Printemps des poètes. Jihad

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Africultures célèbre la poésie. Initiée en 2013, la série le Printemps des poètes continue avec des artistes du monde entier. Simplement parce que la poésie est « peut-être la meilleure manière pour communiquer avec l’intime, l’invisible, et les autres » (1).

Triste est l’époque
Opaque et glauque

Au siècle des lumières éteintes

L’humanité sombre

Dans la pénombre mortifère

Mon frère

Où sont passés les Hommes ?

Oui, où sont passés les Hommes,
De paix, de bien, de liens ?

Des monstres médiatiques

Décapitent nos espoirs

On nous tue
Nous assassine
Pour un rien

Une terre, l’appât du pouvoir ou du gain

Et même au nom de Dieux

Sensés être justes et miséricordieux 

Des insensés nous tuent
Nous assassinent
Aux quatre coins
Du globe 

Avec ou sans

Raison
Le sang
Coule 

Sur le monde


Où sont passés les Hommes
De paix, de bien, de liens ?

Oui, où sont passés les Hommes ?


Nous sommes en guerre

C’est le jihad

Contre nous-mêmes

Contre nos rêves
Alors que pleuvent les poèmes

Mais que peuvent les poèmes ?


Rien

A part nous rappeler

A l’ordre de nous-mêmes

Et de notre humanité fragile

Que peuvent les poèmes ?


Rien, et c’est déjà beaucoup


Certains prônent et sèment 

La destruction, la division

Le chaos

Et la mort

D’autres, poètes, chantent encore 

La vie, l’union

La révolte
Et l’amour

Pour toujours

Les poètes sonnent
L’alarme 

Le jihad

Contre l’immonde

La barbarie
Et la vulgarité du monde

(1) Citation de Yanick Lahens. Extrait de la vidéo « A quoi sert la poésie ? A quoi sert la littérature? « ///Article N° : 12475

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