Uropve

L’une des expérimentations les plus citoyennes du Muzdalifa House. En août 2015, les médias annonçaient l’arrivée d’un nouveau titre – Uropve – dans le paysage médiatique de l’archipel. L’entreprise se fondait sur un principe d’économie solidaire, et le premier numéro paraissait grâce à la  contribution d’une poignée de lecteurs  (1). Uropve n’avait rien du classique journal. Absent des kiosques, mais distribué de main en main à des lecteurs volontaires. Le principe en est très simple. Au début, le Muzdalifa House a sollicité une centaine de lecteurs, afin de participer au financement d’un média citoyen, sans concessions, qui serait dédié aux réalités comoriennes. Huit pages couleurs, des textes plus investis, un ton peu consensuel, privilégiant l’approche monothématique, sans succomber aux charmes de l’actualité. Uropve paraît en tirage limité, réservé à ses seuls contributeurs, qui, à la manière des membres d’une tontine villageoise, s’offrent une machine à nourrir les consciences. Le titre semble pensé comme les centaines de débat organisées au Muzdalifa. Un espace éloigné des enjeux de pouvoir, où il est possible de ferrailler sur le destin commun, sans sombrer dans les affres de l’actualité. De quoi en surprendre plus d’un, sur le papier. Sollicités pour contribuer au contenu, certains hommes de presse, incapables de comprendre le modèle économique d’un média à circuit fermé, se montrent très méfiants. Fondé sur un principe d’économie so...
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