Le génocide Rwandais : comment témoigner par la BD ?

Plus de 14 ans après les faits, la polémique fait toujours rage autour du génocide rwandais. Événement rarissime à la mesure du traumatisme engendré par ce qui constitue le dernier génocide du 20ème siècle, il a inspiré beaucoup d’œuvres littéraires et cinématographiques. Au cinéma : 100 days (GB), Un dimanche à Kigali (Canada), Gardiens de la mémoire du Rwandais Éric Kabera, quelques jours en avril de l’haïtien Raoul Peck, deux films hollywoodiens, Shooting dogs et Hotel Rwanda et, enfin, un téléfilm français, Opération Turquoise. En littérature, deux tentatives retiennent l’attention. Le premier est le projet Rwanda, écrire par devoir de mémoire (1998) qui a permis la publication de titres émouvants de Boris Boubacar Diop, Tierno Monenembo ou Véronique Tadjo. Le second est constitué par le travail extraordinaire de Jean Hatzfeld, auteur de plusieurs ouvrages de témoignages : Dans le nu de la vie, Une saison de machettes et La stratégie des antilopes. Dans le domaine de la bande dessinée, le bilan est plus contrasté. les bédéistes n’ont pas complètement investi ce sujet et les œuvres produites sont rares et fragmentaires. La tâche est, certes, difficile. Comment dessiner un tel évènement ? Comment rendre compte de l’indicible par l’image ? Difficile obstacle qui n’est pas toujours contourné… Si les BD pour adultes et adolescents regorgent de tueries, massacres et autres actes sanguinaires, traiter d’un génocide reste un exercice éminemment délicat. Les génocides...

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