Trois femmes puissantes

De Marie Ndiaye

“L’art de Marie Ndiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d’une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d’une conscience livrée à la pure violence des sentiments” Cette quatrième de couverture du roman de Marie Ndiaye, met le doigt sur l’écriture qui la caractérise en effet ; une écriture qui agit comme un charme, ou comme un envoûtement ; à d’autres moments comme un prurit, ou comme une incantation. Avec ses phrases qui avancent et s’étirent, se modelant sur la pensée qui propose, hésite, se reprend, nuance, rajoute… tout un travail pour aboutir à l’expression exacte de sentiments complexes à énoncer. Ici, les trois femmes évoquées ont en commun “qu’elles disent non”. Et en cela elles ne sont pas très différentes de Rosy Varte, cet autre roman de Marie Ndiaye datant déjà d’une dizaine d’années. À propos de ce roman ancien où se morfondait une femme seule avec sa fille, dans l’entresol médiocre d’une ville de province, nous avions songé à la manière de procéder de Nathalie Sarraute, si parfaitement assimilée par Marie Ndiaye, et s’inscrivant dans la foulée du Nouveau Roman, comme son illustre modèle. – parfaitement française. – Est-ce que quelque chose a changé avec ce dernier ouvrage ? Oui et non. Il est vrai que les héroïnes cette fois sont africaines. Mais encore ? – Certes Marie Ndiaye est métisse et l’on...

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