Portrait de travailleurs migrants 6 : les cuisines des foyers

De la débrouille au restaurant social

Après les quartiers de Belleville et de la Goutte d’Or, la rédaction d’Afriscope, le magazine d’Africultures, vous emmène dans les foyers de travailleurs migrants d’Ile-de-France, à la rencontre de ses habitants. Des histoires d’hommes singulières qui racontent la “grande” histoire de l’immigration française.

Depuis des décennies, mijotent dans les marmites des foyers maffé, tieb, couscous et autres plats du pays qui réchauffent toute une population de travailleurs. Aux côtés du tailleur, de l’épicier, de la caféterie, la cuisine collective occupe la plus grande place dans les foyers franciliens. À l’occasion des restructurations de ces logements en résidence sociale, ces cantines évoluent. Rencontre avec Codou Mbodji, directrice d’un restaurant social dans un foyer d’Ivry-sur-Seine (94). Une histoire entre mère et fille Dans deux jours, Codou Mbodji fêtera l’anniversaire de son restaurant associatif Le Baobab, inauguré dans l’ancien foyer Jean Jacques Rousseau d’Ivry-sur-Seine, devenu résidence sociale. À 40 ans, cette femme au sourire lumineux connaît le système des cuisines des foyers par cœur. Elle a toujours vu sa mère y travailler depuis qu’elle a quitté le Sénégal pour rejoindre ses parents : “Je suis arrivée adolescente à Paris. J’étais toujours fourrée dans des foyers pendant les week-ends et les vacances scolaires. J’aimais y aller, je me retrouvais en Afrique, chez moi. Codou prend vite conscience de la dimension sociale des foyers et de leurs cuis...

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