L’ombre d’un rêve panafricain

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A la cime du Kilimandjaro, je demeure anonyme, fragile
Au-delà de l’apaisement je ne tient que sur un fil
Au lointain se plonge mes songes, pleurent en silence
Ma descendance sûrement ira noyer ma repentance
La Clarté de l’eau trouble équivaut la politique
Des pions que l’occident place à des fins stratégiques
Sans endroit ni envers au diable votre ignorance
Ils ont le feu au ciel en omettant les conséquences
Décline sur les montagnes des lunes qui titubent
Et quand la brume se dissipe des cadavres jaillissent en incultes
N’ayant plus à coeur leurs dirigeants leurs vacuités
Je suis le soir de l’histoire qui n’avance que pour la paix
Souillé des plaines sacrées espérant en faire des exemples
Ils n’ont que sang, larmes, Sueur pas la leur celle du peuple
Vous demandez à comprendre et ba il le nègre t’emmerde
Je retourne aux vieilles brousses où les hommes sont intègres

L’ombre d’un rêve panafricain
Plane sur mes questionnements
Existentiels un bout du ciel
une échappée belle un sahel
je vois le monde sans barrières
un sourire n’a pas de frontières
la voix des sages leurs messages
Vibre les âmes sans clivage

Après des gorgées d’arsenic, j’ai régurgité de l’or noir
Je suis né d’une larme à la barde des conquistadors
Temps féroces, les écorces sont de peine
J’attends la cohésion de la diaspora pour libérer mes chaînes
Des faces noires brusquées à tort jugées austères
Mais chaque hiver depuis 54 témoigne de vos chimères
A leurs dires, terre mère est inhospitalière

A la faveur de leurs doutes je m’en remet à l’Abbé Pierre
L’horizon se dérobe, un solstice saisonnier
Des voix s’élèvent du passé c’est dans ma poitrine qu’elles ont résonnées
Mon assiduité apache, vos préceptes iconoclastes
N’ont pas eu lieu d’être, là ou fière ma raison résiste
Au crépuscule de l’aube aux portes de nos royaumes
Des lucioles en guise de lanterne de la terre rouge serrée dans ma paume
Paupières closes pour voir au mieux les prestiges
vertige sans contingent ils ont pillé nos vestiges.

Assis, adossé à l’ombre d’un baobab
Gardien du temps, ta sève n’est pas turpide
Chaque jour qui passe est un triomphe durable
De vérités articulées pour ébranlez vos certitudes
Oh Grand Marcus garvey j’ai su regardé pour
Que la Diaspora reste gravé au coeur du vrai
Le fossé qui sépare nos deux mondes n’est pas si grand.
Du Cheikh anta Diop dans la cabessa j’avance à pas de Géant

///Article N° : 12765

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