La ligne de couleur, de Laurence Petit-Jouvet

Sortie en salles le 17 juin

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Grandir en France lorsqu’on n’a pas la même couleur de peau que la majorité, tel a été le point de départ de Laurence Petit-Jouvet (Correspondances) pour aller à la rencontre de citoyens français qui ont subi depuis l’enfance des souffrances, pressions et humiliations dûes à leur mélanine. Donnant la parole à des hommes et des femmes, des parents et leurs enfants, le documentariste aborde frontalement une question que la sacro-sainte unité nationale voudrait dissimuler. Impossibilité à jouer des rôles de son choix lorsqu’on a des origines asiatiques, difficulté à accepter ses cheveux lorsque la mode est au fer à lisser, contrôle d’identité musclé lorsque l’on sort avec sa petite amie, étonnement lorsque l’on devient un homme politique au nom à consonance « immigrée », sont autant de souvenirs douloureux relatés avec finesse par les personnes interrogées, face caméra. « Français, sans commentaire » était le leitmotiv de l’association antiraciste Les Indivisibles, créée en 2006. Neuf ans plus tard, un constat : il faut beaucoup de commentaires pour accepter qu’un Français soit français, quelle que soit sa couleur de peau. La ligne de couleur en est un parmi d’autres et mérite que l’on s’y intéresse pour ne pas que cette situation perdure dans notre société de plus en plus métissée.

///Article N° : 12972

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