Même le vent…

De Laurence Attali

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Je me souviens qu’une fois, interrogée sur le pourquoi de sa relation avec l’Afrique, Laurence Attali avait répondu :  » une histoire d’amour, bien entendu « . C’est ce que nous raconte Même le vent… sur un mode subtil : ce court dédié  » à mon ange gardien  » mêle admirablement rencontres et poésie pour dire l’amour d’un pays, le Sénégal, et de sa langue, le wolof,  » une langue que j’ai l’impression de comprendre « . Placé d’emblée sous le signe de Djibril Diop Mambety qui ne cessait de se demander où va le vent, il lui empreinte cette parodie ludique qui fait par exemple qu’après avoir parlé de mâle et de femelle, on rencontre la styliste Oumou Sy traînant une pesante malle… Ce film plein de lumière communique une heureuse jubilation, celle d’un Cheikh Lô développant à plaisir les salutations rituelles ou d’une Isseu Niang, grande actrice sénégalaise, susurrant qu' » un corps amoureux en vaut deux « . Et si en définitive il y a demande en mariage, c’est avec le vent, pour apprendre à regarder la face cachée des choses.

18′, 35mm, avec Laye Diack et Bettina Kee, Autoproduction (+33 1 43 29 57 37, [email protected]) ///Article N° : 1029

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