” Le métissage en Afrique est un sujet sensible “

Entretien de Boniface Mongo-Mboussa avec Henri Lopès

Métis d’origine congolaise, Henri Lopès est l’une des figures majeures de la littérature africaine contemporaine. Poète, romancier, essayiste, mais aussi homme politique, il est l’un des premiers à avoir mis en scène dans ses œuvres la richesse et la complexité d’une identité métisse.

Comment expliquez-vous l’engouement actuel pour le métissage ? Personnellement, ce n’est pas pour défendre une théorie ou pour faire école que je m’intéresse au métissage. Vous constaterez d’ailleurs que je n’écris pas des romans métis. J’écris plutôt des romans où il y a des personnages métis. La nuance est de taille. Je décris un monde que je connais de l’intérieur sans pour autant sombrer dans l’autobiographie ou dans la biographie. En tous cas, si je le fais, c’est à mon cœur défendant. Le métissage fait partie de mon être. Je pars de mon expérience, mais pour bâtir quelque chose qui doit dépasser ma particularité. Vous avez écrit deux romans sur le métissage : Le Chercheur d’Afriques (1990) et Le Lys et le flamboyant (1997). Qu’est ce qui distingue ces deux œuvres ? Ce sont deux histoires différentes. Le chercheur d’Afriques est avant tout un roman d’aventure personnelle, un roman d’apprentissage. Son héros est en quête d’identité à travers la recherche d’un père. Il y a dans ce livre tout un pan de la société coloniale jusqu’à l’orée de l’indépendance. ...

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