Bâton Rouge

Petite note liminaire obligée Lorsque j’invitai Édouard Glissant à venir faire une série de conférences à l’Université de Louisiane, à Bâton Rouge, où j’étais alors un tout jeune professeur, je ne me doutais pas qu’il passerait, en terre américaine, de si longues années. J’enseignais, ces années-là, un « graduate seminar » – séminaire de IIIe cycle – sur son œuvre et étais membre du comité directeur du centre d’Études françaises et francophones de Louisiana State University (LSU) dont Édouard Glissant prendrait, plus tard, la direction. Mes étudiants et moi-même avons accompagné les premiers pas d’Édouard Glissant dans ces Amériques-là, ce sud de l’Amérique du Nord dont il découvrait la singulière saveur après en avoir approché la dure complexité dans les romans de William Faulkner. L’enthousiasme de mes étudiants – et, bien sûr, le mien – notre ferveur, notre sollicitude infatigable, notre admiration éblouie et constante le convainquirent de revenir à LSU puis de s’y installer pour y occuper la chaire d’Études françaises et francophones. La mémoire de ces temps de découverte, pour Édouard Glissant, d’une Louisiane aussi créole que sa Martinique natale, le souvenir de ces jours d’effervescence intellectuelle, de fêtes et de travail m’accompagnent depuis longtemps. C’est la raison pour laquelle cette petite note liminaire – obligée et inchangée – précède désormais chacun de mes textes publiés en hommage à &Ea...

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