Mondialité de Glissant

Entretien de Tanella Boni avec François Noudelmann

François Noudelmann est professeur à l’Université de Paris 8, régulièrement « visiting professor » aux États-Unis (Johns Hopkins University, New York University), et producteur de l’émission « Je l’entends comme je l’aime » à France Culture. Spécialiste de Sartre, il se consacre plus généralement à la question de la généalogie. Il a dirigé le Collège international de Philosophie de 2001 à 2004 et conduit un séminaire, depuis quatre ans, à l’Institut du Tout-Monde créé à l’initiative d’Édouard Glissant. Dernier livre paru : Le Toucher des philosophes, Sartre, Nietzsche et Barthes au piano (Gallimard, 2008).

Pourriez-vous nous dire quand vous avez rencontré Édouard Glissant et ce qui vous a intéressé dans sa pensée ? Je l’ai rencontré à travers un livre, Poétique de la relation, qui m’a paru dépasser les antithèses dans lesquelles on est, la plupart du temps, enfermé en France concernant notamment la notion d’identité. Ces antithèses du type différentialisme/universalisme ; communautarisme/républicanisme. Tout d’un coup, avec Édouard Glissant, les notions habituelles et la syntaxe dans laquelle elles sont employées prenaient une tout autre allure, résonnaient avec une vitesse inédite. J’ai souhaité rencontrer Édouard Glissant et j’ai pu le faire aux États-Unis parce que j’y vais régulièrement depuis une douzaine d’années pour enseigner pendant l’automne. En quelle ann&eacu...

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