Littérairement foot 6 : Balle à terre

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En juin 2014, la coupe du monde de football se déroule au brésil. l’occasion pour africultures de vous proposer une aventure littéraire originale. marc-alexandre oho bambe vous transporte dans un récit d’anticipation. un voyage littéraire. mais pas seulement…

24 juin 1994, San Francisco au pays de l’Oncle Sam.
Comme des millions de supporters en vert rouge jaune, j’y ai cru.
À l’exploit.
Avant le match.
J’y ai cru.
Le Cameroun avait bien battu l’Argentine de Maradona en ouverture du Mondial 90, non ?
Alors, on voulait croire à nouveau.
Au fabuleux destin des Lions.
Indomptables.
Mais les époques sont différentes.
Les équipes aussi.
23 juin 2014, Brasilia au pays du Roi Pelé.
L’équipe du Camer de Samuel Eto’o affronte la Selecao sublime emmenée par Neymar, au sommet de son art.
Cette Coupe du Monde est la sienne. Il la veut, Il la rêve.
Depuis qu’il porte le maillot soleil.
Les deux équipes étant qualifiées pour le tour suivant, le match n’a nul autre enjeu que l’honneur.
Du beau jeu.
Neymar et les siens aspirent à finir meilleure équipe de leur groupe, et à soigner leur goal average.
D’honneur il en est question aussi pour le Cameroun, les joueurs affichent la volonté de laver l’affront subi par la team 94 portée par un vieux lion entré dans l’histoire du football : Roger Milla.
Milla est toujours à 42 ans, le plus âgé des buteurs dans une phase finale de Coupe du monde.
Mais le Mondial 1994 avait sonné le glas d’une équipe qui avait du cœur pourtant, et un incroyable talent.
Et 1, et 2, et 3 zéro.
24 juin 1994 le Cameroun prit l’eau. Face au Brésil de Romario.
Une débâcle symbole de toutes nos désillusions de supporters à vif…
Eto’o et ses partenaires devaient avoir 13 ans. Environ.
Les époques ont changé.
Les équipes aussi.
Vingt ans, presque jour pour jour, se sont écoulés.
Et de l’eau et des larmes, ont coulé.
Sous le pont.
Du Wouri.

Mais l’honneur reste l’honneur.
Et les hommes, des hommes.
Il y a un goût de revanche dans l’ère.
23 juin 2014, 24 hommes s’affrontent.
Sur un terrain de foot.
Pour l’honneur.
Du beau jeu.
Et la victoire.
Dans les tribunes, un autre match a lieu.
Dans une ambiance caliente.
Samba contre Makossa.
Bal à terre…
Et Que les meilleurs gagnent.

///Article N° : 12043

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