Sénégal : naissance de l’Association des métiers de la musique

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Il s’est constitué au Sénégal dans le dernier trimestre de l’année 1999 une association dénommée A.M.S., « l’Association des Métiers de la Musique du Sénégal ». Cette association se donne pour objectif de « défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs de la musique. ». L’AMS a pu, autour d’une plate forme consensuelle, rallier l’approbation des travailleurs de la musique (musiciens, chanteurs, techniciens de son, managers producteurs, animateurs radio etc.)
L’AMS travaille en étroite collaboration avec le BSDA bureau sénégalais des droits d’auteur dont la directrice, magistrat de son état et grande militante des droits des artistes, s’est toujours battue pour que le monde de la musique s’organise. On trouve dans cette association aussi bien des travailleurs de la musique débutant dans les métiers que de grands noms de la musique sénégalaise : Omar Pène, Thione Seck, Youssou N’dour, Ismaila Lo, etc. Depuis sa naissance, L’AMS a mené une vaste campagne de communication à travers les conférences, les radios, les journaux, la télévision nationale autour du programme suivant :
1. Lutte pour la défense des droits des artistes, (la piraterie se fait presque au grand jour, les radios ne payent pas les droits, la redevance forfaitaire annuelle de la radio télévision nationale est ridicule : 25 millions cfa par an).
2. Lutte pour le droit des travailleurs de la musique à une sécurité sociale.
3. Lutte pour la baisse des taxes sur le matériel de musique et sur le spectacle vivant.
4. Lutte pour une politique de formation des travailleurs de la musique : centres de formation, bourses, réforme radicale du conservatoire de musique qui dispense un enseignement classique archaïque et inadapté, etc.
5. Lutte pour l’élaboration de textes juridiques afin d’organiser et d’assainir le monde de la musique qui fonctionne pour l’essentiel dans l’informel.
6. Lutte pour la mise sur pied d’infrastructures musicales de base dignes de la capitale qu’est Dakar.
7. Lutte pour une décentralisation des activités musicales vers les régions qui sont complètement isolées de la vie musicale officielle.
8. Lutte pour la sauvegarde du patrimoine musical national : documentation, archivage et restauration.
En outre, l’A.M.S. propose l’organisation d’ASSISES NATIONALES DE LA MUSIQUE’pour faire l’état des lieux de la musique sénégalaise et élaborer une série de propositions concrètes et précises qui devront servir de base pour l’élaboration d’une politique musicale conséquente. Le nouveau ministre de la Culture, également ministre de la Communication, a accepté officiellement cette idée d’Assises nationales. Il a été retenu qu’elles se tiendront au mois de septembre 2000. Enfin, l’A.M.S. entend éditer très bientôt un journal qui sera le bulletin de liaison des professionnels de la musique.

Pour prendre contact avec l’A.M.S. : AMS 758 Sicap Baobabs. Dakar. Sénégal.
Tel 824 47 02 ou 633 06 72
Email : midimuse@sonatel.senet.net///Article N° : 1421

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