Quand la BD devient un 5ème pouvoir, le cas de Mayotte

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La bande dessinée n’a pas toujours bonne presse dans les pays du Sud. Souvent cantonnée à la distraction et l’amusement, l’étiquette de « littérature pour enfants » lui colle à la peau. Pourtant, à l’image de la caricature et du dessin de presse, elle peut aussi jouer un rôle de révélateur et de poil à gratter, sur les problèmes sociaux ou politiques qui agitent une communauté. C’est le cas à Mayotte où le 9ème art joue un rôle de contre-pouvoir voire même de 5ème pouvoir. État des lieux.

Des médias inaudibles
Les thématiques développées par ces dessinateurs tranchent avec le discours des médias locaux et les discours officiels. Que ce soit à la radio, sur l’unique chaîne de télévision de l’île ou dans les deux quotidiens, le ton est très optimiste. Les énormes problèmes sociaux que connaît l’île sont à peine effleurés et les difficultés subies par la population mahoraise pour intégrer la République et ses lois ne sont guère débattues. De même, le problème insoluble de l’immigration clandestine en provenance d’Anjouan, l’île comorienne voisine (situation provoquée par le visa Balladur de 1993) est traité comme les phénomènes migratoires clandestins « classiques » connus en Métropole. Noyées dans les statistiques officielles nationales, les « reconduites à la frontière » vers Anjouan permettent juste de gonfler les chiffres du Ministère de l’intérieur et celui de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire (1), sans aucune réflexion réelle sur les causes ubuesques de ce phénomène. En effet, le discours officiel est le même partout : Mayotte est la France et les Comoriens n’ont rien à y faire. Seul, de 2005 à 2008, le journal Kashkazi, auquel succédera Upanga en 2009, tient un discours différent et plus réfléchi.
Une situation politique bloquée
Le référendum du 29 mars 2009 n’a pas fait évoluer cette attitude générale. La population mahoraise y a choisi à l’écrasante majorité de 95 %, la voie de la départementalisation, validant le processus d’intégration au sein de la République française. L’île de Mayotte va donc devenir progressivement le 101ème département français d’ici 3 ans avec les mêmes droits et devoirs que les autres.
Si ce résultat est tombé dans l’indifférence la plus complète en Métropole, il est pourtant significatif et marque la fin d’une époque.
L’heure n’est plus à la décolonisation pour les derniers confettis de l’ex-empire français. Les derniers soubresauts en provenance de la Nouvelle Calédonie sont bien loin et les récentes déclarations de leaders syndicaux guadeloupéens ne sont guère prises au sérieux. Le vote mahorais vient confirmer ce sentiment diffus. L’époque des grands combats pour l’indépendance est bien révolue. La France a sans doute clos, du moins pour un moment, les différentes cessions de territoire qui ont réduit son espace Outre-mer depuis près de 50 ans. C’est peut-être aussi la fin du combat pour l’Union des Comores qui, depuis 30 ans, revendique le retour de cette île dans son giron afin de pouvoir récupérer l’intégrité complète de son territoire, amputé après l’indépendance de 1975. C’est en effet une histoire qui ne fait guère honneur à la France. L’ensemble des Comores fut territoire d’Outre-mer de 1946 à 1974, avec la ville de Dzaoudzi (située à Mayotte) comme capitale (2). Lors du référendum de 1974 qui donnera lieu à l’indépendance, Mayotte est la seule île de l’archipel à voter pour le maintien de ses liens avec la France avec près de 63 % des voix. Elle confirmera ce choix lors d’un second référendum en 1976, les partisans du rattachement aux Comores ayant choisi la voie de l’abstention en signe de protestation. Le principe de l’indivisibilité d’un territoire était bafoué, au mépris du droit international. De fait, l’île est revendiquée par l’Union des Comores, l’Union africaine considère ce territoire comme étant occupé par une puissance étrangère et l’Assemblée générale des Nations Unies a condamné à de nombreuses reprises la présence française dans l’île. Mayotte est d’ailleurs longtemps restée inscrite sur la liste des territoires à décoloniser. Cette situation déstabilise fortement Les Comores qui ont subi une vingtaine de coups d’État depuis l’indépendance (3) et qui ont bien du mal à garder son unité politique face à la volonté irrédentiste de l’île d’Anjouan (4).
Ce vote semble donc définitivement valider le choix des habitants de cette île comorienne de rester française. Ce constat dressé, les problèmes demeurent. Car Mayotte, ce futur département français de 374 km2, sort de l’ordinaire. Avec plus de 180 000 habitants, Mayotte a la plus forte densité des DOM-TOM, avec 499 habitants au km² et a connu un accroissement démographique de 31 % au cours des six dernières années. De plus, 56 % de la population a moins de 20 ans et son taux de fécondité de 5,2 enfants par femme est unique en France (5). En 25 ans, Mayotte a multiplié par six sa population, en grande partie du fait de l’immigration dite « clandestine » en provenance d’Anjouan.
Une édition locale peu dynamique
Dans une île qui baigne dans l’univers des djinns et des contes, où la tradition orale africaine a laissé un héritage d’histoires transmises dans les familles de génération en génération, le livre joue peu son rôle de transmission culturelle et de conservation du patrimoine.
L’île ne compte en effet que quelques maisons d’édition. Le Baobab, filiale de l’agence de publicité Archipel (6) est le leader du marché : plus des ¾ des ouvrages mahorais recensés au dépôt légal sont issus de cet éditeur (7). Les autres maisons d’édition sont Grand public (8) et Ylang images. La première édite tous les ans, un annuaire professionnel, tiré à 6500 exemplaires, dont la 13ème édition est parue en 2008. La deuxième édite principalement des livres de photos centrés sur Mayotte. Très peu d’ouvrages sont imprimés dans l’île qui ne compte que deux imprimeries capables d’imprimer un livre ou un journal : Imprimah et Kaprim.
Le premier ouvrage du Baobab date de la fin des années 80 et traite des bangas (9). Ce succès de librairie est toujours diffusé de nos jours. Ce titre est sorti un an après le premier livre écrit par un mahorais, Youssouf Saïd, Mayotte, légendes et histoires drôles, un recueil de nouvelles autobiographiques et de contes populaires.
Par la suite, Le baobab a publié quelques ouvrages avant de se transformer en 1999 en une véritable maison d’édition qui a aujourd’hui une cinquantaine de titres disponibles répartis entre différentes collections : une série d’ouvrages généralistes, des livres d’images, une collection histoire, une collection polar, une collection littérature depuis 2003 (suite à un atelier d’écriture de l’Institut de Formation des Maîtres) et une collection jeunesse, Grain d’encre (10), qui totalise une vingtaine d’albums dont les premiers ont été réalisés par des élèves de différents établissements scolaires de Mayotte et soutenus par la Direction de l’enseignement ou le vice – rectorat de Mayotte. En dehors de cette production largement soutenue par les pouvoirs publics, Le baobab a récemment commencé à éditer des ouvrages plus recherchés et plus personnels relevant toujours de l’édition de jeunesse mais également ancrés dans les particularismes locaux. C’est le cas, par exemple, de Petite mangue ou Magouilli le margouillat co-édités avec Gecko éditions. Leur dernier ouvrage est La course de pneu à Mayotte de Jack Pass, qui traite d’un événement annuel très populaire.
En matière de bandes dessinées, la production locale d’albums y est donc infime et ne concerne pas les trois maisons d’édition citées.
Une bande dessinée locale qui se distingue par une démarche citoyenne
Il n’y a pas de dessinateurs mahorais d’origine. Les seuls dessinateurs qui produisent sont des métropolitains installés sur place ou des étrangers.
Le dessinateur malgache Luc Razakarivony, installé sur place jusqu’en 2000, est le seul à avoir produit quelques albums. Ce fut le cas en 1993 de La Dame au chapeau dans le journal Makisard, puis en 1995 et 1996 de deux tomes des aventures de Greg et Abdou scénarisés par l’écrivain mahorais Abdou Salam Baco (devenu Mambo). Enfin, en 2000, Le Turban et la capote, en collaboration avec Nassur Attoumani, bande dessinée médicale inspirée d’une pièce de théâtre du premier, édité aux éditions réunionnaises Grand Océan en 1997.
Le reste de la production est essentiellement visible dans la presse locale.
L’hebdomadaire Kashkazi a vécu de 2005 à 2008. Il était diffusé dans les quatre îles et avait son siège social à Mayotte. Il éditait chaque semaine un strip de 5 cases intitulé Daba na ure (du nom des deux héros Daba et Ure, il s’agit également d’un jeu de mot signifiant « l’idiot qui bave ») par Salim Hatubou et Abou Mouridi, deux artistes franco comoriens vivant en France. Par ce biais, les deux artistes commentaient l’actualité, en particulier les problèmes politiques qui agitaient l’archipel ainsi que les différents problèmes qui en résultaient. Tout ceci sur un ton sarcastique faussement naïf.
Vincent Lietar, depuis 1986, publie une planche hebdomadaire dans différents journaux de Mayotte avec comme personnage central un petit garçon nommé Bao, devenu très populaire sur l’île (11). Tee-shirt, couvertures de guide, agendas (en particulier un agenda Bao en 2004, absolument superbe), calendrier, cartes de vœux, méthodes d’alphabétisation et de lecture (12), les supports sur lesquels s’illustrent ce personnage malicieux sont innombrables et en ont fait une figure emblématique de ce territoire français. Vincent Lietar a publié en 1991 une partie de ses planches dans Bao, l’enfant heureux, aujourd’hui épuisé. Depuis, il n’a plus publié d’ouvrages. Un album serait attendu pour la fin de l’année 2009. Mais si ce petit personnage est fortement sympathique aux yeux de tous, il n’en joue pas moins un rôle de révélateur des problèmes sociaux liés à la modernisation galopante. Dans Bao, l’actualité locale est commentée avec humour et tendresse, sans méchanceté apparente, mais avec un bon sens ingénu dans lequel se reconnaît la population. L’ancien député Jean François Hory, qui habite maintenant Mayotte, l’écrit en 2004 : « Bao pose sur ses nouveautés vite banalisées, sur les progrès qu’elles permettent et les inconvénients qu’elles entraînent, un regard amusé qui est souvent celui du bon sens et de la raison […] Il résume une société dont l’identité se recompose à grande vitesse. » En réalité, Vincent Lietar n’aborde que rarement les problèmes de front, et préfère passer par un biais souvent très pragmatique. Par exemple, l’immigration comorienne à Mayotte sera abordée sous l’angle de la salubrité, des infrastructures ou de l’habitat, mais jamais en dénonçant directement la politique migratoire gouvernementale. D’autres nombreux exemples (Lietar a dessiné près de 1 200 planches !) illustrent cet humour caustique gentiment dénonciateur. On peut citer cette parodie de la série télévisée américaine Desperate Housewifes où l’auteur dénonce la condition des femmes mahoraises en laissant Bao imaginer cette série télé transplantée à Mayotte. Une autre planche traite de la pesanteur de l’administration locale avec Bao recevant un message d’Allah, lassé des disputes comoriennes, lui demandant de préparer une arche pour un nouveau déluge prêt à engloutir les quatre îles. Ce à quoi, Bao lui énuméra les nombreux obstacles à ce projet : contrôle des Affaires maritimes, associations de quartier contre le chantier et sa poussière, communiqués des amis de la défense des lémuriens pour le choix des couples, études d’impact, loi sur l’eau, code de l’urbanisme, l’inspection des charpentiers, le Fisc, etc.
Depuis mai 2008, Lietar a été rejoint par Yann Moreau qui dessine deux pages dans le bimestriel Mayotte Magazine (13). Sa série met en scène Abass Néka (bass néka signifie « et alors ! » en shimaoré), personnage se situant entre un clochard et un rasta. Abass Néka est une sorte de Mafalda africain particulièrement indolent et sarcastique, avec un humour dérangeant qui peut parfois scandaliser. L’auteur, installé sur l’île depuis 1997, ancien instituteur, a une longue carrière d’illustrateur publicitaire derrière lui. Sa série vise à dénoncer les débordements crapuleux et les manquements des politiciens locaux et de l’administration mais aussi le climat de développement souvent malsain que connaît l’île de Mayotte. La dernière livraison traite par exemple de la circulation dans Mamoudzou, des embouteillages, des taximen dangereux, des infrastructures insuffisantes, etc. Le numéro précédent traitait de la pollution des plages et des tonnes d’immondices qui y traînent.
Enfin, Tomz, pseudonyme d’un enseignant d’anglais métropolitain installé à Mayotte depuis deux ans, tient un blog où il raconte de façon inspirée les péripéties de son métier dans un milieu culturel très éloigné de la France métropolitaine (14). Il a publié son journal sous forme d’albums en octobre 2008 (15).Tomz ne cherche pas réellement à dénoncer mais juste à rendre compte d’une expérience d’enseignant confronté au fossé culturel énorme qui le sépare de ces jeunes issus d’une civilisation aux antipodes de la Métropole. À sa manière, il met à nu le mythe de « Mayotte, île française » et évoque l’analphabétisme, le peu de connaissance de la langue française ainsi que la faible imprégnation de la culture occidentale. Peu avant son retour en Métropole, un second album (School is cool) est sorti en juin 2009.
Les auteurs réunionnais font également entendre leurs voix
Les bédéistes réunionnais font également entendre leurs voix sur la situation mahoraise.
En 2006, Serge Huo-Chao-Si et Appollo, dessinateur et scénariste réunionnais, publiaient à un tirage confidentiel, La guerre d’Izidine, un album de petit format de 14 pages. L’histoire se déroulait à La Réunion et tournait autour des confrontations opposant jeunes créoles et comoriens, qui se transformaient en bagarres ethniques. Cette réalité, peu connue des habitants vivant sur l’île, touche les milliers de Mahorais exilés à La Réunion, où ils vivent dans une grande pauvreté en marge de la société. Le personnage principal, Momo, s’inspirait probablement de Moniri M’bae, bédéiste comorien que Appollo et Huo-Chao-Si fréquentaient il y a quelques années dans l’équipe de la revue de BD, Le cri du margouillat (16).
Charles Masson, dessinateur habitant la Réunion depuis 2002 (17), par ailleurs médecin, se rend une à deux fois par an à Mayotte. Il a tiré de cette expérience, le thème de Droit du sol, BD en noir et blanc de 450 pages, BD publiée chez Casterman en 2009, qui dénonce les effets de la politique française en matière d’immigration clandestine en provenance des Comores (18). En effet, une grande partie de la population de l’île voisine, Anjouan, envie le sort des insulaires de Mayotte dont le niveau de vie est cinq fois plus élevé que le leur. De ce fait, une très forte émigration vers Mayotte vide cette île voisine de ses forces vives et de sa jeunesse qui s’entasse dans des conditions épouvantables dans les bidonvilles des deux principales villes de Mamoudzou et Sada en but au mépris des insulaires. À travers le parcours de plusieurs métropolitains expatriés, Masson raconte la vie de ces clandestins sur l’île et les réactions majoritairement négatives que leur présence suscite aussi bien chez les Mahorais que chez les Métropolitains. Cette œuvre courageuse, sortie deux mois avant le référendum, fit l’effet d’un coup de massue et fut diversement appréciée par les autorités locales. La population, du moins celle qui lit de la bande dessinée, ne s’y est pas trompée puisque son livre commandé plusieurs fois par la principale librairie de l’île est continuellement en rupture de stock. Lors de la première édition du Festival de BD de Mamoudzou, Masson écoula dans la journée la vingtaine d’exemplaires présents sur le stand.
Dans ce contexte un peu lénifiant, où une certaine pensée est la seule qui ait droit de cité, il n’est pas certain que le message des dessinateurs soit réellement entendu par les lecteurs. Néanmoins, leurs travaux permettent au moins d’attirer l’attention sur certains problèmes peu abordés par ailleurs. Dans ce sens, les créateurs jouent un rôle dans cette société mahoraise en pleine évolution, rôle qui reste cependant à définir. Car, paradoxalement, le statut minoré de la bande dessinée sur l’île leur a sans doute donné plus de libertés qu’à n’importe quel autre média : on peut en effet dire beaucoup de choses dans la BD, puisque tout cela n’est pas sérieux. Du moins, pour les observateurs peu attentifs. Mais cet avantage a aussi ses inconvénients, en particulier dans la portée du message qui s’en trouve de facto limité. Le combat est donc encore long…

Mai 2009
Mamoudzou

1. La situation est la même pour les clandestins surinamiens en Guyane française.
2. Les Comores sont l’un des deux territoires à avoir acquis leur indépendance sous Giscard d’Estaing. L’autre étant Djibouti, l’ancien territoire des Afars et des Issas en 1978.
3. Dont la fameuse épopée de Bob Denard, le « mercenaire de la République » française.
4. En août 1997, les habitants des îles d’Anjouan et de Mohéli s’insurgèrent contre les autorités de la capitale Moroni et demandèrent d’être rattachés à la France.
5. Données issues de l’Annuaire professionnel de Mayotte 2007/2008, Ed. grand public
6. Leur site Internet est « http://www.archipel-mayotte.com/ »
7. Chiffres communiqués par la BDP à la date du 28 mai 2009
8. Pour plus d’informations, cf « http://www.mayotte-annupro.com/index.php?option=com_content&task=view&id=61&Itemid=228 »
9. Dés l’âge de la puberté (entre 12 et 15 ans), les garçons sont dans l’obligation de quitter l’habitation familiale, et de construire leur propre habitation, généralement en dehors du village. La construction d’un banga constitue un évènement majeur dans la vie d’un adolescent, car il consacre son entrée dans le monde des adultes et son départ de celui des enfants.
10. Pour en savoir plus sur le parcours du Baobab, cf. « http://www.rosada.net/hpays/litteramahoraise.htm »
11. Parcours de Bao depuis sa création : 1986-1994 : Le Journal de Mayotte (300 planches hebdomadaires), 1997-2000 : Mayotte hebdo (une centaine de planches), depuis 2002, toutes les semaines, une planche en couleurs dans Télé bangas (300 planches environ) plus des apparitions dans le mensuel Mayotte magazine.
12. J’apprends à lire avec Bao CP, J’apprends à lire avec Bao CP – exercices, Je lis avec Bao CE1, Je lis avec Bao CE1 – Exercices, J’aime lire en français avec Bao, CE2, Apprendre le français à Mayotte, Apprendre à lire à Mayotte, tous publiés chez Hatier.
13. Trimestriel édité depuis 2007
14. « http://excusemeteacher.canalblog.com »
15. TOMZ, Chroniques mahoraises, The book editions, coll. Webcomics.fr, 2008
16. Moniri y animait d’ailleurs une série intitulée Little Momo.
17. Il a publié Soupe froide et Bonne santé, tous deux chez Casterman et Les boules vitales chez Futuropolis.
18. Charles Masson a reçu le prix Sidi Ali Melouah 2009 pour cet album. Le prix Sidi Ali Melouah récompense une bande dessinée, un scénariste ou un dessinateur ayant œuvré pour les droits de l’homme ou/et contre les oppressions dans le monde.
///Article N° : 8921

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La guerre d'Izidine
Bao




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