Événements

Dockanema 2011
6è édition du festival de documentaire Dockanema, qui se déroule chaque année à Maputo, capitale du Mozambique.

Français

Le 9 septembre prochain commencera la 6è édition de la Dockanema, avec près de 80 films et plusieurs activités parallèles.
La Dockanema, qui existe depuis 2006, est aujourd’hui considérée comme l’un des événements les plus importants de l’agenda culturel du pays. Depuis sa création, le festival a su se donner une réputation de professionnalisme et de qualité artistique, petit à petit reconnue dans la sous-région, en Afrique et à l’international.
Cette année, le programme se divise en six sections et trois programmes spéciaux. Pour commencer, les sections  » Fenêtre Ouverte « , où seront présentés une sélection de films d’origines et de thématiques diverses, sous-titrés en Portugais ;  » Original Docs « , qui comprend des films de grande qualité thématique et/ou artistique, sous-titrés en Anglais ou en Français ; et  » Sal da Terra « , avec des films mozambicains et/ou tournés au Mozambique.
Il y aura également un programme focus sur l’Espagne, sélection de films d’actualité présentés lors de la Documenta Madrid 2011 – dont certains tournés en Afrique – qui offrira un panorama du documentaire en Espagne et de son intérêt pour les questions de développement économique et social.
La section  » Sport  » est une sélection internationale de documentaires sur le phénomène du sport, tandis que se dérouleront à Maputo les Jeux Africains 2011.
Tous les ans la Dockanema cherche à mettre en lumière la cinématographie mozambicaine et à la présenter au public. Cette année, la section  » Mémoire  » sera une rétrospective du cinéaste chilien Rodrigo Gonçalves, qui a vécu au Mozambique dans les années 1980 et y a réalisé plusieurs films, miroirs du pays à cette époque.
Dans la section  » Hommage « , c’est le documentariste italien Vittorio de Seta qui sera célébré.
La jeune réalisatrice Raquel Scheffer fera également l’objet d’un programme spécial.
Pour finir, le programme spécial  » Video Arte « , qui suscite l’adhésion d’un public de jeunes artistes locaux, sera reconduit cette année.

Le mot de Pedro Pimenta, directeur du festival :

« Lors de l’ouverture de la première édition de la Dockanema en 2006, je me souviens avoir utilisé la phrase du réalisateur chilien Patricio Guzmán  » Un pays sans documentaire, c’est une famille sans album photo « . J’aime beaucoup cette idée du documentaire comme soutien à la mémoire d’un peuple, d’un pays, d’une communauté, d’une famille. Aujourd’hui encore je m’inspire de cette phrase, à chaque édition du festival.

Cette année, pour la sixième édition de la Dockanema, ma volonté est aussi de rappeler, de ne pas permettre d’oublier, l’importance du documentaire pour notre société, et particulièrement pour notre mémoire collective.

Il ne pouvait pas y avoir de meilleur choix, pour l’ouverture de la 6è Dockanema – une édition qui se propose de rendre hommage au cinéaste Ruy Guerra – que le film de Patricio Guzmán, Nostalgie de la lumière, pour réaffirmer une fois de plus cet objectif.

Les premiers films de Patricio Guzmán ont été montrés au Mozambique peu après l’indépendance, et il est l’un des rares réalisateurs dont l’oeuvre complète a été projetée dans notre pays. J’ai choisi Nostalgie de la lumière car il est, d’après moi, le meilleur exemple existant du documentaire comme mémoire d’un peuple.

Ruy Guerra fait partie de l’histoire du cinéma de ce pays et l’hommage que la Dockanema lui réserve n’est que trop tardif.

Tout cela me ramène à la notion de mémoire, pour boucler la boucle, depuis où nous étions quand nous avons commencé à voir et à entendre le cinéma, jusqu’où nous sommes à présent. Et par dessus tout, ce que nous ressentions à l’époque et ce que nous ressentons aujourd’hui.

A une époque où l’on évoque de plus en plus la notion d’économie créative comme alternative possible pour le développement du Mozambique, je me demande si, dans les réflexions en cours, le rôle et la fonction du spectateur – c’est à dire du premier consommateur de notre cinéma – n’ont pas tendance à être oubliés.

Il est important de rappeler que la création d’un cinéma national avait, à l’origine, comme vocation essentielle de permettre au public mozambicain de se regarder à travers ses propres images et de s’y identifier. Beaucoup de choses ont changé depuis lors, mais les stratégies qui oublient cette nécessité fondamentale sont vouées à l’échec.

Important aussi sans doute de repenser nos modèles de structuration pour le développement du cinéma au Mozambique. Je pense que nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de penser à la production sans penser à des alternatives sérieuses et durables pour la diffusion. Je pense aussi que des idées nouvelles basées sur des modèles anciens ne peuvent obtenir les effets désirés.
Notre mémoire collective doit se rappeler que le cinéaste Ruy Guerra s’est engagé pour que le pays se dote, déjà à l’époque, d’un circuit de diffusion populaire, qui facilite l’accès et la consommation du cinéma mozambicain, qui faisait alors ses premiers pas.

En réponse – par avance – à une question qu’on me pose chaque année : il n’y a rien de nouveau dans cette édition. Notre volonté reste toujours la même, nos objectifs ne varient pas : montrer ce qui se fait de mieux au Mozambique et dans le monde, les nouveaux regards et les nouveaux styles, et permettre un meilleur contact entre les professionnels du secteur, locaux ou étrangers.

Pour finir, et faire une brève évaluation de ces dernières années, je porte un toast à la plus grande visibilité que la Dockanema a donnée au documentaire mozambicain. Je félicite également les nombreuses initiatives cinématographiques qui s’organisent régulièrement dans notre pays. Je parle des festivals de cinéma au Núcleo de Arte et au Arte no Parke, du festival de courts-métrages KUGOMA, du festival CINEMAMEU d’Inhambane. C’est pour cette démocratisation de la culture et, dans ce cas précis, du documentaire, que nous organisons, tous les ans, la Dockanema. »


Liste des films projetés :

FILM D’OUVERTURE

NOSTALGIA DE LA LUZ, de Patricio Guzmán, Chili/France/ Espagne/Allemagne, 2010, 90′


SPORT (13)

EL ALUMNO, de Miguel Luna, Espagne, 2010, 38′
HAVE YOU HEARD FROM JOHANNESBURG?, de Connie Field, USA, 2010, 96′
LIFE IS NOT A HOME GAME, de Frank Pfeiffer/ Rouven Rech, Allemagne, 2010, 91′
MORE THAN JUST A GAME, de Junaid Ahmed, Afrique du Sud, 2005, 89′
MUNDIALITO, de Sebastian Bednarik, Uruguai/ Brasil, 2009, 75′
MY PLAYGROUND, de Kaspar Astrup Schröder, Danemark, 2010, 51′
ONE GOAL, de Sergi Agusti, Sierra Leone /Espagne, 2008, 26′
OUT OF THE ASHES, de Tim Albone/Leslie Knott/ Lucy Martens, UK, 2010, 86′
RIO BREAKS, de Justin Mitchell, USA, 2009, 85′
THE GAME MUST GO ON, d’Angeli Andrikopoulou et Argyris Tsepelikas, Grèce, 2010, 81′
THE TEAM, de Patrick Reed, Canada, 2010, 87′
THE TWO ESCOBARS, de Jeff Zimbalist et Michael Zimbalist, Colombie/USA, 2010, 100′
TIN TOWN, de Geoff Arbourne, Afrique du Sud, 2011, 29′


FENÊTRE OUVERTE (27)

A FALTA QUE ME FAZ, de Marília Rocha, Brésil, 2009, 85′
A OUTRA GUERRA, d’Elsa Sertório et Ansgar Schäfer, Portugal, 2010, 46′
ABOIO, de Marília Rocha, Brésil, 2005, 73′
ACACIO, de Marília Rocha, Brésil, 2008, 80′
ANDRE CYPRIANO: GUNS AND SLUMS PHOTOGRAPHER, de Iara Lee, USA/Brésil, 2011, 3’30
ANGELI 24 HORAS, de Beth Formaggini, Brésil, 2010, 25′
CESAR LOPEZ: TURNING GUNS INTO GUITARS, de Iara Lee, USA/Colombie/Brésil, 2011, 3’08
CULTURAS DE RESISTENCIA, de Iara Lee, USA, 2011, 73′
A DAY WITH LOWKEY & SHADIA MANSOUR, de Iara Lee, 2011, 6’23
CIDADÃO BOILESEN, de Chaim Litewski, Brésil, 2009, 92′
DIARIO DE UMA BUSCA, de Flávia Castro, Brésil/France, 2010, 105′
EVERY CHILD IS BORN A POET, de Jonathan Meyer Robinson, USA, 2002, 60′
FEEDING ROOTS, de Koulsy Lamko, Tchad/Mexique/Rwanda, 2010, 80′
FOR BETTER OR FOR WORSE, de David Collier, USA, 1993, 57′
GATWITCH FESTIVAL: SHOWCASING A NEW GENERATION OF AFRICAN ARTISTS AND ACTIVISTS, de Iara Lee, USA, 2011, 6’02
LES EGARES, de Christine Bouteiller, France/Cambodge, 2010, 58′
LEXXUS LEGAL, HIP HOP FOR SOCIAL CHANGE, de Iara Lee, USA, 3’04
LI KE TERRA, de Filipa Reis, João Miller Guerra et Nuno Baptista, Portugal, 2010, 65′
LOS DIOSES DE VERDAD TIENEN HUESOS, de Belen Santos Osario et David Alfaro Simon, Espagne/Portugal/Guinée Bissau, 2011, 90′
MV BILL:PEACE TO THE FAVELAS, de Iara Lee, USA/Brésil, 2011, 3’04
SERGIO, de Greg Barker, USA, 2008, 94′
TAMBORES, de Sérgio Raposo, Brésil/ Chine/ Qatar/ Portugal/ Zambie/ Mozambique, 2011, 71′
TERRA DEU, TERRA COME, de Rodrigo Siqueira, Brésil, 2010, 88′
THEMBO KASH: CARTOONING FOR INJUSTICE, de Iara Lee, USA/Congo, 2011, 4’35 »
VIRAMUNDO, de Geraldo SarnoBrésil, 1965, 40′
WELCOME TO TSUKIJI, de José Almena Redondo, Espagne/Japon, 2010, 23′


MEMORIAS DE RODRIGO GONCALVES (9)

AS CRIANCAS DE LHANGUENE, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1989, 25′
ESPUNGABERA, UM NOVO AMANHECER, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1987, 25′
MOCAMBIQUE, IMAGENS DE UM RETRATO, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1987, 12′
NKOMATI, O DIREITO DE VIVER EM PAZ, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1985, 25′
PAPA SAMORA, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1987, 12′
PENSAR ALTO, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1990, 30′
PINTORES MOCAMBICANOS, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1986, 32′
THE RIGHT TO SURVIVE, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1987, 20′
THE ROAD TO DEATH, de Rodrigo Gonçalves, Mozambique, 1990, 30′


O SAL DA TERRA (10)

CAMPO MEU FUTURO, de Gabriel Mondlane, Mozambique, 2011, 23′
EU, MUCAVELE, de Patrick Schmitt, Mozambique, 2011, 26′
GRANDE HOTEL, de Lotte Stoops, Mozambique, 2011, 70′
ITOCULO 2009, de Nuno Ventura Barbosa, Portugal/Mozambique, 2011, 61′
PFUNGUZA – NOEL LANDA, de Lionel Moulinhon Mozambique, 2011, 25′
SUBVERSES – CHINA IN MOZAMBIQUE, d’Ella Raidel, Mozambique/Autriche, 2011, 45′
THE ONE MINUTES JR, Mozambique, 2011
TIMBILA E MARIMBA CHOPE, d’Aldino Languana, Mozambique, 2010, 52′
VOZES DE MOCAMBIQUE, de Susana Guardiola et Françoise Polo, Espagne/Mozambique/ Portugal, 2011, 97′
WHY ARE THEY HERE? CHINESE STORIES IN AFRICA, de Yara Costa Pereira, Ghana/Lesotho/Mozambique, 2011, 35′


ORIGINAL DOCS (20)

0,56%, de Lorenzo Hagerman, Mexique, 2010, 93′
A SUD DI LAMPEDUSA, d’Andrea Segre, Italie, 2006, 31′
AN AFRICAN ELECTION, de Jarreth Merz, USA/Suisse, 2010, 89′
CHEMIA, de Pawel Lozinski, Pologne, 2009, 58′
CONGO IN FOUR ACTS, de Dieudo Hamadi, Divita Wa Lusala et Kiripi Katembo Siku, RDC/Afrique du Sud, 2010, 72′
DEL PODER, de Zaván, Espagne, 2011, 72′
DOLCE VITA AFRICANA, de Cosima Spender, France/UK, 2010, 59′
EL CERCO, de Nacho Martin, Espagne, 2005, 12′
EL NIÑO MIGUEL, de Nacho Martin, Espagne
HOMELESS, de Ditte Haarløv Johnsen, Danemark, 2010, 55′
KOUNDI ET LE JEUDI NATIONAL, d’Astrid Ariani Atodji, Cameroun/Allemagne, 2010, 86′
LIFE, de Patick Epape, Cameroun/Belgique, 2011, 74′
MY NAME IS AHLAM, de Rima Essa, Palestine/Israël, 2010, 74′
ROBERT MUGABE… WHAT HAPPENED?, de Simon Bright, Zimbabwe/Afrique du Sud, 2011, 82′
SURFING SOWETO, de Sara Blecher, Afrique du Sud, 2010, 82′
THE AXE AND THE TREE, de Rumbi Katedza, Zimbabwe, 2011, 42′
TO THE LIGHT, de Yuanchen Liu, Chine, 2010, 66′
UNFINISHED ITALY, de Benoit Felici, Italie, 2010, 32′
WAR CHILD, de Christian Karim Chrobog, USA, 2008, 90′


O MUNDO PERDIDO DE VITTORIO DE SETA

LU TEMPU DE LI PISCI SPATA, de Vittorio de Seta, Italie, 1954, 12′
ISOLE DI FUOCO, de Vittorio de Seta, Italie, 1954, 11′
PARABOLA D’ORO, de Vittorio de Seta,Italie, 1955, 12′
PASQUA IN SICILIA, de Vittorio de Seta, Italie, 1956, 9′
CONTADINI DEL MARE, de Vittorio de Seta, Italie, 1956, 10′
PESCHERECCI, de Vittorio de Seta, Italie, 1958, 11′
PASTORI DI ORGOSOLO, de Vittorio de Seta, Italie, 1958, 10′
I DIMENTICATI, de Vittorio de Seta, Italie, 1959, 20′


RAQUEL SCHEFFER

AVÓ, de Raquel Scheffer, Portugal, 2009, 11′
NSHAJO, de Raquel Scheffer, Portugal, 2011, 8′


Começa já no próximo dia 9 de Setembro a 6º edição do Dockanema com cerca de 80 filmes e diversas actividades culturais paralelas.
Tendo começado em 2006, o Dockanema é hoje considerado um dos mais importantes acontecimentos do calendário cultural nacional. Desde a sua criação, o festival soube gradualmente impôr uma reputação de organização profissional e de qualidade artística, cada vez mais reconhecida na região, em África e internacionalmente.
Este ano, o programa divide-se em oito secções, nomeadamente a Janela Aberta, onde será apresentada uma selecção de títulos de qualidade, de origens e temáticas diversas, em versão legendada em português, o Original Docs, que contará com títulos de grande qualidade temática e/ou artística, com legendas em inglês ou francês e o Sal da Terra, com títulos mocambicanos e/ou rodados em Mocambique.
Também terá a secção Foco Espanha, que passará por uma selecção de títulos da actualidade, integrados no Documenta Madrid 2011, alguns rodados em África, que oferecem um panorama do documentário em Espanha e do seu interesse pelas temáticas relacionadas com o desenvolvimento económico e social, e a secção Doc Sports, que consiste numa selecção internacional de documentários sobre o fenómeno do desporto, aproveitando a proximidade temporal dos Jogos Panafricanos em Maputo.
Todos os anos o Dockanema procura resgatar elementos da cinematografia mocambicana e devolvê-los ao público. Este ano, na secção Memória, será apresentada uma retrospectiva do cineasta chileno Rodrigo Gonçalves, que, tendo vivido em Mocambique nos anos 80, realizou vários filmes, que constituem um espelho do país na época.
Na secção Homenagem, celebramos o documentarista italiano Vittorio de Seta.
E por fim, na secção 25 Frames haverá espaço para a Video Arte que, todos os anos, suscita a adesão de um público de jovens artistas locais.

Apresentação do Director Pedro Pimenta :

« Ao abrir a 1ª edição do Dockanema, em 2006, lembro-me de ter usado a frase do realizador chileno, Patrice Guzman, « Um país sem documentário é como uma família sem fotografia ». Gosto muito desta ideia do documentário resgatar a memória de um povo, de um país, de uma comunidade, de uma família. Ainda hoje me inspiro na mesma frase, a cada edição deste festival.
Este ano, quando vamos na sexta edição do Dockanema, o meu propósito é também de relembrar, e sobretudo não deixar esquecer, a importância do documentário na nossa sociedade, e sobretudo na nossa memória colectiva.

Não poderia haver melhor escolha, ao abrir o 6º Dockanema, que o filme de Patrício Guzman « Nostalgia da Luz « , numa edição que se propõe render homenagem ao cineasta Ruy Guerra, para mais uma vez reafirmar esse propósito.
Os primeiros filmes do Patrice Guzman foram mostrados em Moçambique logo após a independência, e ele é um dos raros realizadores cuja toda a obra cinematográfica foi mostrada no nosso país. Escolhi a Nostalgia da Luz, por ser, na minha opinião, o melhor exemplo disponível do documentário como memória de um povo.
O Ruy Guerra faz parte da história do cinema deste país e a homenagem que o Dockanema lhe reserva só peca por ser tardia.

Tudo isso me remete à noção de memória, do fecho de um círculo, de onde estávamos quando começámos a vê-lo e a senti-lo, e onde estamos agora. Sobretudo do que sentíamos na altura e o que sentimos hoje.
Numa altura em que se fala cada vez mais da noção da economia da criatividade como alternativa potencial para o desenvolvimento de Moçambique, questiono-me se, nas reflexões em curso, o papel e a função do espectador – isto é, do consumidor primeiro no nosso cinema – não tendem a ser esquecidos.

Urge lembrar que o propósito essencial da criação de um cinema nacional teve, na altura, como centro fulcral da sua existência, a possibilidade do público mocambicano rever-se e identificar-se com essas imagens. Muito terá mudado desde então, mas estratégias que não incluem essa necessidade fundamental estão votadas ao insucesso.
Urge também sem dúvida repensar os modelos de estruturação para o desenvolvimento do cinema em Moçambique. Penso que não nos podemos dar ao luxo de pensarmos em produzir sem alternativas sérias e sustentáveis de difusão. Penso também que novas ideias baseadas em modelos antigos não podem surtir os efeitos desejados.
A nossa memória colectiva deve ainda lembrar-se que o cineasta Ruy Guerra empenhou-se para que o país se dotasse, já nestes anos, de um circuito popular que facilitasse o acesso e o consumo do cinema nacional, que dava os primeiros passos nessa altura.

E respondendo desde já a uma pergunta que me fazem todos os anos: não há nada de novo nesta edição. O nosso objectivo é sempre o mesmo, as nossas metas são as mesmas: mostrar o que de melhor se faz em Moçambique e no mundo, novos olhares, formas de trabalhar, e potenciar um maior contacto entre profissionais do ramo, nacionais e estrangeiros.

Para finalizar, e fazendo um pequeno balanço dos últimos anos, brindo à maior visibilidade que o Dockanema deu ao documentário moçambicano. Dou também os parabéns às várias iniciativas cinematográficas que já são organizadas regularmente no nosso país. Falo das mostras de cinema no Núcleo de Arte, no Arte no Parke, do festival de curta-metragem KUGOMA, do festival CINEMAMEU de Inhambane. É por esta democratização da cultura, e neste caso, do documentário, que organizamos, todos os anos, o Dockanema. »

Introduction of the Director Pedro Pimenta :

« At the opening of the 1st edition of Dockanema in 2006, I remember using a quote from the Chilean director, Patricio Guzman, « A country without documentaries is like a family without photographs ». I really like the idea of documentaries safeguarding the memories of a people, a country, a community, a family. To this day I draw inspiration from that phrase for each edition of this festival.
This year, as we embark on the sixth edition of Dockanema, my purpose is also one of remembrance, so that we do not forget the importance of documentaries in our society, and above all in our collective memory.
To reaffirm this purpose once more, there could be no better choice for the opening of the 6th Dockanema than the Patrício Guzman film « Nostalgia da Luz », in an edition intended to pay homage to the master filmmaker Ruy Guerra.

The early films of Patricio Guzman were shown in Mozambique soon after independence and he is one of the few film directors whose complete cinematographic works have been shown in our country. I chose « Nostalgia for the Light » because it is, in my opinion, the best example we have of the documentary as the memory of a people.
Ruy Guerra is part of the history of cinema in this country and the homage paid to him by Dockanema is somewhat overdue.

This all takes me back to the idea of memory, to closing the circle, from where we were when we began watching and experiencing films to where we are now, but mainly what we felt then and what we are feeling today.
At a time when people are speaking more and more about the idea of a creative economy as a possible alternative for development in Mozambique, I wonder if, in the course of all the current cogitation, the role and function of the audience, that is to say the prime consumer of our cinema, do not tend to be ignored.
We must remember that the very heart, the essential purpose of the creation of a national film industry then was to give the Mozambican public the opportunity to view and identify with these images. Much has changed since those days, but any strategy that fails to encompass this fundamental need is destined to flop.
Furthermore, we must rethink the models for organising the development of cinema in Mozambique. I believe that we have to forego the luxury of thinking about productions without having serious and sustainable alternatives for distribution. I also think that new ideas based on old models are not going to achieve the desired effects.
Our collective memory should still remember that the filmmaker Ruy Guerra worked hard so that the country could by now have a public system that would give people access to Mozambican cinema, which at that time was in its infancy.

And to answer the question that I am asked every year: there is nothing new in this edition. Our objective remains the same, our targets are the same: to show the best of what is being made in Mozambique and in the world, new ways of looking at things and of working; and also to provide opportunities for more contact between Mozambican and foreign film-industry professionals.

Finally, taking stock of the last few years, I would like to hail the growing visibility that Dockanema has given to Mozambican documentary films. Congratulations also go to the various cinema initiatives that are organised regularly in our country. I am referring to the film shows at the Núcleo de Arte and Arte no Parke, to the KUGOMA festival of short films and the CINEMAMEU festival in Inhambane. Support for such democratisation of culture, in this case documentary films, is the reason why, every year, we hold Dockanema. »


Equipa / Contactos

Direcção e Programa: Pedro Pimenta

Coordenação Programação: Marion Berger & Marina Torre

Textos e Imprensa: Marta Curto, Vavy Borges, José Luís Cabaço

Relações Públicas: Iva Garrido

Produção: Filipa Pontes

Projecto gráfico: Gabriel Borges

Tradução Textos: Frances Christie & Zita Costa

Coordenação Programa vídeo Arte: Rita Neves

Coordenação Programa Universitário (UEM): Miguel Prista

Coordenação Actividades Profissionais: Ana Correia

Coordenação Convidados: Marilia Pessane

Projeccionistas: Pedro Francisco (Teatro Avenida), Malima Buduio (CCFM), Marcus Chilaule (CCBM), Jorge Muchate (FLCS)


CONTACTOS
Av. do Zimbabwe 1348 – Maputo – Moçambique
Tel: (+258) 21 497704
Tel/Fax: (+258) 21 497140
e-mail: info@dockanema.org

Marta Curto
Media Relations Dockanema

Skype:marta.curto1
Mail: m.curto@dockanema.org
Mail: curto.marta@gmail.com
Telefone: 82 984 21 19