Le pays où la musique est un désir

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Les musiciens du Congo-Brazza ont trop longtemps souffert d’être occultés par l’ombre gigantesque du voisin homonyme. Il est temps de réévaluer leur importance dans le patrimoine commun de la « rumba », et leur originalité qui ne s’est jamais démentie depuis l’époque précoloniale.

Comme le soulignait Francis Bebey, dans la plupart des langues africaines aucun mot n’exprime vraiment le concept européen de « musique ». Comme si son omniprésence dans la vie quotidienne rendait superflu de la nommer… Tel n’est pas le cas au Congo. Selon Théophile Obenga, (1) chez les Mbochi (peuple de la région centrale appelée « la Cuvette » ou « Pool ») « ndouma » désigne les cordes du pluriarc ou les lames de la sanza, et par extension « la musique, l’harmonie, tout ensemble de sons agréable à l’oreille ». Et pour dire qu’une femme est désirable, on emploie l’adjectif « o-ndouma » = harmonieuse, musicale.
Cette métaphore est sans doute la clef de l’amour immodéré, presque sacré que les Congolais(es) vouent à la musique, vecteur de la destinée individuelle par sa sensualité et de la catharsis communautaire par son caractère pacifique et rationnel, dans la société précoloniale comme à l’époque moderne.
Voici deux exemples illustrant la pérennité de cette passion collective :
1) dans les grandes collections ethnomusicologiques occidentales, parmi tous les pays africains les deux Congos (et le Centrafrique voisin) se taillent la part du lion, par la beauté, la diversité et l’ingéniosité de leur facture instrumentale. Et cette région occupe la même place dominante dans le collectage (livresque ou phonographique) du chant traditionnel africain.
2) dès le début de la fin de l’effroyable « guerre pétrolière », la première initiative marquante (et réussie) de l’ex-nouveau président Sassou N’Guesso fut de créer à Brazzaville le FESPAM, premier festival musical panafricain depuis la période des « indépendances ». Organisé à grands frais, il a bien sûr servi sans vergogne la propagande officielle mais aussi beaucoup contribué à l’apaisement de la violence politique comme à la normalisation des relations du pays avec l’extérieur. A quand un « FESPAM bis » à Kinshasa ? Si une telle manifestation rassemblait chaque année toutes les musiques de l’Afrique centrale et de la région des Grands-Lacs, ce serait une contribution à la paix plus efficace à long terme que les interminables palabres pseudo-diplomatiques entre les « Saigneurs de la guerre ». Car les musiciens sont par essence et partout les « Seigneurs de la paix ». Leur influence exceptionnelle dans cette région est une chance à saisir pour briser le cycle infernal de l’avidité, de la corruption et de la vengeance. Platon pensait que la guerre disparaîtrait en Grèce si les philosophes prenaient le pouvoir. Au Congo seuls les musiciens peuvent la faire cesser.
Les Bantous, disciples des pygmées ?
La musique précoloniale de tout l’immense bassin forestier du fleuve Congo-Zaïre est profondément marquée par la présence très disséminée de nombreuses petites communautés de « Pygmées ». Pourquoi ? Ce peuple est l’un des plus « musiciens » de la planète. Les Pharaons et les Empereurs Romains les faisaient venir chanter et jouer dans leurs palais. Cette prédisposition n’a rien de « génétique ». Les Pygmées sont simplement parmi les derniers « chasseurs-cueilleurs-pécheurs » encore existants, et à ce titre ils sont les pionniers de la « loi des 35h ». Ils ont sinon inventé, du moins perpétué une civilisation des loisirs que la majorité de l’humanité a sacrifiée à l’accumulation frénétique du capital. Leur culture de survie est considérée comme archaïque par les autres Africains (qui les oppriment en insistant avec un mépris mêlé de respect sur le fait qu’ils sont des « primitifs », les « premiers habitants de l’Afrique »… après les animaux !). Or la musique exige beaucoup de temps. Virtuoses de la survie, les Pygmées nomades lui consacrent un temps fou, car ils n’ont besoin que de quelques heures en forêt pour collecter les viandes dont ils raffolent, les végétaux qu’ils fument et dont ils fabriquent leurs médicaments, leurs huttes et vêtements parfaitement imperméables aux pluies tropicales. Au Congo-Brazza, les Pygmées sont appelés « Aka » ou « Baka » (au Nord, aux frontières du Centrafrique et du Cameroun), « Twa » dans la région de la Haute Sangha (comme dans le Congo-Kinshasa voisin et jusqu’au Rwanda sur la même latitude) ou « M’Benga » plus au Sud, entre les rivières Sangha et N’Gnoki. Depuis les années 1950, le monde s’est (à juste titre) passionné pour leur extraordinaire musique. Un ami bantou me disait récemment avec un humour non dénué de jalousie : « On en a marre, dans une hutte Baka, tu trouves un Pygmée, sa femme, ses douze enfants et une vingtaine d’ethno-musicologues ! »
Cependant, les musiciens Pygmées du Congo-Brazza ont été bien moins « édités » que ceux du Cameroun, du Centrafrique ou du Congo-Kinshasa. Il faut écouter en priorité « Congo/Cérémonie du Bobé » (CD Ocora/Harmonia Mundi, 1991). Malgré son livret indigent, c’est un disque passionnant, le seul qui nous fasse entendre le déroulement du rituel que tous les Pygmées dédient à l’Esprit de la Forêt, leur Dieu unique aux noms multiples (les Pygmées sont probablement les inventeurs du monothéisme). Or ce Dieu ne se manifeste que par sa musique (jadis une flûte ou une trompe végétale, aujourd’hui c’est en général un tuyau de plastique ou de plomberie industrielle.) Au nord du Congo-Brazza, la musique des Kaka, seuls parmi les Bantous à refuser le christianisme au nom de leur Dieu unique Ngakola, ressemble à s’y méprendre à celle des Pygmées. Le Congo a été l’un des pays les plus ravagés par l’intégrisme fanatique des missionnaires chrétiens, qui ont détruit l’une des plus belles sculptures de toute l’histoire de l’humanité, mais aussi tenté de réduire au silence toute son expression musicale rituelle. Les Batéké du Sud-ouest figurent néanmoins parmi les meilleurs spécialistes de la « sanza », ce lamellophone si important dans toute l’Afrique centrale. Et la tradition du « mokoto », « tambour de bois » dont la caisse épouse la forme d’une antilope, téléphone ancestral qui portait messages et nouvelles d’un village à l’autre, reste très vivante chez les Mangala du Nord… Le Congo-Brazza est peut-être le pays où l’influence musicale entre Pygmées et Bantous est la plus réciproque. Je me souviens de ma stupéfaction, lors d’une soirée passée avec la photographe Catherine Millet dans un campement Baka camerounais à la frontière du Congo. Toute la communauté, des enfants aux vieillards, se déchaînait en se déhanchant autour du feu, et j’ai voulu connaître le nom de cette danse « traditionnelle » si stupéfiante. Les Baka l’appellent la danse « Empire », d’après les cassettes du fameux orchestre de rumba « Empire Bakuba » ! D’ailleurs tous les Pygmées vivant des deux côtés de la frontière sont très au courant des derniers tubes de la musique moderne congolaise, sans pour autant s’en inspirer systématiquement…
Comment De Gaulle imposa la rumba de Brazza
Dans toute l’Afrique sub-saharienne, depuis un demi-siècle, la rumba congolaise est vraiment « la » musique panafricaine. On l’écoute, on l’imite partout, à Abidjan comme à Nairobi, à Bangui comme au Cap, à Bamako comme à Lusaka, dans les boites « black » de Berlin, Bruxelles, Londres ou Paris. Mieux, depuis quelques années, en Colombie la « champeta criolla », version latine du soukouss congolais, est en train de bouleverser à nouveau les rapports musicaux entre l’Afrique et sa diaspora.(2) Pratiquement ignorée par les « majors » du show-business mais promue avec succès dans une sorte de « ghetto black universel » par des centaines de producteurs indépendants, la musique moderne congolaise est devenue la plus efficace contestation internationale de la mondialisation musicale. Kinshasa est considérée comme la capitale, le coeur battant de cette musique fascinante, irrésistible illustration de la chanson de Jacques Brel : « faudrait avoir deux jambes de bois pour ne pas danser… la rumba ! » De Kinshasa ont afflué d’innombrables vedettes, souvent issues des régions les plus reculées de l’ex-Zaïre. Pourtant, l’origine de cette musique de danse, telle qu’elle s’est imposée à toute l’Afrique, est à Brazzaville. C’est à Brazza qu’un Antillais, Jean Réal, fonde en 1938 l’orchestre Congo Rumba, véritable acte de naissance de cette musique au nom emprunté mais pas usurpé. Car si « rhumba » ou « rumba » désigne depuis les années 1920 le style afro-cubain le plus fameux dans le monde entier, ses rythmes sont en grande partie congolais, transplantés à Cuba durant la période de la Traite par les adeptes du culte syncrétiste « Congo ». Dans les années 1930, à Brazza comme à Léopoldville, les « Coastmen », marchands et marins originaires du Dahomey, du Ghana et du Nigeria, ont importé la rumba sous sa forme originelle et surtout à travers son influence sur le « highlife » ghanéen. C’est aussi à Brazza que naissent les premiers ensembles vocaux congolais, ancêtres des choeurs masculins qui occupent aujourd’hui encore l’avant-scène de tous les groupes modernes d’Afrique centrale. Leur origine se trouve dans la synthèse harmonieuse des polyphonies traditionnelles et du chant choral chrétien enseigné par les missionnaires dans les écoles et églises locales. Mais les paroles sont profanes, destinées au public des innombrables bars à clientèle « indigène » quoique tenus par des Européens, Grecs pour la plupart. Le nom du groupe Jazz Bohème (fondé par Massamba Bernard Lebel en 1939) est très significatif : « jazz » exprime la fierté de cette première musique noire déjà reconnue partout comme un art, et il sera repris sur l’autre rive par les grands orchestres fondateurs de la rumba (African Jazz, O.K. Jazz…), le mot « bohème » préfigurant l’art de vivre interlope des futurs « sapeurs »… Paul Kamba (1912-1950), dit « Tata Paulo », est le père tutélaire de la musique moderne congolaise : élève de l’École Jeanne d’Arc de Brazza, fonctionnaire à Léo dans les années 1930, il retourne chez lui pour y fonder vers 1942 le groupe Victoria Brazza. Ses chansons ont un tel succès régional qu’à la fin des années 1940, le plus célèbre orchestre de la préhistoire de la rumba à Léo, celui de Wendo Kolosoy (merveilleux chanteur récemment redécouvert) se baptisera à son tour « Victoria »… La « victoire », c’est celle encore à prouver des démocraties sur les Nazis, où Brazzaville joue un rôle éminent : capitale virtuelle de la « France Libre », elle accueille en 1944 la « Conférence Africaine-Française » où un discours du Général de Gaulle pose timidement les bases de l’émancipation. De Gaulle, conscient qu’il doit tout à la radio, s’empresse de donner des moyens considérables à l’émetteur de Brazzaville, qui devient le plus puissant du continent. Grâce à cette décision très politique, jusqu’aux années 1980, toute l’Afrique suivra en temps réel le développement de la rumba congolaise, devenue de ce fait la première musique « panafricaine ».
La rive de l’oubli
Au lendemain de la II° Guerre Mondiale, Brazzaville explose grâce à l’exode rural favorisé par le CFCO  (chemin de fer qui la relie à Pointe-Noire). Le trafic fluvial décuple. Le « lingala », dialecte véhiculaire des piroguiers et des riverains issu de la langue des Bangala-s, devient la « lingua franca » des citadins des deux rives du Congo. Langue belle, expressive et sensuelle, musicale et poétique, elle semble avoir été inventée pour être chantée plus que parlée. Son osmose est idéale avec les cuivres chatoyants, les guitares cristallines et les percussions rebondissantes de la rumba qui rythme les nuits de Bacongo et de Poto-Poto, les deux quartiers où s’installe la petite bourgeoisie des « indigènes éduqués », et où se créent en 1950 des « cercles culturels ». C’est là que naissent les orchestres Négro-Jazz (1950), Cercul-Jazz (1953), Négro-Band (1957) et surtout Les Bantous (1959)… Deux ans auparavant une joyeuse bande de musiciens brazzavillois ont franchi le fleuve pour fonder à Léo, autour de Franco Luambo Makiadi le légendaire O.K.Jazz. L’indépendance venue, ils retournent à Brazza, pour y fonder cet orchestre bilingue : en français « Les Bantous de la Capitale », en lingala « Mokolo Ya Mboka » (les Racines du Pays). Bientôt rejoints par le merveilleux guitariste Papa Noël (qui connaît actuellement une nouvelle jeunesse) (3), les Bantous sont indiscutablement les pionniers de la rumba originelle. Seule l’importance démographique du Zaïre relèguera au second plan la rumba de Brazza. C’est à Léopoldville, avant qu’elle soit rebaptisée Kinshasa, que quelques commerçants grecs, mélomanes sinon musiciens, bricolent dans leur arrière-boutique un studio d’enregistrement : Loningisa, Ngoma, Opika, leurs 78 tours puis leurs 45 tours ont un tel succès commercial qu’on en oubliera complètement tout ce qui se passe à Brazzaville. Les Bantous ne sont pas les seuls. Quoique financés par le gouvernement, ils affrontent sur place d’innombrables groupes, dont celui d’Antoine Moundanda, qui préfère aux instrument européens la sanza et devra attendre les années 1990 pour connaître grâce au MASA une consécration internationale. Ensembles vocaux et orchestres pullulent, et l’adoption du marxisme-léninisme n’y change rien, bien au contraire. Tandis que sur l’autre rive on commence à se défriser et à s’éclaircir la peau tout en prônant « l’authenticité », à Brazza on écoute « Les Anges Noirs », « Les Cheveux Crépus », « Les Nez Épatés », « Les Ombres » ou « Les Pieds Noirs » ! La « danse du boucher », créée en 1965 lors des premiers « Jeux Africains » par Ya Honda et Balla, préfigure à Brazza la cascade de rythmes et de styles qui vont se succéder à Kinshasa. C’est l’époque où émerge le grand chansonnier Franklin Boukaka dont l’audace lui vaudra d’être exécuté en 1977 après l’assassinat du Président Marien Ngouabi. C’est aussi le moment où Pamelo « Mounka » Mbemba quitte l’African Fiesta de Kinshasa pour fonder à Brazza « l’Orchestre du Peuple ».
On n’en finirait pas de citer les chanteurs et instrumentistes qui traversent le fleuve dans les deux sens. Ainsi Youlou Mabiala, fondateur à Brazza en 1976 de l’éphémère groupe Les Trois Frères, retournera à Kinshasa en 1989 pour y ressusciter l’O.K.Jazz après que le sida y aura tué le vieux Franco. Mort en 1996 Pamelo Mounka est la dernière figure historique de la rumba de Brazza. Les Bantous se sont scindés en 1991 entre « Bantou Capitale » et « Bantou Monument ». Ce n’est rien, comparé à l’incroyable atomisation de la rumba de Kinshasa, où des dizaines de groupes naissent de l’explosion de Zaiko Langa Langa, puis de Wenge Musica. Sur les deux rives du Congo, le « music business » est devenu aussi corrompu que la politique, tout succès exaltant les ambitions de chacun au détriment de l’harmonie des groupes. Même Extra-Musica, qui avait su redonner à la fin du XX° siècle son panache panafricain au soukouss du Congo-Brazza, par ses tournées triomphales en Afrique de l’Ouest, a explosé à son tour. Le salut n’existerait-il que dans l’émigration ? Beaucoup s’y refusent, et le destin de Zao est vraiment exemplaire : par ses textes dans un français surréaliste, ce chansonnier à l’humour corrosif fut le premier à sortir le soukouss du ghetto, au point de devenir une star internationale au début des années 1990. A l’issue de la guerre civile, sa mort sera plusieurs fois annoncée avant qu’il ne ressuscite à Brazza, profondément éprouvé : l' »ancien combattant » est devenu victime… Un nouvel espoir semble se dessiner avec le duo « bi-congolais » récemment formé par deux remarquables chanteurs émigrés à Paris : Luciana Demingongo, originaire de Kisangani (RDC), longtemps partenaire de Papa Wemba puis leader de « Nouvelle Génération » et Ballou Canta, fondateur de l’Orchestre Télé Music de Brazza puis des Soukouss Stars. Leur premier CD « Pool Malebo » renoue avec la sensualité délicate de la rumba originelle, au temps où Brazza et Kinshasa ne faisaient musicalement qu’une. Et puis n’oublions pas que la rumba n’est pas toute la musique congolaise! Swédé Lokolé, basé à Abidjan, est un formidable groupe de scène qui ravive à sa façon très « funky » les polyphonies et polyrythmies traditionnelles. Avec « Bisso Na Bisso », Passi et sa cousine M’Passi ont été les premiers à réussir la fusion entre rap et rumba, avec le succès que l’on sait. Passi, né à Brazza en 1972 et poussé à Sarcelles, est issu du groupe rap le plus « pur et dur » de la banlieue parisienne (Ministère Amer) aux côtés du Martiniquais Doc Gyneco et du Cap-Verdien Stomy Bugsy. Ils n’étaient pas peu fiers de leur triomphe au concert de clôture du dernier FESPAM de Brazza!
Loin de ces éclats médiatiques, je préfère terminer cet article bien trop lacunaire par un hommage à Rido Bayonne : né en 1947, ce percussionniste des Bantous de la Capitale, installé en France depuis 30 ans, fou de blues, de funk, de jazz et de musiques antillaises, y a réussi son « intégration » mieux que tout autre Congolais… au point d’y être adopté par la ville qui par hasard porte son nom, et de gagner le pari que tant de musiciens du cru n’arrivent pas à tenir : faire vivre un grand orchestre, et lui faire jouer sa propre musique, de plus en plus éclectique mais toujours très enracinée. On peut suivre régulièrement les étapes de sa formidable aventure au Baiser Salé, un merveilleux club « afro-jazz » du quartier des Halles (4), à la fois si accueillant et minuscule que les musiciens y sont parfois plus nombreux que les auditeurs. Merci à Maria et à tous les auteurs de ce miracle… Le Congo à Paris, c’est la grosse fête à Bercy avec Koffi Olomide, mais c’est aussi une soirée intime et torride avec Rido Bayonne au Baiser Salé !

(1) Théophile Obenga : « Littérature traditionnelle des Mbochi » (Présence Africaine, 1984). A lire aussi : Sylvain Bemba : « 50 ans de Musique du Congo-Zaïre » (Présence Africaine) ; Manda Tchebwa : « Terre de la Chanson » (Afrique Editions / Duculot) ; Pi-Aubin Mabika : « La chanson congolaise » (à compte d’auteur, contact par fax : 02 35 62 15 70).
(2) Champeta Criolla, vol. 1 & 2 (2 CDs Palenque / Night & Day).
(3) Papa Noël vient d’enregistrer en Angleterre un merveilleux CD en duo avec le jeune guitariste cubain Adan Pedroso (Yard High / Night&Day).
(4) Le Baiser Salé, 58 rue des Lombards, 75001 Paris. T : 01 42 33 37 71.
///Article N° : 2122

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