Imuhar, une légende

De Jacques Dubuisson

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Une légende ? Quelle légende ? Son père touareg fait découvrir à Khénan, son fils de 11 ans qui a toujours vécu à Paris, sa famille d’origine, dans les sables du Niger. Khénan est déboussolé par la perte récente de sa mère française et s’initie au mode de vie et de penser d’une famille qu’il ignorait. Grand-père initiateur, jolie cousine, pratiques solidaires dans le désert, échanges réduits à des regards ou à des gestes, caravanes… Khénan voit la mort sous un autre angle. Le film cherche à respecter une culture que nous découvrons avec Khénan selon un procédé narratif éculé. Mais c’est dans des images cartes-postales alternant une sempiternelle esthétique de philtres ocres et de nuits américaines qu’Annick Denoyelle et Jacques Dubuisson semblent placer ce qu’ils appellent une légende. Images décoratives, dialogues stéréotypés… Tout le monde est beau et personne n’est contradictoire dans cette peinture idyllique d’une société présentée comme immuable. Le contraire d’une légende, en somme. A force d’admirer l’autre, on le fige dans ce qu’il n’est pas.  » Imuhar, dit Kénuni, est un mot qui veut dire « être libre » alors que Touareg est un nom donné par les Français « . De l’art de dire le contraire de ce qu’on veut dire…

///Article N° : 191

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