Histoire de la bande dessinée au Sénégal (2/3)

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Christophe Cassiau-Haurie est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages collectifs sur l’état de l’édition en Afrique et plus particulièrement de la bande dessinée. Pour Africultures, il retrace régulièrement l’histoire du « neuvième art » pays par pays.

Les années 90 : l’avènement de Goorgoolou

Le début des années 90 est marqué par l’apparition du principal personnage de la bande dessinée Sénégalaise, à savoir Goorgoorlou. Créé par TT Fons (Alphonse Mendy), Goorgoorlou est né dans le journal satirique Le Cafard Libéré en 1989, journal qui tirait entre 5 000 et 10 000 exemplaires, Goorgoorlou connaîtra un grand succès populaire dès ses débuts, le Sénégalais moyen se retrouvant complètement dans la vie quotidienne de ce personnage faite de débrouille fondée sur sa volonté permanente de pallier sa DQ (Dépense Quotidienne). Neuf albums individuels en sortiront, imprimés entre 5 000 et 6 000 exemplaires : Goorgoorlou pour la dépense quotidienne (1991), Goorgoorlou et Serigne Maramokho Guissané (1992), 1993, l’année Goorgoorlou (1994), Goorgoorlou et la dévaluation (1995), Goorgoorlou, la fin du PAS (1997), Goorgoorlou, survivant de la dévaluation (1999), Goorgoorlou : Le cauchemar (1999), Goorgoorlou : Les années hip (2001), Goorgoorlou : Les années hop (2001). Certains titres ont connu des retirages et réimpressions et sont toujours diffusés de nos jours.

Goorgoolou de TT FONS

Signe de la difficulté qu’implique l’édition d’un album de BD dans le pays, il est à noter que ces recueils contenaient des pages de publicités, nécessité économique oblige comme le précise Sébastien Langevin dans un article de la revue Hémisphère : « Le personnage est parfois mis en scène dans des pages en couleurs (alors que le reste de l’album est en noir et blanc) pour promouvoir une marque de savon ou de boisson. Un double album de cent pages comme Les années Hop (1998-2000), vendu 2400 FCFA contient dix pleines pages de publicité en couleurs, dont les deuxième, troisième et quatrième de couverture. Le dessinateur a réalisé des dessins originaux pour cinq de ces publicités. Selon alphonse Mendy, ces publicités amortissent la moitié des coûts d’impression de chaque album.[1] »

Un recueil en italien sera même édité par Lai-momo en 2008 : Goorgoorlou, un eroe Senegalese. En wolof, le « goorgoorlou » signifie littéralement « s’appliquer comme un homme » ou « Bats-toi pour être un homme » et s’applique aux personnes qui se sortent des difficultés du quotidien par la débrouillardise. Autour de lui, gravitent sa femme Diek, son fils Modour Goor, son ami Tapha et toute une pléiade de personnages publics de l’époque (Bill Clinton, les présidents Wade et Diouf, etc.). Au fil de ses aventures, T.T. Fons parvient à témoigner des évolutions les plus significatives de la société sénégalaise, en particulier l’irruption de la jeunesse urbaine dans l’espace public (phénomène récent dans le pays), tout cela décrit dans un style dépouillé et drôle. Un constat confirmé par l’auteur : « Je voulais avant tout raconter des histoires tirées de l’actualité sociale ».

Entre 2002 et 2003, TT Fons a également sorti un journal BD centré autour de son personnage, Goor Mag qui connaîtra neuf numéros et s’éteindra, faute de soutiens financiers. En dehors de Goorgoorlou, Goor Mag proposait plusieurs séries comme Zimba, le berger de Bugnuland de Jops, Paco le camé de Kheuch (Cheikh Ba), Kool et Mohan de Secka (Mor Talla Seck) ou Le gossi de Coumba d’Ousmane Sy (couleurs de Cheikh Ba). Chaque numéro proposait également une planche de Weex dunx. Entre 2001 et 2012, Goorgoorlou fera également l’objet d’une adaptation télévisée (avec comme acteurs, Habib Diop et Seune Sène) sous forme d’épisodes, programmées à 20h30 avant le journal télévisé et qui connaîtront beaucoup d’échos dans la population. Aujourd’hui, plus de trente ans après sa création, Goorgoorlou reste une référence dans le pays (et totalise plus de 8 000 planches publiées).

TT Fons (né en 1957) a fait ses débuts en 1982, dans Le Politicien, titre pionnier des journaux satiriques d’Afrique (créé par Mameless Dia), TT Fons fonde, avec d’autres, le journal Le Cafard libéré en 1987. Par la suite, TT Fons créera sa propre structure, Ateliers Fons, spécialisés dans la communication visuelle, qui lui permet de répondre à divers appels d’offres, travailler dans la publicité et illustrer divers ouvrages (Les petits chercheurs, Ed. Damalys, 2008). TT Fons a aussi dessiné la couverture de l’album collectif (avec Samba Ndar Cissé et El Hadji Sidy Ndiaye), Hé waay copain, Visions de l’avenue Ponty (Ed. Clairafrique, 1998), participé en Algérie à la monumentale anthologie La bande dessinée conte l’Afrique (Dalimen Éditions, 2009). Sa dernière apparition dans le domaine de la BD est dans L’Afrique en partage, album collectif édité par les éditions françaises Dapper (et auquel Odia participera également), suite à une exposition organisée à Gorée par la fondation du même nom du 21 novembre 2014 au 29 mars 2015 : Formes et paroles. De nos jours, TT Fons est une référence dans le 9e art du continent.

En 1993, le premier numéro de Gune Yi, le journal des enfants paraissait. Le journal était financé en partie par l’Association Enfances africaines et l’ONG Plan international. L’objectif de ce mensuel de 8 pages en édition bilingue – et qui tirait à 40 000 exemplaires – était de soutenir les programmes d’alphabétisation. Le journal eut un énorme succès, son lectorat était estimé à 500 000 enfants, et se déclina en une radio et des clubs de lecture. L’objectif était également de distraire, en particulier par la Bande dessinée, présente dans chaque numéro. Les illustrateurs du journal étaient Moustapha Ndiaye (décédé en 2004), Karim Gangué, Samba Cissé (à partir du N°6) et Amadou Diallo[2]. Les principales séries étaient Petit Léo et ses amis ou Uguk la poule au début de l’aventure du journal mais aussi De la famille dans l’air, animée par Samba Cissé (ou Bath Cissé) sur des scénarios de Serigne Mor Mbaye, par ailleurs Directeur de publication. Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Dakar en 1995, Karim Gangué y commence sa carrière comme illustrateur en produisant des planches entre 1994 et 2008. En parallèle, il publie une biographie en BD de la vie de Bob Marley (1993) puis exercera différentes activités comme graphiste, spécialiste des logos, décorateur d’avion (pour Air Afrique à partir de 2000), peintre et infographiste[3].

En matière de BD, il a publié, dans les années 90, deux albums de commande pour l’ONG Plan international sur le droit des enfants au Sénégal, en Guinée et au Burkina-Faso (les deux portaient le même titre : Je suis enfant mais j’ai aussi mes droits) et un autre sur la sexualité des adolescents pour les centres de conseil pour adolescents (Santé de la reproduction des ados et des jeunes). Plus récemment, il a publié en 2019 une autre œuvre de commande sur les violences faites aux femmes[4]. Karim Gangue publie également régulièrement des planches humoristiques d’une page dans des journaux satiriques comme Le p’tit railleur, en particulier la série Ndiack Kaapabal (trad. Ndiack le capable), signée sous le pseudonyme de Kra. Gune Yi a également eu recours au talent de Samba Ndar Cissé (né en 1968) qui deviendra l’un des principaux animateurs du 9ème art Sénégalais.

Après une formation d’auditeur libre à l’ENBA (École nationale des beaux-arts) de Dakar, Samba Ndar Cissé travaille d’abord avec l’ENDA puis avec l’UNIVAL de l’Institut sénégalais de recherches agricoles, une structure sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, avant d’intégrer en 1995 le premier groupe de presse privée au Sénégal, Sud Communication, comme caricaturiste sous le nom de Bath Cissé durant trois ans. Par la suite, il se forme au dessin animé au studio Pictoon de Dakar avant de revenir à la caricature pour le journal Le Cactus.

Il remporte le Prix Africa Comics 2005-2006 avec Oulaï. Pour que cesse l’excision et a été sélectionné au concours Vues d’Afrique (Festival d’Angoulême, 2006) avec une histoire en trois planches, El dorado. Il a également collaboré de 1999 à 2005 aux revues Planète enfants et Planète jeunes avec les séries Kola et Bola et Ka et Ba (n° 54 et n °55) et Zik la malice (n° 0 de Planète enfants) ainsi que pour des suppléments thématiques. En matière de productions d’albums, Ndar Cissé a également publié plusieurs albums dont un de commande, Jeux d’enfants (Fondation Friedrich Ebert – 2003). Il a aussi participé au collectif Hé waay copain, Visions de l’avenue Ponty ainsi que Moments privés. En 2009, il dessine une histoire pour le collectif La bande dessinée conte l’Afrique publié à Alger par Dalimen Éditions à l’occasion du PANAF (Festival Panafricain d’Alger). Enfin, en 2012, il publie une petite bande dessinée d’une quinzaine de pages pour le Programme de protection de l’enfance du Sénégal[5]. Samba a effectué deux séjours aux Etats-Unis où il a été invité (2010, participation au Kids Comic Con à New York et en 2013, au 12 e ECBACC (East Coast Black Age of Comics Convention) à Philadelphie). Depuis 2013, il collabore avec des organismes comme le BIT à travers ses bureaux pays où il intervient en tant que bédéiste consultant sur des séries de manuels sur l’Éducation Financière et sur d’autres supports visuels.

Gune Yi s’arrêtera en 2008, ces quatorze années d’existence en faisant l’une des revues pour la jeunesse ayant connu une longévité parmi les plus importantes sur le continent. Une tentative de relance aura lieu de 2015 à 2016 pour quelques numéros.

On vient d’en parler, cette fin de décennie voit donc la sortie de quelques albums dont Héé, way copain ! Visions de l’avenue Ponty (Ed. Clairafrique, 1998), album collectif réunissant T.T. Fons (dessinateur de la couverture), El Hadji Sidy Ndiaye, Samba Ndar Cissé et Cheikh Tidiane Bâ dans le cadre d’un atelier animé par Christian Cailleaux. A l’origine, Visions de l’avenue Ponty est une pièce de théâtre écrite par la compagnie sénégalaise Les 7 koûss. Cette pièce mettait en scène des échanges de tableaux pris sur le vif dans la rue, la fameuse avenue Ponty à Dakar. Cette œuvre collective est une adaptation du texte en trois histoires courtes (dont Rendez-vous à Ponty d’El Hadj Sidy Ndiaye, Oui, je serai là demain de Samba Ndar Cissé…). La saveur de l’oralité y est retranscrite par l’emploi d’expressions issues de la langue de la rue. Par la prolifération des personnages, le mouvement, cet album parvient à rendre la gestuelle du théâtre.

Travailleur social, El Hadj Bakary Sidy Ndiaye (né en 1968) compte d’autres albums de commande dont Farafina express et Le choix de Bintou, les deux édités par l’ENDA en 1998 et 1999 avec la participation au scénario de Yann Natchman (de l’ENDA) et d’Ali Faye à la couleur. Le premier est un album assez remarquable par le fait qu’il fait voyager son jeune héros à travers différents pays d’Afrique de Dakar à Kinshasa[6]. Parsemée d’expressions typiques de chaque région traversée, l’album aborde de façon didactique différentes thématiques à travers des situations : l’utilisation du préservatif, le recyclage, la protection de l’environnement, la fidélité amoureuse, les méfaits de l’alcool et les jeux de hasard. Le message principal est qu’il est possible de réagir face aux problèmes rencontrés.

Le choix de Bintou 

BD pédagogique, Le choix de Bintou est une histoire très réaliste sur un sujet tabou, joliment racontée et mise en images. L’histoire commence dans un petit village de Casamance. Ayant découvert qu’on va prochainement les exciser, Bintou et ses deux cousines Awa et Adama imaginent un stratagème pour échapper aux ciseaux de la matrone. Elles demandent au forgeron de leur fabriquer l’équivalent d’une ceinture de chasteté sous la forme d’un pagne métallique équipé d’un cadenas. Abusées par leur mère, deux des fillettes finiront par subir l’ablation du clitoris. Victime d’une hémorragie, l’une d’elles manquera d’y laisser la vie. Devenue adulte, Awa a épousé son cousin Baba. Ce mariage d’amour tourne rapidement au vinaigre, la jeune femme refusant les rapports conjugaux. Enceinte, elle tombe dans le coma au moment de l’accouchement du fait de complications liées à l’excision qu’elle a subie. Excision qui explique sa répugnance aux relations sexuelles, devenues un calvaire.

Le drame d’Awa – qui, finalement, s’en sort – précipite la prise de conscience de la communauté, bien relayée par Bintou, l’héroïne éponyme du livre, qui mène une lutte inlassable pour convaincre les femmes d’abandonner une pratique d’un autre âge et l’imam qui explique que l’islam encourage ce qui favorise la santé et le bien-être. Symbole de l’évolution des mentalités, Musokoroba, l’ancienne exciseuse aidera désormais les femmes à accoucher. Cet album intelligemment conçu rappelle toutes les données du problème, qu’elles soient médicales, culturelles ou juridiques sur un sujet qui concerne 2 millions de fillettes chaque année.

Durant cette décennie, Simon-Pierre Kiba continue sa carrière. Il réalise L’appel de l’Afrique (1994), BD consacrée à la Congrégation de Notre-Dame de l’Immaculée Conception qui l’a commandé et édité. Il continue aussi de dessiner dans le journal d’entreprise Partenaires, et, dans d’autres organes comme Amina, Bingo, Le Soleil, Le Témoin, ORTS Magazine, Panda, L’Avis, Bombolong, Horizons Africains, Afrique Nouvelle et ce jusqu’en 2010. En 1993, Simon-Pierre Kiba est également le vainqueur du concours de couverture d’un album fictif Tintin au Sénégal ce qui lui permettra d’effectuer un stage BD d’un mois à Bruxelles.

Manel (ou Manuel) Njaay – issu de l’école nationale des Beaux-Arts – édite deux albums en wolof coup sur coup, Addu Kalpe (« Donne-moi toi porte-monnaie » en langue pulaar) et Moodu Ndongo (du nom du héros[7]). Si le wolof est la langue la plus parlée dans le pays et souvent utilisé dans la presse (bien des séries BD sont en wolof, dont Goorgoorlou), rares sont les albums dans cet idiome.

La création de Pictoon studio à Dakar par la franco-sénégalaise Aïda N’diaye et le franco-camerounais Pierre Sauvalle fut une occasion inespérée pour des dizaines de dessinateurs du pays de se former à l’animation et perfectionner leur technique graphique. Beaucoup d’auteurs de BD y commencèrent leur carrière ou y firent un passage[8] même si le studio a fermé ses portes en 2011.

Les trois ignorants

Des artistes Sénégalais commencent à faire paraître des albums en France. C’est le cas de Falilou Fall (né en 1963). Après une formation au département communication des beaux-arts dont il sort en 1988, diplôme en poche, Fall sort sa première bande dessinée, Un voyage mouvementé, en 1991 puis deux ans après, Les Trois ignorants (en wolof), les deux édités par Bidon V, une ONG installée à Béziers (France). Ceux-ci seront distribués dans les écoles élémentaires du pays. L’ouvrage Les trois ignorants milite pour l’alphabétisation en langue nationale : trois paysans se rendent en ville pour apprendre le français ; au fil de leur déambulation, chacun retient une phrase différente en français. Ces phrases, énoncées hors contexte, vont leur apporter quelques ennuis. La morale de l’histoire arrive un peu sèchement en fin de volume : les paysans, suite à cet incident, « se promirent bien d‘apprendre d’abord à lire et à écrire en langue locale ». Le texte était en wolof.

Mais Fall n’est pas le seul dessinateur du pays à travailler avec Bidon V, puisque le très polyvalent[9] Omar Fassar Diouf (né en 1964) – peintre de profession – a publié deux albums BD grâce à leur soutien dont le premier en 1998 à Dakar, Contes Africains. Composé de huit contes courts écrits par des élèves d’écoles primaires d’Afrique de l’ouest, l’album illustre la sagesse, la ruse ou la veulerie avec quelques représentants classiques du bestiaire africain : le lièvre, l’hyène, le singe, le crocodile… Le deuxième sortira en France bien plus tard (en 2012), Les mirages de Tozeur (Ed. Un jour, une nuit), sur un texte de Claude Llena, toujours avec le soutien de Bidon V.

Tout passe de Mohiss

À cette époque, le Sénégal attire aussi des artistes venant d’horizons divers. C’est le cas de Mohiss. Ancien graphiste-concepteur à la télévision scolaire nigérienne dans les années 70, Mohiss fait paraître à Dakar quatre albums d’illustrations malheureusement épuisés à ce jour : L’écritoire (1984), Tout passe (Dieu merci) (1983), Baobab n’a pas d’épines (1993) et Petits jobs et gros boulots (1997). Avec son sens du détail, ses descriptions de la vie quotidienne sénégalaise, ses quatre albums permettent de le ranger dans la catégorie des auteurs de BD, même si l’essence de sa production relève plutôt de l’illustration commentée.

Le Malien Mahamadou Diarra (Mad, né en 1968) commence sa carrière comme caricaturiste de l’hebdomadaire sénégalais La République en 1991. L’année suivante, il est recruté par La Tribune de Dakar puis par La Vache qui rit en 1993 et L’Indépendant en 1996-1997. À la fin des années 90, il rentre dans son pays et participe au lancement du futur Canard déchaîné.

[1] Hémisphères, journal de débats sur le développement, Sébastien Langevin, La BD an Afrique subsaharienne, 2006. Cet article, aujourd’hui indisponible, peut être retrouvé sur le forum du site Grioo.com, toujours actif : https://www.grioo.com/forum/viewtopic.php?t=6508

[2] Il y eut également des collaborations plus ponctuelles de Moustapha Nabédé et Sidy Lamine Drame.

[3] Karim Gangué a également illustré des ouvrages pour la jeunesse comme Le mariage de Ndella (NEAS, 2003), Kiwo et Mimosa (de Fatou Ndiaye Sow, NEAS, 2003), Bien mal acquis ne profite jamais (NEAS, 2003) et travaillé pour le studio Pictoon.

[4] A ceci se rajoute un autre album de commande en 2014, Histoire de pestes et de pesticide.

[5] Il a aussi illustré près d’une vingtaine d’ouvrages dont Le fabuleux tour du monde de Raby, Papa et maman (NEAS, 2003), Adorable Makan (NEAS, 2003), Badou le talibé (Hatier, 2004), Chasse à Mbelgor (Hachette, 2004), L’épreuve de Noko (Falia, 2003), Le Bonnet du sorcier (Hatier, 2004), Le gandoul bleu (Edicef, 2011), Le cheval couleur de miel (NEAS, 2005), Sitou et le dentiste (Hatier, 2005) et collaboré à de nombreux organismes internationaux et ONG.

[6] « Farafina » veut dire terre d’Afrique en langue mandingue.

[7]Ndongo peut aussi signifier « Taalibé », soit un élève d’une daara (une école coranique).

[8] Pour en savoir plus, cf. un de mes articles écrits il y a 12 ans : http://africultures.com/enfants-de-kirikou-7475/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=482

[9] Il fut tour à tour paysan, menuisier, dépanneur TV-radio, mécanicien, maçon et n’a pas de formations artistiques particulières.

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