Dôlè (l’argent)

D'Imunga Ivanga

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« Dôlè » s’adresse clairement à un public jeune, qui vibre au Sud comme au Nord à cette chronique sans misérabilisme de cette bande des quatre des matitis, les quartiers pauvres de Libreville, qui font les 400 coups pour réaliser leurs rêves ou régler leurs problèmes. Leurs rêves ? Devenir rapeur professionnel, capitaine au long cours, boxeur etc. Leur problème ? L’argent ! Tous rêvent de devenir millionnaires grâce au Dôlè, le jeu où l’on gratte et l’on gagne si on a trois perroquets alignés. Mais Mougler doit aussi trouver de quoi acheter les médicaments nécessaires à la survie de sa mère malade. Avec Baby Lee, Joker et Akson, ils vont monter les coups les plus ambitieux qui seront autant d’amusants suspenses. Chronique urbaine qui rappelle avec l’histoire de ces jeunes livrés à eux-mêmes que l’essentiel est de prendre sa vie en main, « Dôlè » délivre beaucoup d’humanité. On lui voudrait un fil conducteur plus accrocheur pour rentrer à fond dans l’histoire de ces jeunes mais un rythme bien enlevé desservi par une belle image et une musique qui vaut son CD contribuent à faire de ces quatre jeunes une bande qui ne s’oublie pas. Un film qui vaut son pesant d’or à côté des lavasseries déclinées aux jeunes à longueur de temps sur les télévisions.

92 min, 35 mm, avec David Nguema Nkoghe, Emile Mepango, Roland Nkeyi, Evrard Elle Okoue. Prix spécial du jury à Cannes junior et Tanit d’Or au festival de Carthage. Sortie France le 10 janvier. ///Article N° : 1701

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