Politiques des littératures créoles

Des poétiques de l'habiter et de l'inattendu

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À travers un panorama des littératures créoles, écrites et orales, des origines et aujourd’hui, cette présentation analyse les modalités selon lesquelles les textes produits en langues créoles problématisent les rapports à l’histoire, aux lieux, aux origines, aux pratiques et aux conflits liés aux espaces créoles. Le corpus sera celui des créoles de l’océan Indien, en particulier Maurice et La Réunion.

L’un de mes amis d’enfance organise régulièrement chez lui des
Jacques Rancière, lisant Flaubert ou Baudelaire, signale que : « 

1 – On appelle « engagés » les travailleurs sous contrat que les propriétaires des plantations ont fait venir pour remplacer les esclaves après l’interdiction de la traite et surtout la deuxième abolition de l’esclavage dans les colonies françaises en 1848. Ils sont originaires, pour la plupart, de l’Inde du sud, de Madagascar et du Mozambique. Les dernières arrivées de travailleurs engagés datent des années 1930.
2 – Jacques Rancière, Politique de la littérature, Paris, Galilée, 2007, p.24.
3 – L’expression est empruntée à Jacques Rancière.
4 – Jacques Rancière, Politique de la littérature, Galilée, 2007, p.12.
5 – Fredrick Jameson, L’Inconscient politique. Le récit comme acte socialement symbolique,
Paris, Questions théoriques, 2012 pour la traduction française.
6 – « Tous ceux qui à ce jour ont obtenu la victoire, participent à ce cortège triomphal où les maîtres d’aujourd’hui marchent sur les corps de ceux qui aujourd’hui gisent à terre. Le butin, selon l’usage de toujours, est porté dans le cortège. C’est ce qu’on appelle les biens culturels. Ceux-ci trouveront dans l’historien matérialiste un spectateur réservé. Car tout ce qu’il aperçoit en fait de biens culturels révèle une origine à laquelle il ne peut penser sans effroi. De tels biens doivent leur existence non seulement à l’effort des
grands génies qui les ont créés, mais aussi au servage anonyme de leurs contemporains. Car il n’est pas un témoignage de culture qui ne soit en même temps un témoignage de barbarie
. » Walter Benjamin, « Sur le concept d’histoire », thèse VII, 0euvres, t. III, traduction française de Maurice de Gandillac, Paris, Gallimard, Folio, 2000, p.433.
7 – Jules Hermann, Fondation du Quartier Saint-Pierre et autres textes, Saint-Denis,
Éditions du Tramail, 1990, p.88
8 – Idem, ibidem, p.91..
9 – Jacques Rancière, op. cit., p.28.
10 – Ann Laura Stoler, Frederick Cooper, Repenser le colonialisme, Payot, 2013, p.41.
11 – Ann Laura Stoler, Frederick Cooper, op.cit., 2013, p.102.
12 – Vasant Kaiwar, L’Orient postcolonial. Sur la « provincialisation » de l’Europe et la
théorie postcoloniale
, Paris, Éditions Syllepse, 2013, p.90-91.
13 – Jacques Rancière, op. cit., p.54-55.
14 – Jacques Rancière, op. cit., p.30-31.
///Article N° : 13172

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