Combats pour demain

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Même si cela commence à faire bondir de jeunes écrivains africains qui rejettent à juste titre le culte de la différence, la littérature négro-africaine se présente à son origine, pour reprendre l’expression de Bernard Mouralis, comme une contre-littérature. Contrairement à ce qui est admis, cette littérature n’est pas au prime abord la dénonciation de la violence coloniale ; elle est avant tout la réappropriation d’un espace que l’exotisme et les récits de voyageurs ont longtemps identifié à l’enfer. A ce titre, la littérature négro-africaine est une littérature de refus. Refus de l’exotisme. Refus d’être éternellement regardé sans regarder à son tour. Refus d’une certaine langue prête à écrire véhiculée par l’institution scolaire (Césa...

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