Socrome versus Comores

Entretien de Mélanie Cournot avec Socrome

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Tel un Bando en France, un Docta au Sénégal ou un SMI au Togo, Socrome fait partie des défricheurs de la pratique du graffiti aux Comores. De Nanterre où il a fait ses premières armes à Moroni où il est devenu référent graffeur, Socrome nous entraîne dans ses mondes. On y parle de blaze, de crew, de tag, de lettrage wildstyle…. pour mieux évoquer l’entre-deux, le partage d’une passion et l’engagement. Univers hip-hop garanti !

Socrome ton nom d’artiste, ton blaze pour utiliser le vocable du hip-hop, est l’anagramme de Comores. Comment Socrome est-il né ?
Typiquement, je suis dans la problématique des jeunes générations nées en France mais qui restent dans un entre-deux, le cul entre deux chaises. Mon père est impliqué dans la cause comorienne. D’ailleurs peu de temps après ma naissance, il a été emprisonné. Nous, nous étions en France, je baignais dans l’ambiance hip-hop, ma sœur écoutait Aaliyah, Wu-Tang Clan, Brandy. Moi, ma passion c’était le dessin. Le glissement vers le graffiti s’est fait naturellement. A l’âge de 13 ans, j’emménageais au bled, c’était quelque chose pour moi, un petit Occidental, de se retrouver aux Comores. L’année 1999 marque mes premières pulsions graff, j’achète une bombe à Magoudjou, un quartier de Moroni ! J’ai posé mes premiers tags, ce n’est pas allé très loin.
Puis tu es revenu en France où tu as pratiqué plus sérieusement le graff…
A 16 ans, je rentre en France poursuivre mes études. Je me mets sérieusement aux graffitis, peut-être une recherche d’identité ! Mais ce n’est qu’en 2003 que j’ai rencontré Opse, sur un terrain mythique de Nanterre « Le Cirque », un lieu incroyable entre l’A86 et la fac. Un squat marqué par le passé de la ville. Au contact d’autres graffeurs j’ai amélioré ma technique. Avec Opse on constate que contrairement à ce que l’on croit, il y a très peu de Noirs qui pratiquent le graff. Ce n’était pourtant pas le cas à la naissance du graff à Paris. Il faut dire que le mouvement était en perte de vitesse par rapport aux années 1997-98 où Paris était retourné ; il y avait des tags partout et les vagues d’arrestations n’y changeaient rien ! On décide de monter un groupe, un crew, qui ne soit pas dans le cliché des Black Panther mais dans le but de réaliser des projets, de grandes fresques. On a créé Le Chat Noir, LCN.
En créant Le Chat Noir, quel message vouliez-vous véhiculer ?
Il n’y avait pas de message précis, si ce n’est de se rassembler. Nous étions sur de l’énergie, de l’expression brute. Il y a autant de manières d’expliquer le graffiti que de le pratiquer. Notre nom, Le Chat Noir nous caractérisait avec la symbolique d’un animal urbain et mystérieux. Une manière de casser la superstition du chat noir synonyme de malheur. Et puis, c’était la grande époque des blazes en trois lettres : NTM, TCP, MAC, D77. On a commencé à peindre LCN.
Le crew s’est vite agrandi ?
Agouti qui venait tout droit de Guyane nous a rejoint puis Keyone rencontré à la fac qui se démarquait sur le dessin des personnages, un talent fou. Pour autant, nous n’étions pas des grandes stars du graffiti plutôt de jeunes étudiants qui avaient une passion ; graffer, graffer, graffer sans contrainte familiale et professionnelle. On prenait une caisse direction Toulouse, direction Bruxelles… On rencontrait beaucoup de monde de l’underground. On ne cherchait pas à faire de l’oseille. D’autres graffeurs nous ont rejoints, Komo et Nasone. Ils n’étaient pas Noirs, ça tombe bien nous n’avions pas créé Le Chat Noir pour faire du communautarisme. LCN est avant tout une histoire d’atomes crochus.
Komo a débuté dans le hip-hop autour de 84, notre doyen ! Il est passé par le break dance avant de pratiquer le graffitti. Nasone à l’époque RELone a commencé à peindre dans la banlieue Ouest de Paris avec les DKA, TCP, 90DBC et les DKC. Le Chat Noir lui a une empreinte nanterroise.
Treize ans plus tard, est-ce toujours la même énergie qui vous guide?
Ce qui a changé ? Maintenant on arrive à gagner de l’argent avec notre travail. Très tôt nous avons réalisé un site Internet. (1) Les Morts Aux Cons (MAC) fondés en 1987 avaient ouvert la voie du net. Parallèlement nous nous sommes spécialisés dans les grandes productions de fresques avec des personnages réalisés par nos deux spécialistes Keyone et Opse. Notre objectif reste le même : prendre du plaisir mais aussi amener le graffiti là où il n’est pas attendu. Par exemple, nous avons récemment créé une collection limitée de sous-vêtements pour la marque DIM.
Graffiti, bizness et grandes marques reste un vaste débat…
Il y a mille façons de voir le graffiti, je ne suis d’aucun camp, je trace mon chemin. Je comprends aussi que ceux qui ont porté toute la culture et l’héritage du graffiti dit « traditionnel » soient dégoutés. Certains ont pris des risques en y consacrant vingt ans de leur vie, ils crèvent toujours la dalle et leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur.
Le respect va toujours davantage vers ce qui est appelé « le vandal » que vers le légal. Ce débat est une perte de temps. Autre débat, pour certains si tu travailles avec des pinceaux tu n’es pas un graffeur. Tu fais comment aux Comores ? Même les bombes pourries coûtent chères ! Avec d’autres graffeurs comme Docta au Sénégal on fait le remplissage au pinceau ou à la brosse et les contours à la bombe. Si tu fais ça en France, les remarques vont fuser. Le principal est de rester le plus vrai possible dans son art.
En 2003, on te retrouve aux Comores, tu graffes durant un concert du 3e Œil, un groupe de rap marseillais, composé de deux membres d’origine comorienne : Boss One et Jo Popo aka Mombi.
J’étais aux Comores pour les vacances, j’en profite pour réaliser quelques fresques, les premières qu’il y ait eu aux Comores. Un des organisateurs du concert du 3e Œil me contacte pour graffer sur scène. À l’époque le groupe avait du succès, ils étaient des stars ! Ce concert était un événement attendu.
La culture hip-hop aux Comores semble largement influencée par sa diaspora ?
Mine de rien la jeunesse africaine est très liée au hip-hop. Autant il y a le va et vient de la diaspora et les échanges via le net mais clairement il y a des dynamiques qui se créent partout en Afrique. Principalement dans la discipline du rap, mais aussi dans la danse. Les talents sont-là. Le grand drame est d’entendre trop souvent : « c’est pas pour nous », « il n’y a pas d’argent », « le développement c’est ailleurs, ici on peut rien faire ». Une culture du complexe d’infériorité marquée par le passé colonial qui a laissé une telle empreinte que la notion même de développement ou de qualité de vie sont systématiquement associés à l’étranger.
Dans ce contexte, on voit que le hip-hop joue son rôle. Au Sénégal est né le Set Setal en réaction aux élections de 1988. Durant une année, de nombreux jeunes se sont approprié les murs de Dakar. Le chanteur sénégalais El Hadj N’Diaye les a appelé les « sans voix « . Le graff ou plus largement le street-art a un rôle spécifique à jouer !
Sur place les gens ne voient pas les forces en mouvement. Même moi à ce moment-là je n’étais pas au courant. En tant que Comorien j’ai envie que ça bouge. Pour le concert du 3ème Œil en 2003, j’avais graffé « Nkonyo Dzima », qui se traduit par tous ensemble, à une période ou le séparatisme faisait rage. Chaque île s’orientait plus ou moins vers son indépendance. Le message du 3ème Œil à travers ce concert me parlait. Voilà une démonstration de message que véhicule le hip-hop.
Pourquoi avoir choisi de revenir aux Comores en 2010 ?
Je rentre dans la vie active dans ces années-là. En 2010, je décide de quitter la France. Mes parents sont aux Comores, j’y suis parti à l’âge de 16 ans, eux vieillissent là-bas. C’est un drame que beaucoup de gens de la diaspora vivent. Avec la peur de voir tes proches mourir au loin. Inévitablement tu as une partie en toi qui est là-bas. C’est une souffrance, chacun trouve sa manière de la canaliser, certains vont l’occulter. A ce moment-là, j’ai ressenti le besoin de faire une pause en y installant provisoirement mon atelier. C’était aussi par une facilité pour avoir un logement, me dégager des préoccupations quotidiennes.
Quels sont les acteurs hip-hop que tu rencontres à Moroni?
Des rencontres qui se font naturellement ou même par hasard comme avec les organisateurs du premier festival de hip-hop des Comores. Je suis tombé sur une banderole faite à l’éponge qui annonçait la première édition du Hip-hop days. J’y ai participé auprès de rappeurs et de danseurs de qualité qui sont maintenant en France. Dès qu’ils ont eu la possibilité de partir, ils sont partis, tous ! Tout le monde cherche à partir, c’est une culpabilité que je porte aussi. Le référent des graffeurs comoriens c’est moi, mais je suis où ? Je suis en région Parisienne ! Dès lors qu’il y a une brèche, la jeunesse s’y engouffre, même si il y a des risques comme monter sur les kwassa, les embarcations qui permettent de rejoindre illégalement Mayotte. Pour beaucoup, c’est la seule potentielle porte de sortie.
Finalement tu as commencé à graffer avec des artistes qui n’étaient pas de la sphère hip-hop !
Les échanges que j’ai eus durant le festival Hip-hop days étaient bénéfiques mais les passerelles entre les disciplines du hip-hop sont compliquées à faire pas forcément qu’aux Comores. Les rappeurs font du rap, les graffeurs du graff. En 2010, je rencontre des calligraphes de l’association Calcamart. Certains avaient vu mon travail de 2003, mine de rien cela avait commencé à faire gamberger sur le graffiti ! Ils sont venus dans mon atelier, on a échangé. De mon côté j’étais intéressé par la calligraphie.
Est-ce que la calligraphie influençait ton travail avant ta rencontre avec les membres de Calcamart ?
A Nanterre, j’étudiais les arts plastiques, même si concrètement à cette époque je faisais surtout du graffiti, j’avais déjà dévoré des bouquins de calligraphie arabe et asiatique. La calligraphie et le tag partagent le même langage, la construction de lettres, l’énergie, le flow. Pour moi le tag est une forme de calligraphie adaptée à notre époque. Il y a des tags magnifiques que je vais trouver infiniment plus beaux que des graffs chiadés. Le tag est bien plus compliqué à apprivoiser.
Calligraphie et graffiti, quelles ont été vos productions ?
Avec l’équipe de Calcamart Hakim, Hamou, Saïd Omar on a commencé par se tester mutuellement. Dans le tag ou dans le graffiti, la façon de tracer ton trait va parler pour toi. Sans faire le haineux, il y a des mecs qui vont réaliser des beaux murs mais qui sont incapables de faire un tag. J’ai tendu mon marqueur, ils ont exécuté des calligraphies magnifiques. Cette rencontre était un choc entre passionnés. Ils avaient la hargne, on a commencé à peindre. Ils étaient bluffés par le graffeur, j’étais impressionné par les calligraphes. On a mélangé des lettrages à l’élégance des lettres arabes. L’équipe de Calcamart a créé un alphabet arabe avec un style de calligraphie qui s’inspire des typographies gothiques, qu’ils ont nommé « Hattul Kamar » (style comorien).
On a quadrillé tous les quartiers de Moroni avec des lettrages style wildstyle, des lettrages aiguisés, hérité du lettrage traditionnel du graff européen avec des lettres arabes basées sur la calligraphie qu’ils ont inventé. La ville était retournée ! On voulait valoriser la culture comorienne, faire la peau aux vieux complexes coloniaux qui voudraient que tout ce qui est local est merdique, le fameux « un truc vite fait à la Comorienne ». On a sélectionné des proverbes Comoriens que nous calligraphions au centre des fresques, des messages positifs pour la jeunesse.
Quelle était la réception de vos graffitis par les habitants ?
Dès que nous réalisions une grande fresque, tout le quartier débarquait. Les habitants étaient surpris, c’était nouveau. Un étonnement comparable à ce qui a du se passer en France il y a 30 ans. A Moroni de nombreux murs sont soit pas terminés soit pas entretenus : mettre de la peinture, de la couleur est perçu de façon très positive.
Docta pionnier du graff au Sénégal à l’initiative du Festigraff de Dakar, affirme que ce qui intéresse les graffeurs sénégalais c’est de communiquer avec les gens, diffuser un message social, pas de poser un blaze. SMI au Togo a le même message. Qu’en penses-tu ?
Que ce soit Docta ou SMI, nous sommes un peu les premiers dans nos coins. Pour ma part, j’ai les codes du graffiti européen. Pourquoi je peins mon nom tout le temps ? C’était normal. Cela peut surprendre. Une amie m’a déjà fait la remarque : « mais vous n’êtes pas un peu bizarres vous les graffeurs, passer tant de temps à peindre vos noms partout ? ». Il faut savoir que le blaze n’est qu’un prétexte, une matière première. Aujourd’hui je peins des mots différents. « wesh » par exemple est un mot très graphique. La lettre W qui prend de la hauteur, suivie d’une voyelle qui apaise la gestuel du S pour terminer avec un H. Wesh c’est aussi un clin d’œil pour représenter une partie de la jeunesse.
Nous sommes restés dans la tradition d’utiliser son nom comme support pour peindre, je faisais toujours des Socrome et eux des Calcamart puis on rajoutait des proverbes comoriens en calligraphie arabe.
Dans tes projets avec Calcamart, vous n’êtes pas si apolitiques ! Vous avez réalisé une fresque qui revendique l’unité des Comores.
Tu veux parler du vieux navire tout rouillé stationné dans l’ancien port de Moroni, face à la célèbre mosquée de Badjanani ? Ce bateau était un support de rêves pour tout graffeur qui se respecte et d’un rouge-rouille superbe. Un projet périlleux à mener entre les marées, la pluie et la taille impressionnante du support. Chacun a posé son graff, au milieu j’ai dessiné un petit garçon au kofia le chapeau traditionnel aux Comores avec les quatre îles : la grande Comores, Anjouan et de Mohéli et Mayotte. Il y avait clairement un message politique.
Comment ça se passe au niveau du matériel aux Comores ? L’achat des bombes, des caps, de la peinture sont les raisons souvent invoquées pour expliquer que le graffiti est peu présent sur le continent Africain.
La technique est la même partout ! Avec Calcamart on a démontré que c’est possible sans acheter le matériel. On a réalisé des décorations murales sur commandes, lorsque tu as besoin de vingt bombes tu en commandes un peu plus pour tes projets perso. On a également réalisé des alphabets pour les écoles, comme les élèves n’ont pas toujours de livres, on les a copiés sur les murs. J’ai également réussi à envoyer du matériel, mais je ne voulais pas que cela s’installe, qu’ils me prennent pour le petit bourgeois de service.
Ceux qui s’emparent du graffiti sont de quel milieu social ? En France, on trouvait des Bando, petit-fils du fondateur de la banque Lehman Brothers, puis le graff est devenu plus populaire.
Je ne connais pas forcément les origines sociales des graffeurs comoriens. Et puis, j’étais actif en 2010, je n’y suis pas retourné depuis. Pour Bando, même si aujourd’hui il ne représente plus grand-chose, il a ramené le graff à Paris, car il a pu faire des allers-retours à New-York où est né le graffiti. Est-ce que l’on doit condamner un mec qui était bourré de talent pour ses origines sociales ? Non. Je ne vais pas le critiquer, je suis aussi un Bando, si je ne venais pas de France, je ne serais pas arrivé avec du graffiti aux Comores. Après je suis loin d’être un descendant de la famille Lehman. C’est surtout une question d’envies et de débrouillardise. Par exemple, Hakim des Calcamart est l’un des plus talentueux de cette génération, le plus actif et il est d’un milieu peu favorisé. A partir du moment où tu es habité par une passion, tu cherches à t’exprimer par elle.
A quoi ressemble la scène graff aux Comores actuellement ?
Depuis 2010, certains membres de l’équipe de Calcamart ont quitté les Comores. Il y a d’autres jeunes qui graffent : Tcharo et Anissa. Papa D’jo aussi. Ils doivent être une petite dizaine, je ne les connais pas tous. Ça vivote. Quand je suis arrivé aux Comores en 2010 j’étais dans l’euphorie, je voulais faire un bouquin pour revenir sur ces rencontres, cela était tellement fort pour moi d’aller dans les villages et les quartiers, d’échanger avec les gens, il fallait le raconter, montrer ce qui se faisait, ce que Calcamart réalise… Je me suis précipité, les maisons d’éditions m’ont envoyé bouler. Il faudrait attendre encore 10 ans, 15 ans avant de pouvoir raconter l’émergence du graffiti aux Comores.
Pour faire un parallèle, en France, le premier ouvrage de référence sur le graffiti Paris Tonkar (2) a été publié en 1991.
Pour moi c’était plus qu’un simple bouquin, le but était de développer un projet, Comores United Artists, un petit collectif créé en 2010 qui vise à rassembler la jeunesse comorienne créative, qu’elle soit de France, des quatre îles de l’archipel ou d’ailleurs. L’idée est de redonner leurs lettres de noblesse aux Comores, montrer que sa jeunesse est capable de s’unir, être créative, et de monter des projets. Mais pour le moment le collectif reste calme.

Graffiti des Comores from robert cromso on Vimeo.

Du coup tu souhaites porter d’autres projets ?
Avant tout je souhaite m’entourer des bonnes personnes. Toujours dans la démarche d’utiliser le graffiti comme véhicule de valeurs positives pour la société. L’idée serait de travailler avec des historiens, de sélectionner des événements qui font date et de réaliser une grande fresque historique, sur 20 mètres de long ! Un travail sur plusieurs jours avec de vrais moyens, des sponsors et des personnalités pour incarner le projet. La grande force du graffiti est d’être dans la rue en contact direct avec les gens. Tu diffuses un message chacun le lit avec son regard, chacun se l’approprie. Un livre c’est bien mais il faut beaucoup de moyens, là se sera à ciel ouvert, pour tous. Revenir aux valeurs du hip-hop, moi ça me fait vibrer.
Quel serait ton pronostic sur la scène graffiti aux Comores dans 10 ans ?
Aucune idée ! Déjà, que sera le monde dans dix ans ? Aux Comores, je ne sais pas. J’envisage d’y retourner bien avant, il y a beaucoup à faire. Après ce n’est pas non plus ma priorité. Je ne suis pas focalisé sur le mouvement graff aux Comores.
Une position difficile à tenir pour un pionnier, référent du graffiti, désormais installé en région parisienne…
C’est fou, j’ai débuté le graff en France alors qu’il était installé depuis presque vingt ans et je suis le pionnier aux Comores. Mon souhait ? Simplement qu’on m’oublie, je serai super heureux. Tcharo, Anissa… faites votre place, vous avez de l’or entre les mains.

1. Site Internet du crew Le Chat Noir : [lechatnoircrew.com]
2. Paris Tonkar de Tarek Ben Yakhlef et Sylvain Doriath, éditions Florent Massot, 1991.
Suivre Socrome sur le net : [www.socrome.com]///Article N° : 11880

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Les images de l'article
Wesh by Socrome, Ivry-sur-Seine (94) © Socrome

Devanture de magasin rue Ahmed Djoumoi, quartier Ambassadeur à Moroni by Socrome et Calcamart, 2010
© Socrome
Calligraphie du proverbe comorien Zehidja zo hambwa wandru,  
qui se traduit par Ce qui est durement travaillé dans l'obscurité
brillera au grand jour
by Socrome et Calcamart
© DR
Socrome au pinceau, quartier Sans-Fils, Moroni © Amir
L'équipe de Calcamart et Socrome graffent un vieux bateau en rade dans l'ancien port de Badjanani à Moroni, 2010 © DR





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