Le cinéma maghrébin vu de l’autre côté de la Méditerranée :

Cinéma national/transnational/diasporique

Cet article a pour objectif de regarder comment le cinéma maghrébin a été « construit » pendant les dix dernières années en France. Il s’agira d’analyser la réception des films maghrébins dans les salles françaises pendant les années 2000, d’étudier à un niveau plus abstrait, comment le Maghreb (en tant qu’espace réel, région de production cinématographique et patrie mythifiée) est imaginé par les spectateurs et critiques en France, et comment il est représenté par des cinéastes issus de la diaspora maghrébine en France.

Le cinéma maghrébin existe-t-il ? Étant donné le caractère problématique du terme, il est important de commencer par une réflexion sur le concept même de « cinéma maghrébin » qui renvoie dans différents lieux à différents sens. Comme l’affirme Roy Armes dans l’ouvrage qu’il consacre aux cinémas du Maghreb, le cinéma qui apparaît en Afrique du Nord à la suite de la décolonisation se présentait dans tous les sens du terme (culturel, économique, politique) comme un cinéma national ancré dans le réel plutôt qu’un cinéma régional qui cherchait à exprimer une histoire commune et une identité collective « maghrébine » : « La plupart des films de cette période – les années soixante et soixante-dix – adoptent un style avant tout réaliste pour relater la lutte nationale… L’ambition première des réalisateurs restait d’exprimer un point de vue tout particuli&egra...

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