Bâton Rouge

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Petite note liminaire obligée Lorsque j’invitai Édouard Glissant à venir faire une série de conférences à l’Université de Louisiane, à Bâton Rouge, où j’étais alors un tout jeune professeur, je ne me doutais pas qu’il passerait, en terre américaine, de si longues années. J’enseignais, ces années-là, un « graduate seminar » – séminaire de IIIe cycle – sur son œuvre et étais membre du comité directeur du centre d’Études françaises et francophones de Louisiana State University (LSU) dont Édouard Glissant prendrait, plus tard, la direction. Mes étudiants et moi-même avons accompagné les premiers pas d’Édouard Glissant dans ces Amériques-là, ce sud de l’Amérique du Nord dont il découvrait la singulière saveur après en avoir approché la dure comp...

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