plusieurs couleurs selon ses moyens ou selon le don qu’on a pu lui faire en peinture. Donc, il peint parce qu’il veut essayer de rénover sa maison, lui donner une nouvelle peau. Je travaille sur cela, parce que j’aime voir que mon œuvre donne l’aspect du temps et le temps est une chose importante. C’est une chose qui nous échappe mais que nous attrapons à la main, et cette chose fugace fait partie de notre monde. J’essaie à travers mes œuvres de montrer ce temps-là comme si le tableau était un mur qu’on a découpé à un endroit précis et qu’on peut aller remettre à sa place. C’est fondamental.
Dans le même temps, on observe qu’il y a plusieurs types de murs, les uns avec des craquelures, différentes couleurs, les autres avec le papier incrusté dedans, et bien d’autres.
Bien sûr, il y en a d’autres qui sont faits directement avec la peinture ou le sang de la terre, parce que j’aime la terre. J’aime l’odeur des arbres, du sol, l’odeur des herbes, de la poussière qui s’élève quand tombe la pluie. J’aime l’odeur âcre. Puis je me dis, de toutes façons, c’est par là que je vais partir, autant l’apprécier, l’aimer et voir que cette terre-là, en plus, a tant de couleurs et de couches différentes. C’est cette poésie-là qui m’intéresse.
Ces murs-là ne sont pas tellement ceux de la ville mais peut-être ceux d’un environnement rural.
En effet, quand je chante la terre, c’est un peu ce côté de l’argile, des maisons en terre cuite. Le monde qui vit, qui grouille de personnages fait penser aussi à une termitière. Et celle-ci est une architecture qui est faite par des êtres, des insectes qui ont aussi de l’intelligence. Donc, ce chant de la terre est aussi un hommage aux termites et à la termitière. Il y a, par exemple, ce tableau intitulé Le regard du roi, inspiré de l’œuvre de Camara Laye et des montagnes de Bandiagara au pays dogon. Ce tableau a une double facture, en ce sens que ce roi qui regarde loin, voit en même temps sa tradition et son monde en train de se fissurer, soit par la venue des étrangers, soit par des gens qui exploitent ces montagnes du pays dogon.
Qu’en est-il de ton travail sur la série des têtes ?
J’aime bien ces têtes qui représentent des personnages, des portraits qui vont relater l’expression de ces personnages-là dans leurs situations quelquefois difficiles, compliquées, douloureuses. Cela est dû aux milieux dans lesquels ils vivent. Il y a Regard pointé, Le regard de la jeune femme et Les fleurs. J’y tiens beaucoup, parce que j’aime mes sœurs, donc c’est un hommage aux femmes. Quelqu’un me confiait que ces trois tableaux étaient tristes : la jeune fille avec la fleur ensanglantée. C’est vrai que c’est triste, mais il est triste de constater aujourd’hui comment les gens utilisent les femmes dans la guerre avec tout ce qu’on voit à la télévision sur les femmes. Nombreux sont mes tableaux qui représentent des femmes ou des enfants, parce qu’ils expriment le monde dans lequel nous vivons.
Certains de tes tableaux sont traversés par des graffitis.
Je prends les graffiti sous un aspect général parce que cela peut être des graffitis écrits par des gens qui vont à l’école coranique ou par des gens qui ont envie d’écrire ou de dire des choses qu’ils ressentent. Sur mes tableaux, je considère qu’on peut venir y dessiner et même écrire. Ce sont des murs comme tous les autres, sur lesquels quelqu’un peut venir épancher sa douleur, son plaisir, son bonheur, le dire et le manifester. On peut interpeller les gens et faire rentrer à l’intérieur ce qui vient de l’extérieur. C’est dans mon tempérament de faire des choses très différentes et une fois qu’un sujet est compris ; dans une certaine mesure, il ne m’intéresse plus au plan technique. Mais le fond moral et psychologique, le fond de la sensibilité et de l’émotivité, tout cela existe et reste. C’est la même histoire, et je crois qu’elle nous interpelle, que ce soit la terre, que ce soit le mur qui nous couvre, nous protège, qui connaît nos petits secrets, nos sentiments, nos maladies, nos douleurs et autres. À partir du moment où le mur est fissuré, où il y a une déchirure, on se sent nu et découvert par les autres.
Comment situes-tu ton travail dans l’environnement culturel de la Côte d’Ivoire ?
En regardant autour de moi, j’ai le sentiment que mon travail est positif. Cela me fait penser qu’un jour, les gens comprendront soit qu’ils sont passés à côté de certaines choses, soit qu’ils n’ont pas regardé ces choses avec beaucoup d’acuité. Et j’ai, en même temps, beaucoup de peine et de douleur lorsque je constate que nous oublions nos traditions. Quand je parle de nos traditions, je ne fais pas seulement allusion aux traditions anciennes ; il s’agit des traditions nouvelles qui se créent aujourd’hui et qui peuvent nous amener à évoluer avec beaucoup plus d’amour et de sentiments. Aujourd’hui, je suis peiné de constater que beaucoup de valeurs culturelles vont à vau-l’eau. Elles se détériorent à cause de la conception et de la philosophie des gens et des ambitions personnelles des uns et des autres. Mais cela ne m’empêche pas de travailler, d’être toujours témoin de ces choses-là et de permettre à la nouvelle génération de se référer à quelqu’un, à des images qui ont existé.
Peut-on recevoir toute la série de toiles sur les murs comme une relecture de ton histoire personnelle, à la lumière de l’histoire contemporaine où fleurissent les guerres fratricides ?
J’ai, en effet, vécu une période formidable quand j’étais tout petit ; je dirais même une période faste. Nous n’étions peut-être pas nombreux à Abidjan en ces temps-là ; nous étions 250 000 habitants. Nous nous connaissions tous ; nous avions des liens. Le cordon ombilical à cette époque-là n’était pas seulement lié à la mère mais à toutes les mères, à toutes les femmes. Et quand le père était présent, il était le père de tous ; toutes les mères étaient une maman. Aujourd’hui, ces valeurs-là n’existent plus et les jeunes ne les connaissent plus. Chez eux, à la maison, ces parents détruisent ces valeurs à travers l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants. Je suis vraiment malheureux et triste de voir les hommes s’entre-tuer. Quand j’entends parler de xénophobie, quand j’entends des gens dire telle personne vient de tel pays, j’en suis malade. L’Europe unie se construit tandis que nous les Africains, nous sommes à la traîne. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui nous retardent. Je souhaite évoluer, je souhaite que notre société évolue vraiment dans l’amour et dans la fraternité. Nous avons tous vu ce qui s’est passé au Biafra ; et en Sierra Leone, en Guinée, au Liberia. Il y a la République démocratique du Congo, le Kosovo et la Thaïlande, etc. Je suis un homme et je dirais même un homme d’esprit universel. Mon esprit est comme cela ; je ne pourrai pas changer et je ne veux pas changer. Je me battrai tant que je peux pour permettre aux jeunes d’avoir une valeur, un héritage. Je crois que c’est ce que les aînés devraient faire. Je ne dis pas qu’il faut rester dans le passé mais se servir du passé pour évoluer. Ce qui se passe en Casamance au Sénégal est l’expression de l’absurdité des hommes. C’est celle de leur égoïsme, de leur méchanceté, de leur individualisme et des ambitions personnelles. Ils ne le font pas pour le peuple mais pour eux-mêmes ; cela est triste.
Tes tableaux sont traversés par une note nostalgique, mais cette note varie d’un tableau à un autre et tu l’exprimes tantôt avec le jaune qui les éclaire, tantôt avec le bleu et le rouge, tout en restant constant dans la déclinaison du même spectre chromatique. Es-tu habité par la nostalgie ?
En ce qui concerne les couleurs que j’utilise, je pars des trois couleurs de base de la vie, c’est-à-dire le rouge, le jaune et le bleu. Comme je dis que les bases de la vie sont la mère et la terre, mon esprit se calque déjà sur cet ordre chromatique qui me permet de dégager d’autres couleurs. Quand le rouge représente un peu l’aspect sanguin, il symbolise aussi la pureté qui est le sacrifice. Quand je prends le jaune, c’est l’éclatement, à la fois la vie et la passion. Avec le bleu, je prends cette profondeur de l’âme et de l’esprit humain et celle de la femme. Alors ce lien entre le rouge, le jaune et le bleu, va se rejoindre pour donner d’autres formes de couleurs et tout ce que j’affectionne qui, bien sûr, traduit cette mélancolie. En Côte d’Ivoire, les gens doivent comprendre qu’il n’y a pas que la politique mais aussi la culture. C’est cette culture qui nous permettra de nous sauver comme elle a permis à l’Europe de se construire.
Il se dégage de tes œuvres un trait dominant qui s’ordonne autour du soin minutieux que tu mets à faire resurgir, à travers la pureté des lignes, l’aspect monumental de l’architecture traditionnelle.
Nous avons une architecture formidable. J’ai eu l’occasion de visiter le Mali, le nord du pays ; en tant que Sénégalais et Malien de naissance, je suis attiré par cette architecture sahélienne, notamment par ses couleurs, les couleurs de la terre. Cette architecture est faunistique, c’est le cas, par exemple, de la mosquée de Kong. C’est pourquoi on retrouve souvent des couleurs de terre dans mes tableaux. Et puis ce jaune, dont je parlais, représente ce soleil qui vous prend les yeux, la tête et qui vous englobe.
Bien que tu peignes de manière frontale, tu es parvenu par ton travail de la matière et par la stylisation de toutes les lézardes des murs, à obtenir une succession de variations d’optique qui donnent une profondeur de champ à tes tableaux.
Cela est exact, parce qu’il n’est pas évident de vouloir peindre un mur et de lui donner différentes profondeurs de champs. Un artiste est sensible à ces aspects de choses. Lorsqu’on regarde deux murs qui sont côte à côte, l’un devant et l’autre derrière, on pense, tout de suite, qu’il y a du champ ; le premier champ, le deuxième et un troisième champ. Donc, à travers les couleurs, les taches de couleurs, j’essaie de créer des champs qui y entrent en profondeur Mais j’ai découvert cela aussi en regardant les murs. Le mur n’est pas uniforme. Et j’enseigne cela à mes élèves en leur disant que même si le mur est plat, il n’est pas uniforme, parce qu’il y a la lumière qui lui donne différentes profondeurs de champs.
Dans tes tableaux, la touche de la modernité intervient avec le patchwork ; cela induit-il le travail permanent du temps ?
Le temps est une notion qui nous échappe. Nous prenons ce temps dans la main pendant un moment donné, un moment tellement infime qu’il nous échappe. Dans ma peinture, j’ai toujours essayé de prendre au temps, au temps sur un mur, au temps sur un corps, au temps dans une vie. Notre peau change, au fur et à mesure que nous grandissons, selon que nous l’entretenons bien ou pas. J’aime peindre, parce que je me dis que j’ai tellement peur que ce temps-là ne m’échappe. Et qu’un jour, je ne puisse plus faire ce que je fais.
Pourquoi exprimes-tu un intérêt particulier pour le langage ésotérique en t’appropriant la symbolique des écoles traditionnelles d’initiation ?
Cela est important dans la vie d’une personne de mon âge, de mon éducation et de ma culture. Je suis de tradition islamique. L’Africain, voire l’être humain, refuse aujourd’hui de croire en ce qui existe ou peut exister dans l’ombre ou dans la lumière, parce qu’il veut se faire valoir, se montrer différent des autres. Je me rappelle le jour où mes frères et moi avons été circoncis ; nous avons vécu des moments fantastiques. C’était magnifique ; cependant j’étais triste de voir les femmes mutilées. Je regardais mes sœurs et les femmes, je ne voyais rien qu’on devait mutiler. Tout petit, je ne comprenais pas. Et je crois que je n’ai jamais été d’accord sur ce côté-là. Aujourd’hui encore, je suis farouchement opposé à cela. Mais le côté ésotérique nous aide à annihiler complètement nos angoisses, à rejeter certaines choses ; en revanche, il détruit les gens qui sont faibles. Et ceux qui n’ont pas la force de croire. Il n’y a que Dieu qui existe ; c’est sûr que nous avons quelques pouvoirs, des qualités qui nous permettent par des moyens, des tractations, de résoudre certaines problèmes. J’ai appris à connaître ce côté ésotérique et j’y ai découvert des choses. Je l’ai trouvé formidable à condition qu’on sache l’utiliser. Et c’est pourquoi je l’utilise dans mes tableaux. Celui qui est intelligent et compréhensif, peut tirer un facteur culturel qui lui permette d’évoluer sur le plan de l’enseignement, de l’instruction, de l’éducation, de l’initiation dans la vie et l’apprentissage de la vie. Pour moi, il est très important que ces choses-là aient existé et existent encore. Cela existe au Mali, en Guinée, en Côte d’Ivoire où j’ai vu ceux qui lisent dans le sable, sur des bouts de papier avec des cauris, de l’eau dans des ustensiles. Ces choses-là ont aussi existé en Europe, même si aujourd’hui tous les Européens ne veulent pas le reconnaître ; un grand nombre d’entre eux reconnaît cette valeur-là, puisque, eux-mêmes, viennent en chercher ici.
Tu as réussi en travaillant la matière à obtenir des dénivellations du relief pour suggérer que, en dépit des différences qui s’observent dans les strates de la société, il est possible de parvenir à un équilibre et de vivre en harmonie dans la communauté.
Vivre en harmonie est du domaine du possible. Cela l’est dans tous les milieux, et je le crois. Mais comme cela advient toujours dans les grandes familles, deux ou trois personnes en viennent à détruire ces valeurs-là. J’ai confiance en l’avenir, parce que je peins dans le but de dire aux gens qu’ils ne doivent pas rester dans la tristesse et dans le malheur. Nous devons au contraire chercher ce qui est beau et magnifique. C’est pour cela, lorsque je peins, je vais toujours à la recherche d’une émotion encore plus forte, plus intense, ce qui m’amène à aimer la vie. Si je n’aimais pas la vie, je ne serais peut-être pas là.
Tu prolonges ton travail sur la thématique des  » murs  » avec des toiles animées, cette fois-ci, des formes en mouvement et des graffitis ; ce qui nous incline à dire que tu as traversé le  » mur  » pour nous suggérer comment les occupants ont conservé les traces de leur culture, de leur histoire, de leur mémoire. Est-il juste de considérer cette étape comme celle de la rupture ?
Il n’y a pas de rupture mais plutôt une continuité, en ce sens que j’apporte une forme de vie, autre chose qui doit animer le caractère de ces murs, de ses habitants, des personnages qui vivent autour de ce paysage. Ces murs constituent des paysages qui interpellent les hommes et toute la société à travers les titres des tableaux. Le paysage qui s’anime sur ces murs n’est pas forcément magnifique, parce qu’il y a d’autres problèmes, les soucis quotidiens des gens qui sont saturés et fatigués des politiciens et de la vie politique qui ne leur apportent rien, en définitive.
Tes compositions intègrent dans l’animation du mur des éléments qui accentuent le mouvement du relief, dont le rythme participe à défigurer l’espace du tableau.
Effectivement, dans l’œuvre qui s’intitule Va là-bas et laisse mon paysage en paix, c’est le ras-le-bol de la société qui ne veut plus voir les politiciens même traverser leur rue et leur environnement. Aussi, demande-t-elle aux politiciens d’aller ailleurs ? Une autre œuvre s’intitule Mort aux lâches ou Mort aux hommes politiques, parce que ceux-ci ne s’intéressent pas aux problèmes de la vie. Donc, dans la description interviennent des êtres et des choses qui existent et finissent par s’attaquer aux murs comme une sorte de virus. Le tableau baptisé Namas, par exemple, montre tous ces jeunes qui essayent de s’identifier aux murs, parce qu’on ne leur donne pas l’occasion de s’exprimer.
L’utilisation d’une technique prenant en compte les procédés du collage te permet d’obtenir des effets rythmiques et de créer beaucoup d’émotions.
C’est exact, et à travers tous mes tableaux, il faut tenir compte du passage du temps, du passage de la vie, de la naissance et de la mort et de la condition de l’être. Parce que le mur qui se détériore par les intempéries, par l’action des êtres qui le détruisent, tout cela constitue des temps forts qui m’intéressent, m’interpellent et interpellent les gens. Une affiche ou une couleur posée sur un mur renvoie à une date ou à une période et tout cela fait partie des souvenirs, des réalités du présent, du passé et de l’avenir. C’est ce qui détermine toutes ses situations qui se sont passées dans l’environnement, la vie et l’animation à travers les couleurs, l’écriture, les signes, les problèmes, les soucis et surtout l’envie d’extérioriser les sentiments de frustrations et la douleur inscrite dans l’affiche.
Au plan technique, cette série propose une gamme chromatique riche où tu déclines des tonalités noir, ocre, jaune, en modulant la lumière pour obtenir une nouvelle gamme.
À travers ces couleurs, j’ai essayé d’aller vers les ombres du Sahel pour montrer un peu la force de caractère des gens qui habitent cette zone, la savane et autres, et ainsi indiquer mes origines. Je rends hommage aux Sahéliens dont il est dit que ce sont des gens qui voient très loin. J’utilise ces couleurs pour opérer un changement chromatique et pour souligner que je ne reste pas enfermé dans une seule gamme à travers la création de mes œuvres. L’homme doit chercher à comprendre ses origines. J’interpelle les gens pour qu’ils ne lèchent pas leurs racines. Je fais ce reproche aux hommes qui, dès qu’ils réussissent en politique ou dans un autre secteur de la vie, agissent et réagissent comme s’ils avaient honte de leurs origines, de leurs parents ou de leurs appartenances sociales.

///Article N° : 3125

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