Doulaye, une saison des pluies

D'Henri-François Imbert

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Une élégante tentative de rencontre entre deux mondes comme entre le souvenir d’enfance et la réalité d’aujourd’hui. A la recherche d’un ami de son père au Mali, Imbert se laisse heureusement bousculer par ses rencontres qui prennent finalement son film en main, échafaudant des hypothèses, indiquant les directions à prendre, et permettent de sentir en profondeur la vibration de ce pays. Le voyage se fait initiatique. Imbert filme pour comprendre l’Autre, détour nécessaire pour revenir à lui-même : tout en répondant à ses interrogations de mémoire intérieure, il tente de capter les images d’une réalité, tant la pauvreté des conditions de vie que la qualité de l’accueil. La disponibilité, la générosité et le sourire des gens qu’il rencontre le ramènent à lui-même. Le réalisateur sait les respecter et le film se fait illustration individuelle de ce que peut être une ouverture à l’Autre sans exotisation ; quelques vains effets d’images n’ajoutent par contre pas grand chose à ce propos personnel et sensible.

///Article N° : 2567

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