Si Moh revisite la musique kabyle

Gros plan sur le ménestrel de Tizi Ouzou

Il est temps à présent de compter Mohamed Ahmane, alias Si Moh, parmi les étoiles de la chanson kabyle contemporaine à l’avant-scène de laquelle se tiennent Lounis Aït-Menguellet (né en 1950), Ferhat Mehenni (né en 1951), Hamid Cheriet dit Idir (né en 1949), Matoub Lounès (1956-1998) et Ahcène Zermani dit Takfarinas (né en 1958). Avec eux, le chanteur-poète de Tizi-Ouzou (né le 13 mai 1959) porte les nouveaux courants d’une musique algérienne dont l’antique métissage permet les interprétations les plus novatrices qui n’altèrent en rien les racines multiples du registre kabyle fondateur. La musique arabe, dont l’histoire traverse les siècles depuis les splendeurs de la Syrie et de la Perse anciennes, s’est nourrie d’influences profuses, sachant que le royaume Al-Andalus où se côtoyaient Arabes, juifs ou chrétiens wisigoths est demeuré le symbole de cette ouverture intellectuelle, qui fut réduite au néant en 1492 par les rois catholiques.

Quand soliste et chœur dialoguent… Les influences arabe et andalouse se devinent aisément lorsqu’elles ne se lisent pas, à partition ouverte, suivant les strates joliment encombrées d’un palimpseste que le trop discret Si Moh assemble avec une lenteur savante et résolue depuis 1985. Des dix albums édités, de 1985 à 2010 : Hemlagh (J’aime), Our Neslib Ara (On n’est pas fous), Yir Argaz (L’Homme sans scrupule), Thikwal (Parfois je me dis), Cheikh (Le Sage), Tati Batata (La Parlotte), Inas Iwulim function verif_etape(){ if( document.log_review.afc_login.value == "" ){ alert('Vous devez saisir votre identifiant !'); document.log_review.afc_login.focus(); return false; } else if( document.log_review.afc_mdp.value == "" ){ alert('Vous devez entrer votre mot de passe !'); document.log_review.afc_mdp.focus(); return false; } }

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