Traveling Miles

D'Isaach de Bankolé

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C’est en noir et blanc et c’est tant mieux. Car cela ouvre l’intimité. Le blues de Cassandra Wilson et de ses merveilleux musiciens nous enveloppe et ne nous lâche plus, tandis que la caméra virevolte tout proche d’elle. Des éléments s’encastrent : Cassandra danse dans un parc, Cassandra et Isaach fleurissent la tombe de Miles Davis, ou se promènent au bord de la mer, ou s’affrontent. Et Cassandra chante Love is blind… La caméra, clairement amoureuse, la saisit dans toute sa beauté et ce corps danse, rythme, se fond dans le blues pour l’exprimer tout entier. Ce film a la corporalité de tout ce que cette musique et son interprète font résonner. Et c’est sans doute là sa grande réussite. Ce serait vite trop. Des flashs hachés d’interviews, de coulisses, de jeux de miroirs dans les loges restaurent le corps sensible du quotidien d’une tournée. Du coup, c’est l’humain qui prend le dessus, grâce à ces images furtives et suggestives d’un Isaach de Bankolé dans l’ombre de Cassandra, ces bribes de conversations, ces rencontres. Au finish de tant d’élégance, tant musicale que filmique, l’envie de la voir et l’écouter encore, la magnifique Cassandra Wilson.

52 mn, peut être commandé sur www.jazztrance.com, le site de Cassandra Wilson.///Article N° : 1449

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