« Faire bouger les choses ! »

Engagement féminin et dynamiques sociales de la danse contemporaine en Afrique

Une « affaire de femme » ? En Afrique de l’Ouest, il est fréquent d’entendre que la danse est « une affaire de femme ». Des Djendjoba maliens aux Sabar sénégalais, les cercles qui se forment lors des événements festifs regroupent majoritairement des femmes. Dans le monde des danses scéniques « traditionnelles », les jeunes filles occupent, là aussi, une large place. Au Burkina Faso, les troupes spécialisées dans le kigba ou le salou demeurent exclusivement féminines tandis que certaines danses, autrefois réservées aux hommes, notamment le warba, sont devenues, lors de leur passage à la scène, des danses mixtes. A contrario, dans le champ de la création chorégraphique contemporaine, la tendance s’est inversée au cours des dernières années. La plupart des compagnies internationalement reconnues sont dirigées par des hommes, les stages de formations professionnels sont surtout investis par des élèves masculins tandis que les programmes des grands événements chargés de promouvoir cette nouvelle forme d’expression artistique proposent en large part des pièces où créateurs et interprètes sont des hommes. Lors du concours de la huitième édition des rencontres chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan indien, Danse l’Afrique Danse, qui s’est déroulée en novembre 2010 à Bamako, seules deux chorégraphes femmes (1) étaient présentes parmi les dix performances retenues dans la catégorie pièces collectives tandis qu’aucune artiste femme n’était représentée dans la ...

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Les images de l'article
Mariam Palé et Auguste Ouédraogo dans Zouhan, Dialogue de Corps 2012
© Photo Nadine Sieveking
Transmission technique avec le chorégraphe Auguste Ouédraogo. Atelier Théâtre Burkinabè (ATB), Ouagadougou, juillet 2011
© Photo Nadine Sieveking
Discussion sur le travail d'improvisation entre les participantes d'Engagement Féminin et le chorégraphe Bienvenue Bazié. Atelier Théâtre Burkinabè (ATB), Ouagadougou, juillet 2011
© Photo Sarah Andrieu
Affiche pour la restitution du stage avec Nora Chipaumire, Centre de développement chorégraphique - La Termitière, Ouagadougou, juillet 2012
© Photo Nadine Sieveking
Improvisation collective d'après les propositions du chorégraphe Ousséni Sako. École de danse Irène Tassembedo (EDIT), Ouagadougou, juillet 2011
© Photo Sarah Andrieu
Improvisation collective d'après les propositions de la chorégraphe Jennifer Dallas. Atelier Théâtre Burkinabè (ATB), Ouagadougou, juillet 2012
© Photo Nadine Sieveking
Jeunes danseurs en position de spectateurs pendant le projet Engagement Féminin. École de danse Irène Tassembedo (EDIT), Ouagadougou, juillet 2011
© Photo Nadine Sieveking
Abigail Sena Atsugah, Salamata Kobré, Salimata Wologem dans "Chambre Noire", Dialogue de Corps 2012
© Photo Nadine Sieveking
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