Événements

Festival International du Film Insulaire de l’île de Groix 2010
10ème édition

Français

Le Festival International du Film Insulaire fête ses 10 ans !
du 17 au 22 août 2010

Groix, carrefour des îles du monde

C’est au vocable créole Lyannaj que nous dédions notre 10e édition. Formidable langue créole qui nous offre ce mot en partage… Littéralement « lianer », c’est nouer, relier, vivre ensemble, et faire ensemble. Or depuis 2001, notre propos est justement de créer ce « Lyannaj » à Groix. Les insulaires et les amoureux des îles s’y retrouvent autour du cinéma, de la musique, des débats et des expositions.

A Groix comme à Port Lay, pas de barrières entre public, bénévoles, invités, artistes ou réalisateurs. Ici, toutes et tous se mélangent, discutent, s’engueulent ou même tombent en amour. Au fil des années et des amitiés, notre famille des îles s’est élargie. Le F.I.F.I.G. met le cap en 2010 vers les îles du monde déjà invitées lors des précédentes éditions.

Rendez-vous à Groix du 17 au 22 août pour toutes les retrouver : Marquises, Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre et Miquelon, Haïti, Guadeloupe, Cuba, île Maurice, Madagascar, La Réunion, Cap Vert, sans oublier Groix et nos îles sœurs du Ponant.

Affiche signée Paul Bloas. Cet artiste peintre brestois colle ses géants de papier sur les murs de France et à l’étranger depuis vingt ans. De Bordeaux à Beyrouth, de Brest à Madagascar. Nous avions eu le plaisir de l’accueillir en 2006 pour exposer et projeter « Mada, debout de terre et d’eau ». Ce personnage a été collé par Paul pour la première fois à Calvi, en hommage aux malgaches emprisonnés en Corse, suite à la l’insurection de l’île rouge de 1947, et la terrible représsion du pouvoir colonial français. Le visuel du festival exprime la nostalgie, la « saudade » d’un être qui s’enivre et se berce des parfums et des images de son île coeur.

Îles invitées

> Haïti
Documentaires
Chronique d’une catastrophe annoncée Haïti
The Agronomist Haïti
Le profit et rien d’autre Haïti
Les illuminations de Madame Nerval Haïti
Haïti, le pays du dehors Haïti
Des hommes et des dieux Haïti
Fictions
Âme Noire Haïti
Royal Bonbon Haïti
Moloch Tropical Haïti

> Guadeloupe / Martinique

Fiction
La femme qui passe Guadeloupe
Documentaires
Contes de cyclones en septembre Guadeloupe
Doubout Guadeloupe
Barè Martinique
La Guadeloupe, une colonie française? Guadeloupe
Le pays à l’envers Guadeloupe
Ma grena et moi Guadeloupe
Outre-mer, Outre-tombe Guadeloupe
Zétwal Martinique

> Cuba
Documentaires
Monteros Cuba
Les Russes à Cuba Cuba
Yo también te haré llorar Cuba
Por primera vez Cuba
Ochoa, la dernière mission Cuba
La cuchufleta Cuba
Las camas solas Cuba

> Madagascar

Documentaires
Mahaleo Madagascar
Angano…angano… Madagascar
Madagascar, 7 mois de chaos Madagascar
Mada, debout de terre et d’eau Madagascar
2 euros à Madagascar Madagascar
La pêche à Ambila Lemaitso Madagascar
En direct Madagascar
Fictions
6h58 Madagascar
La tortue Madagascar
La bulle Madagascar
Le rouge du paradis Madagascar
Ilm / Le Savoir Madagascar
Cinemahantra, le cinéma du pauvre Madagascar

> La Réunion / Île Maurice
Le grand petit monde de la rivière des Roches La Réunion
La Boutique des temps modernes La Réunion
Alain Peters La Réunion
Après la plage Île Maurice
Rendez-vous avec Vénus Île Rodrigues (Maurice)

> Marquises / Nouvelle-Calédonie

Lucien Roo Kimitete, un homme de la terre des hommes Île de Nuku Hiva
Tjibaou, le pardon Nouvelle-Calédonie
Femme chef de clan Nouvelle-Calédonie
Sous le vent de l’usine Nouvelle-Calédonie

> Cap-Vert

Batuque Cap-Vert
La note verte Cap-Vert

> Terre Neuve / Saint-Pierre et Miquelon

Miquelon, un théâtre en hiver Île de Miquelon
Terre-Neuve Île de Terre-Neuve


PALMARES 2010
Composition du Jury
:

Le jury composé de: Véronique Pondaven (réalisatrice); Mehdi Lallaoui (réalisateur); Gilles Elie-dit-Cosaque (réalisateur, photographe, graphiste); Jean-François Pahun (réalisateur); Sylvaine Dampierre (réalisatrice guadeloupéenne); Nantenaina Lova (réalisateur malgache); Patrice Gérard (réalisateur)

>> Prix du public

« Le premier Rasta » d’Hélène Lee

France / 2010 / 60′ / Tourné en Jamaïque
C’est l’étonnante histoire de Leonard Percival Howell et, autour de lui, des premiers rastas. Il s’agit d’abord d’un voyage sur les traces de Howell, à travers la Caraïbe, sur les chantiers de Panama et dans le New York de Marcus Garvey et de la Harlem Renaissance. Au retour en Jamaïque, les débuts du mouvement sont marqués par les persécutions policières. Incarcéré, bafoué, enfermé comme fou, Leonard Howell alias le Gong, ressort inébranlé de ces épreuves. Son charisme illumine le Pinnacle, la première communauté rasta, qui compte jusqu’à quatre mille cinq cents membres et devient la première entreprise industrielle de production de marijuana. Mais, dès la fin des années 1950, la communauté est contrainte de s’éparpiller, disséminant l’enseignement rasta dans tous les ghettos de l’île. Un jeune chanteur du nom de Bob Marley adopte le surnom du leader « Tuff Gong » et son message. Le reggae est prêt à exploser. Au-delà des clichés rastas, joint, reggae et locks, Hélène Lee – réalisatrice, journaliste et critique musicale – donne une vision inédite d’un mouvement aux racines complexes. L’itinéraire exceptionnel d’un homme grâce auquel un peuple d’esclaves a réappris la fierté et imposé sa culture au monde.

>> Prix Ile d’Or

« El Futuro es hoy » de Sandra Gomez

Cuba / 2009 / 35′ / Tourné à Cuba
Tourné entre 2006 et 2008, ce documentaire s’attache moins à évoquer un sujet précis qu’à évoluer autour d’un thème : la vie à la Havane, une attente diffuse. Sept personnes se confient, se complétant et se contredisant mutuellement. Toutes, d’une manière ou d’une autre, ont un lien avec le Malecón, la voie littorale de la Havane, l’endroit où la ville s’ouvre sur l’horizon.

>> Prix Lucien Kimitete

« Via! Via! Circulez! » de Dorine Brun

France / 2009 / 52′ / Tourné à Palerme, Italie
« Via, via ! » c’est avec ces mots que les voituriers font circuler les automobilistes à Palerme. Ces parcheggiatori font partie du décor et chacun d’entre eux règne sur une des places du centre historique de la capitale sicilienne. Apparemment illégaux, ils laissent le profane perplexe : Qui sont ces hommes ? Comment sont-ils payés ? Pour qui travaillent-ils ? C’est avec ce questionnement naïf que Dorine Brun est allée à la rencontre de chacun d’entre eux. En s’obstinant à mettre au jour leur raison d’être, leur travail, leur mode de vie, leurs rapports avec les usagers et les autorités, ce film nous fait découvrir la société sicilienne et ses contradictions : un système où la règle pour survivre est d’inventer sa propre loi. Dans ce pays du silence, la parole est difficile mais possible, surtout si elle est théâtrale. Celle des voituriers est toujours haute en couleur, mais ce masque du spectacle les protège aussi des révélations qu’ils font. Dans cette succession de portraits, vivants, humains, truculents, se compose un tableau de la Sicile en proie aux maux que tout le monde connaît mais sur lesquels personne n’ose mettre les mots qui fâchent.

>> Mentions spéciales du jury

« La dérive douce d’un enfant de Petit-Goâve » de Pedro Ruiz

Canada / 2010 / 84′ / Tourné à Haïti
Connu pour sa détermination, sa force, son honnêteté parfois brutale et inconfortable, son regard lucide, Dany Laferrière – écrivain – est un homme assoiffé de littérature, amoureux de la vie. Dans ce film, on l’accompagne dans une douzaine de villes dont Montréal, Paris, New York, Port-au-Prince jusqu’au mythique village de pêcheurs, Petit-Goâve. La promenade en Haïti, pays de contrastes où un bonheur sensuel côtoie une violence anarchique, nous mène à une réflexion sur le pays de son enfance et celui d’aujourd’hui, principale source de son inspiration, et sur l’exil. Plus qu’un voyage physique, ce voyage cinématique fascinant nous plonge dans l’imagination déchaînée de l’auteur.

« Madagascar, carnet de voyage » de Bastien Dubois


France / 2009 / 12′ / Animation
La Famadihana, coutume malgache qui signifie retournement des morts, donne lieu à d’importantes festivités, à des danses et des sacrifices de zébus, mais démontre surtout l’importance du culte des anciens dans la société malgache. L’histoire est racontée en carnet de voyage, retraçant le parcours d’un voyageur occidental confronté à ces différentes coutumes. Les pages du carnet se tournent, et les dessins s’animent.