Sylvie Kandé entre deux rives

Entretien de Boniface Mongo-Mboussa avec Sylvie Kandé

Révélée au public en 2000, avec l’étonnant Lagon lagunes (postface de Glissant), Sylvie Kanderevient onze ans après, avec une épopée en trois chants : La quête infinie de l’autre rive, qui est une médiation poignante sur la passion de l’ailleurs, avec en creux une interrogation : que serait le visage de notre monde contemporain si l’expédition de Bata Manden Bori vers l’Amérique avait triomphé. Lire la Phase critique de Nimrod : [ici]

Votre premier texte était dédié à Marie Ndiaye ; le second est dédié au grand historien Joseph Ki-Zerbo. Est-ce que ce jeu de dédicace entre l’écrivain et l’historien ne résume pas finalement votre propre itinéraire ? À la relecture d’En famille, je reste très émue par la finesse d’analyse et la créativité formelle déployées par Marie Ndiaye dans ce grand roman du métissage au féminin. Ce texte m’incita à reconstruire, sous forme de fragments et en prose poétique, une autre expérience métisse, celle d’une femme née en métropole au milieu des tensions suscitées par la guerre d’Algérie et les indépendances africaines, et travaillée de surcroît par son “aventure ambiguë” avec l’Afrique : c’est Lagon, lagunes. Avec Joseph Ki-Zerbo, c’est encore d’indépendance qu’il s’agit. Celui-ci a en effet oeuvré pour l’institutionnalisation ...

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Sylvie Kandé
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