Événements

Les JCC à la croisée des chemins
Organisé par l’ATPCC (Association Tunisienne pour la Promotion de la Critique Cinématographique), à la Maison de Culture Ibn Khaldoun, Tunis, 17H30.

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تنظم الجمعية التونسية للنهوض بالنقد السينمائي لقاء حول الدورة الأخيرة لمهرجان أيام قرطاج السينمائية وذلك يوم الخميس 22 جانفي 2014 على الساعة الخامسة والنصف مساء بدار الثقافة المغاربية بن خلدون



L’association tunisienne pour la promotion de critique cinématographique (ATPCC),organise une rencontre autour de la dernière session des JCC,a la maison de la culture maghrébine, Ibn Khaldoun,et ce le jeudi 22 Janvier 2015 a 17h30.

par Ahmed Bouhrem

Jamais les JCC n’ont autant fait parler d’elles que celles qui viennent de s’achever. Les querelles ont commencé dès le mois d’avril; la nomination de Dora Bouchoucha en tant que directrice a provoqué une levée de boucliers de la part des professionnels et des associations. Ce qu’ils reprochaient au ministère c’était moins la personne désignée que la manière jugée unilatérale, d’autant qu’en 2012 le ministère a lancé une large consultation auprès des professionnels et des associations avant de nommer le directeur des journées. Cet orage passé, un autre s’est levé. Le ministre et la directrice ont décidé de faire des journées un rendez-vous annuel à l’instar des autres festivals : Marrakech, le Caire et Dubaî. Des voix par ci-là par-là se sont élevées pour contester la pertinence de cette résolution, les uns ont invoqué la question des finances et de la logistique, d’autres ont émis des doutes quant à la capacité du cinéma tunisien à fournir autant de films pour les différentes compétitions (internationale, documentaires et courts métrages). Et comme si cela ne suffisait pas, la situation politico-sécuritaire du pays est venue compliquer la tâche. Les deux échéances électorales et la tension qui s’en est découlée ont contraint le comité directeur à repousser les journées vers la fin du mois de novembre et il était même question de reporter le festival à l’année suivante.
Quelques jours avant le coup d’envoi du festival, la révélation du programme des différentes compétitions et surtout celle des longs métrages, la compétition phare, a soulevé un tollé général chez les producteurs surtout. Et il y avait de quoi s’en émouvoir. Un seul film tunisien a retenu l’attention du comité de sélection, alors que le règlement du festival permettait de retenir trois films. La chambre syndicale des producteurs de longs métrages réplique et organise son mini-festival baptisé « Hors-champ » avec au menu les films écartés.
Mais la polémique n’a pas cessé pour autant après la tombée du rideau sur le festival, la tribune du net a pris le relais. Un opuscule du cinéaste Hichem ben Ammar intitulé Les JCC en quête de sens et publié sur le site cinématunisien provoque un brûlot de la part du réalisateur Ismaël paru sur nawat.org auquel Hichem Ben Ammar a répondu par ailleurs. Cette querelle qui a l’allure d’un conflit de générations, a toutefois, mis à jour les problèmes dont souffre le cinéma tunisien depuis des années et a soulevé des questions dignes d’intérêt tels que la subvention du ministère, la production, la distribution, la vocation des JCC et les nouvelles tendances du cinéma tunisien.
Considérant que le festival vit un tournant décisif dans son histoire, nous avons envisagé à l’ATPCC une rencontre autour de cette dernière session. Cinéastes, professionnels, producteurs, journalistes et cinéphiles sont conviés à cette rencontre-bilan afin de débattre et d’ébaucher une réflexion sur l’avenir du festival et du cinéma tunisien.
ATPCC