Relation et littérature

En écho à Goethe et à Edouard Glissant, la notion de relation ne permet-elle pas d’éviter une relation culturelle et littéraire verticale entre un centre et ses périphéries ?

« Seule l’imagination peut faire aujourd’hui que le monde soit autre chose que roc foudroyé ou qu’un écho détruit « . Aimé Césaire

Dans une Modernité déliquescente et angoissante, la Poétique de la relation suggérée par Édouard Glissant prône une mise en rapport féconde de la diversité humaine. L’immersion du monde contemporain dans un processus ininterrompu de créolisation imprévisible met en crise la prétention dominatrice de la culture occidentale comme racine-unique au profit d’une identité-rhizome ouverte. En tant que force d’unité et de diversalité (Bernabé, Chamoiseau et Confiant) libératrices, la Relation fonde donc une conscience interculturelle et un rapprochement à l’altérité : elle ne demeure pas moins une révélation à la fois critique et utopique qui inaugure un espace inédit de connivence des identités éclatées, par-delà les cultures, les ethnies et les Histoires. De nos jours, la valeur d’une seule littérature ne peut se légitimer en référence universelle. Ainsi, l’esthétique de la Relation ainsi que l’art de la traduction, en assumant la fonction de  » raccordement  » des différentes opacités culturelles, institue un décentrement des littératures d’ici et d’ailleurs. Part...

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