Au bout du fleuve

D'Imunga Ivanga

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 » Certains personnages de notre vie sont le fruit de notre imagination « , dit un voix-off tandis que la caméra épouse la cime des arbres en descendant le fleuve.  » Il était une fois ma propre histoire…  » Elle commence par la fuite sur le fleuve, alors que l’Ekuya, génie malfaisant de la forêt, vient de tuer le père et d’incendier la case. La jeune fille sera recueillie par une femme qui l’appellera Owanga,  » la lueur de l’aube « . Une relation maternelle se met en place mais, traumatisée, comme le Wend Kuuni de Gaston Kaboré, Owanga ne parle pas. Elle ne retrouvera la parole qu’en tuant le génie, accomplissant la rupture entre l’imaginaire et la réalité… Le temps du film coule comme le fleuve de la vie et l’histoire d’Owanga, directement puisée dans la narration orale, nous rappelle avec finesse et douceur que dans la grande initiation de la vie, dominer ses peurs revient à luter avec ses propres démons.

25′, 35mm, omyéné/français. Prod : Ateliers de l’Arche (01 47 70 70 40) et Cenaci Gabon, 1999. ///Article N° : 1028

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