« Demain, le pire est encore possible »

Entretien d'Olivier Barlet avec Osvalde Lewat à propos de Une affaire de nègres

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Avec Une affaire de Nègres, est-ce la première fois que vous avez l’occasion de présenter un film au Festival de Cannes ?
C’est la première fois que j’ai le plaisir d’être ici pour un film. Je suis venue dans d’autres cadres par le passé, mais jamais avec un film. « Présenter un film » est peut-être un peu exagéré car il n’est ni en sélection officielle, ni en compétition, ni en section parallèle. Il est montré au Marché du Film et au Pavillon des cinémas du Sud. En soi, pour l’exposition du film, ce n’est pas inintéressant, mais très éloigné de ce que j’aurais pu espérer.
Certes, mais même au marché professionnel où beaucoup de personnes s’intéressent aux films du Sud, Cannes reste une possibilité d’exposition.
Il est évident que toutes les cinématographies mondiales se retrouvent ici pendant quelques jours, et les acheteurs, les distributeurs, les vendeurs, les producteurs sont également là, ce qui constitue une exposition assez importante. Certes, les films d’Afrique ne sont pas sélectionnés, ils ne sont pas très visibles cette année à Cannes et le Marché du Film reste une opportunité de pouvoir les visionner.
À quoi attribuez-vous cette absence de films africains ?
En fait, votre question est une question récurrente. Je pense que ce questionnement sur l’absence des films africains est un vrai marronnier qui revient chaque année. Il me semble qu’il s’agit d’un problème général, à la fois lié à la qualité (il faut dire les choses telles qu’elles sont), et peut-être aussi à l’approche des sélectionneurs… Il me serait difficile de vous donner une vraie réponse, n’étant pas membre du Festival, sélectionneuse ou membre d’un jury. C’est difficile à dire, mais je pense qu’un problème global se pose. Les tropismes latino-américain et asiatique sont peut-être trop forts et l’heure de l’Afrique est peut-être passée. Il y a quelques années, on se souvient que le continent était représenté à Cannes. Sans doute la production a-t-elle aussi diminué. Je ne crois pas qu’il y ait une seule réponse. Certains en sont frustrés, d’autres malheureux mais ma logique est de penser que nous devons travailler davantage. Nous devons être mieux formés, être plus professionnels ; nos films doivent correspondre aux standards internationaux. Il faut, je pense, sortir de l’idée que c’est parce que nous sommes en Afrique, que nous sommes africains, qu’on pourrait abaisser pour nous les standards de sélection… J’ai entendu des sélectionneurs déclarer que les mêmes standards étaient appliqués pour tous les films. Mais même certains films africains de grandes factures ne sont pas pris ! C’est un grand paradoxe mais c’est comme ça.
Qu’est-ce qui vous a amenée au documentaire ? Pourquoi avoir choisi cette forme de film ?
J’ai commencé ma carrière professionnelle comme journaliste et je ressentais une véritable frustration de voir mes articles devenir désuets une fois publiés. Ils servaient parfois à emballer des beignets au Cameroun ! C’est en effet là-bas que je travaillais. Je voulais donc inscrire mon travail dans la durée. Le documentaire me permet de mettre en perspective les sujets qui m’intéressent et me touchent, de prendre le temps pour construire et surtout d’avoir une vraie prise de position, qui m’était impossible dans le journalisme. En effet, ce métier exige en principe neutralité et objectivité, et même si, dans le fond, ce n’est pas toujours le cas, il faut en donner au moins l’apparence. Le documentaire me permet d’avoir un vrai point de vue et de prendre le temps de faire les choses. Je me rends compte aujourd’hui que des films que j’ai faits il y a six ans sont encore montrés, projetés lors de festivals et passent encore sur des chaînes de télévision. Avec un article de presse ou un reportage télé, cela n’aurait pas été possible !
Avec quel film avez-vous commencé ?
J’ai commencé avec un film de 13 mn dont je parle peu et dont le titre « Upsa’yimoowin » est en cree, une langue amérindienne. En français, cela signifie « le calumet de l’espoir ». C’est un tout petit film qui avait été fait pour la télévision canadienne. J’étais partie dans le cadre d’un programme appelé « Cap sur le Nord », qui formait au documentaire de jeunes femmes issues de pays du Sud. Je suis restée plusieurs mois au Canada et j’y ai fait ce premier film qui, déjà à l’époque, m’a positionnée comme documentariste. En effet, je me suis intéressée aux préjugés envers la communauté amérindienne et l’exclusion qui en découlait. Plus tard, les films que j’ai faits m’ont toujours ramenée à l’exclusion des autres.
Ensuite, j’ai réalisé des films pour le CIRTEF. Le premier documentaire que je considère avoir fait avec beaucoup plus de « liberté créatrice » s’appelle Au-delà de la peine. Il raconte l’histoire d’un prisonnier, condamné à quatre ans de prison et oublié pendant trente-trois ans dans les prisons camerounaises. Par la suite, j’ai réalisé Un amour pendant la guerre sur les femmes victimes de violences au Congo. J’ai vécu dans ce pays pendant trois ans. Enfin, Une affaire de Nègres est mon premier long-métrage documentaire.
Au-delà de la peine avait déjà bénéficié d’une certaine exposition à travers les festivals internationaux…
Oui, tout à fait, de même qu’Un amour pendant la guerre… Mais, au-delà de la démarche journalistique, mon dernier film me semble davantage me rapprocher de la démarche artistique. En effet, j’ai eu les moyens de le faire dans de meilleures conditions, j’ai eu un producteur en France, après avoir proposé mon projet à une dizaine de producteurs qui soit n’en voulaient pas, soit n’acceptaient le produit que sous certaines conditions. Par ailleurs, j’ai pu travailler dans des conditions professionnelles, une chaîne a préacheté le film… En fait, j’ai tout simplement bénéficié des conditions normales dans lesquelles un film doit être fait ! Cela explique que j’aie le sentiment qu’il s’agit là de mon premier vrai film.
Il est vrai que ce film travaille beaucoup l’écriture documentaire : vous avez toute une série de strates pour aborder le sujet. Il y a des victimes et des bourreaux assez contradictoires, et aussi, last but not least, les gens qui défendent les droits de l’Homme et qui sont eux-mêmes en danger. Vous livrez une vue générale de la problématique avec de véritables mises en scène, notamment pour ceux qui ont commis des crimes : cela fait penser à Rithy Panh et son S 21, ils rejouent la chose.
Je vais avancer un lieu commun : j’aime beaucoup Rithy Panh, comme de nombreuses personnes, je pense ! J’ai vu S 21, et lorsque j’ai tourné la scène avec le militaire qui mime les exécutions du commandement opérationnel, c’était sûrement dans mon inconscient. Quand j’ai revu le film, il m’est apparu évident que Rithy Panh m’avait inspiré cette scène. Pour revenir sur la construction du film, lorsque j’ai commencé ma recherche avant d’écrire, tout me semblait assez manichéen : d’un côté, il y avait des victimes et de l’autre, les bourreaux. Tout cela était tranché très clairement. Au fur et à mesure, pourtant, au bout d’un an, deux ans de recherches, j’ai commencé à nuancer mon point de vue sur la question. Les familles étaient arrêtées sur délation, les victimes ont donc pu être des bourreaux à certains moments. Les frontières manichéennes s’abolissaient. Le militaire qui est dans mon film me touche beaucoup : il paraît dénué de pitié et de sentiments humains, mais au fond, il est pour moi d’une certaine manière une victime aussi. Il est victime d’un système dans lequel il est entré. Je voulais aussi aller plus loin que la description à travers ce documentaire. Un drame s’est déroulé au Cameroun et il mène à cette réflexion sur la démocratie en Afrique, ces questionnements du type « où va-t-on ? », « a-t-on une vision de nos pays ? » Je m’inscris un peu en faux contre ce que j’appelle le déterminisme historique selon lequel nous sommes des victimes qui doivent absolument être aidées par les pays occidentaux. Lorsque j’ai montré le film à certains Africains, ils m’ont demandé : « Est-ce que tu vas le montrer en Europe, pour qu’ils nous aident à résoudre ça ? » J’ai répondu que non, que ce n’était pas ma démarche. En tant que cinéaste, ma démarche est de faire des films en Afrique avec des Africains, pour qu’ils soient conscients qu’ils sont comptables de leur destin. Il faut qu’ils cessent de se raccrocher à un passé même si c’est un passif relativement lourd à supporter. Nous devons essayer d’avancer. Pour moi, c’est un peu l’objet de ce film : nous devons dire qu’un drame s’est passé au Cameroun et que nous ne devons pas l’oublier. Nous devons revenir dessus et pouvoir en parler, nous devons essayer d’instaurer un minimum de justice qui nous permettrait de penser que dans dix ou quinze ans, nos pays ne vont pas tous sombrer comme d’autres pays voisins qui, finalement, reposaient sur des bases extrêmement fragiles. Aucun pays africain n’est à l’abri d’un basculement dans la violence ! Je parle des pays qui n’ont pas de démocratie telle qu’on peut la concevoir universellement, et non la démocratie tropicalisée qui est chez nous.
C’est donc un film qui s’inscrit de façon très personnelle. Le commentaire ne s’impose pas très longtemps mais il est là au départ. Vous faites acte de mémoire, mais bien que les faits se soient déroulés en 2000, la fin du film nous ramène en plein dans une actualité dramatique.
On ne va pas révéler la fin du film, quand même ! (rires)
Non, surtout pas ! C’est pour ça que je le dis de façon très allégorique. En tout cas, on est dans une véritable question qui est en fait un élargissement complet du sujet. C’est à cela que vous souhaitiez parvenir ?
Absolument. La fin de mon film est une vraie mise en perspective : je montre ce qui s’est passé mais surtout que peu de gens sont au courant et que ceux qui sont au courant estiment que ce n’est pas si grave que cela. On n’est donc pas à l’abri d’une récidive ! C’est ça qui, dans le film, est le plus tragique. Certes, il y a eu plus d’un millier de disparitions, il y a eu des morts, mais ce qui est violent, c’est surtout la fin du film, comme vous le disiez. On se dit que demain, le pire est encore possible… Dans mes autres films, je n’ai pas fait de voix off et n’en avais pas particulièrement envie. Je préférais montrer les faits de manière assez brute. Avec Une affaire de nègres, j’ai compris que ce sujet me venait réellement des tripes : je ressentais une impérieuse nécessité de présenter à ceux qui le verraient ma vision personnelle de ce qui s’était passé. Je voulais dire comment je l’avais vécu, ce que j’avais ressenti. C’était peut-être aussi une forme de catharsis car, au fond, j’ai culpabilisé. Je me suis demandée comment j’avais pu vivre là sans savoir… En fait, si ! Je savais, j’écoutais, je lisais la presse mais j’avais la même distance (et, il faut le dire, la même indifférence) que la majorité des gens. Je pense que cette voix off est cathartique.
Il y a dans le film quelque chose de très fort qui nous amène à la contradiction de la violence en Afrique. Le titre fait référence au cliché habituel, le continent des douleurs, des drames etc. Des « affaires de nègres » ! Avec le mot « nègre » et sa connotation réductrice. Suggérez-vous ainsi qu’il s’agit d’une violence importée par l’Histoire, qui se revit à travers les drames modernes ?
Je voulais un titre qui marque, pas forcément qui choque. J’emprunte cette expression à l’un de mes personnages, qui dit : « Mais ça n’intéresse personne : c’est une affaire de Noirs, une affaire de nègres… » Parfois, lorsque je regarde la télévision en Europe, je constate à quel point les drames occidentaux- fussent-ils de moindre ampleur- occupent l’écran. La moindre tragédie interpelle les uns et les autres, tout le monde essaie de s’impliquer. Avec ce titre-là j’ai voulu dire que c’était un drame de plus pour l’Afrique, un drame comme il y en a tant ! Je vais vous raconter une petite histoire. Un article est paru dans la presse nationale française au sujet de la version courte du film. J’ai vraiment éclaté de rire lorsque je l’ai lu car le journaliste a écrit : « Les disparus de Douala [titre de la version courte]: on y massacre des gens avec des machettes, on viole et on pille. » J’ai trouvé cela très drôle et je me suis dit qu’il n’avait pas vu le film ! C’était vraiment une affaire de nègres, où forcément il y a des machettes, des pillages et des viols. Le regard sur l’Afrique a toujours été teinté de relativisme culturel, aujourd’hui cela se conjugue avec le relativisme juridique. Ce n’est pas le qualificatif colonial que j’emprunte en utilisant le mot « nègre », mais un qualificatif vraiment contemporain : même s’ils le pensent, les gens n’ont pas le courage de dire « nègre » mais ça se traduit dans les faits, dans le désintéressement.
Et dans l’imaginaire…
Absolument ! Nous sommes à l’ère du politiquement correct alors personne ne peut plus assumer ouvertement son rapport réel à l’altérité s’il n’est pas en conformité avec ce qui est attendu par la société. Il faut être consensuel même si dans l’imaginaire de certaines personnes les clichés continuent d’avoir la peau dure. En qu’en tant qu’Africaine, je peux employer certains mots sans me faire lapider alors je ne m’en suis pas privée ! Mais l’idée pour moi était aussi de dire aux Africains : « Regardez ce qui se passe chez nous ! ça va si mal que ça n’intéresse plus personne, même pas nous. » Une affaire de nègres s’adresse donc aussi à nous.
Lorsqu’on fait du cinéma, on est toujours dans la question de la filiation, de la transmission. Par rapport aux autres travaux documentaires, comment vous situez-vous ?
Les premiers documentaires que j’ai vus étaient ceux de Chris Marker, Weizman, puis Depardon (dont j’ai vu tous les films), Rithy Panh (nous en avons parlé)… et enfin Patricio Guzmán. Ces deux dernières années, j’ai regardé le travail de Jean-Marie Teno, que j’aime beaucoup. Certains films comme Chef ont nourri ma réflexion cinématographique dans le documentaire. Samba Félix N’Diaye est pour moi le documentariste de l’Afrique ! J’ai vu ses films, notamment celui qu’il a fait sur le Rwanda. Mes inspirations viennent d’ici et de là ; j’aime aussi des documentaristes assez radicaux comme Chantal Akerman ou Omar Amiralay. Je regarde beaucoup de films documentaires.
Une affaire de Nègres parle plutôt d’un fait historique sur lequel vous faites une enquête. En revanche, pour les deux films précédents, Au-delà de la peine et Un amour après la guerre, s’agit-il de personnes rencontrées au hasard ?
C’était tout à fait au hasard ! J’ai besoin de sentir les choses, les gens et les sujets. Pour le prisonnier, j’étais encore journaliste et j’étais allée en prison afin de réaliser un reportage sur les condamnés à mort. C’est alors que quelqu’un m’en a parlé. J’aurais aimé filmer dans la durée avec lui, mais c’était impossible. Il était incarcéré depuis 31 ans. Avec mon équipe de production, nous nous sommes battus pour le faire sortir de prison et j’ai en fait filmé une demie journée en prison. On me demande souvent combien de temps j’ai mis pour faire ce film. J’ai tourné une demie journée ! Quand il est sorti ensuite, nous avons filmé un tout petit peu car il était épuisé, et il fallait qu’il se repose. Surtout, nous n’avions évidemment pas un budget exponentiel ! Ce fut pour moi une grande frustration car ces sujets et ces thématiques étaient très forts. J’aurais aimé prendre le temps (deux ou trois ans peut-être), mais j’ai finalement tourné assez vite et avec très peu de moyens. Je pense que cela se ressent parfois à l’image, et c’est une grande frustration. Par ailleurs, ce fut la même chose au Congo. J’y ai tourné en période d’instabilité. Je suis allée à l’est du pays où ça tirait, il y avait des milices (et il y en a encore). J’ai tourné avec une équipe des Nations Unies, avec des gendarmes, des militaires… Nous étions entourés pour filmer, on devait attendre plusieurs jours. Et là aussi, à la fin, nous étions frustrés du résultat car nous n’avons pas toujours pu aller vers la substantifique moelle, ce à quoi on aurait pu arriver en plusieurs mois de tournage. Avec Une affaire de nègres, ç’a été un peu différent car j’avais plus de temps.
Je n’ai pas tourné très longtemps mais j’ai eu davantage de temps en amont, et cela fait la différence.
Comment tournez-vous ? De combien de personnes se compose votre équipe ?
C’est assez variable. Généralement, je tourne mes films dans des périodes assez courtes, quatre à six semaines. Mon équipe se compose d’un chef opérateur, un assistant-réalisateur, un preneur de son et un ou deux assistants. Ce sont souvent des équipes plutôt importantes pour les documentaires, mais les sujets que je traitais l’exigeaient. En effet, il m’était difficile d’aller filmer caméra à l’épaule.
Dans quel format tournez-vous ?
J’ai tourné mon dernier film en HD, et les autres en Beta SP et Beta digital.
La HD permet une meilleure image !
Oh oui ! L’image HD est vraiment différente. Notre idée serait qu’il sorte en salle, et donc de le kinescoper en 35 mm. Je pense que nous allons faire cela le mois prochain. La HD est un tout autre univers, le rendu est forcément de meilleure qualité.
Comment le film est-il reçu ? Vous commencez à aligner les présentations de festival en festival… Quelle est la réaction sur le film ?
La première fois que je l’ai montré, c’était à Lussas. Pour la première fois, à la fin d’un de mes films, les gens ne sont pas venus me voir en pleurant pour me dire que tel personnage les avait émus. Les gens m’ont dit : « C’est un beau film ». Pour moi, cette simple phrase valait toutes les récompenses et tous les prix !
C’est un film fort, effectivement !
Notamment en France, des personnes qui ont vu le film m’ont dit « Pour nous, il y a un vrai écho lorsque vous parlez de délation, lorsque vous évoquez le besoin de sécurité et les moyens mis en œuvre pour l’obtenir. » Ce sont des sujets contemporains. Je me suis rendue aux Etats-Unis et au Canada avec le film. Dans ces deux pays, on sait que la délation est rémunérée… Chaque fois qu’il est montré, ce film trouve un écho. On ne peut pas faire l’unanimité, ce serait trop beau mais jusqu’à présent, pour son début de parcours, il est plutôt bien reçu.
Il existe une version de télévision de 52 minutes ainsi qu’une version longue d’environ une heure et demie. C’est un double produit, semblable à ce que l’on peut faire de nos jours et qui fonctionne assez bien…
Absolument, c’est un double produit. Pendant deux mois, nous avons monté le 52 minutes et l’avons livré à France 5 qui l’avait préacheté. Ensuite, un mois après, nous avons débuté le montage du long-métrage avec une monteuse de cinéma. Ce travail a duré trois mois, puis nous avons enchaîné sur la post-production durant plusieurs semaines chez Da Vinci. Ces deux films sont donc complètement différents, que ce soit dans l’économie ou dans la réalisation.
Cela permet finalement de balayer les choses assez largement ; on peut imaginer un DVD ensuite, etc.
Oui, j’imagine assez bien !
Pendant que nous sommes dans la perspective, avez-vous des sujets qui vous travaillent en ce moment ?
J’en ai plusieurs, et c’est horrible car je suis démangée ! J’écris tantôt trois phrases de l’un et tantôt trois phrases de l’autre… J’aimerais passer à la fiction, peut-être pour pouvoir exprimer au-delà du documentaire ma vision du monde, à travers le langage cinématographique. Je souhaiterais partager un peu plus ce qui me touche à titre personnel, comme les sujets de société, les sujets politiques ou liés à l’injustice. Je suis en train d’écrire un court-métrage ; un producteur m’a dit qu’il était intéressé donc j’espère passer à la fiction et tourner mon court-métrage l’an prochain. Et je suis actuellement en train de réaliser un autre documentaire.

Transcription : Thibaud Faguer-Redig///Article N° : 7695

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