Hommage à Édouard Glissant

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Il est des chênes qu’on abat, des irokos qui tombent ; il est aussi des « acomas de plus de cent mille ans » qui finissent par s’effondrer (1). Parmi ces géants de plus haute frondaison, quelques-uns sans doute, davantage détachés de leur cri ou de leur essence, laissent en se dessouchant, non un vide mais une soudaine trouée de lumière. Mais Édouard Glissant que nous enfermons dans l’écorce d’un de ces arbres innommés (à seule fin de nous inventer sur lui, ne serait-ce que le temps d’un cillement, quelque prise ultime et dérisoire) ne se serait-il pas gaussé de cette métaphore verticale, où hauteur de fût est donnée pour qualité de bois ? En dépit de ses enseignements, comme il résiste ce trope de l’arbre généalogique que le XVI...

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