L’écrivain africain aujourd’hui 

Mise au point

En vérité la question de l’identité nationale n’est pas si hors de propos qu’il y paraisse. Elle est même au centre de la problématique des écrivains africains d’aujourd’hui. Cela fait quelques années déjà que l’on se plaît à affirmer que le rôle de l’écrivain a changé, qu’il ne se réclame plus de la négritude ni même de l’africanité, qu’il se veut ” écrivain à part entière ” sans détermination de couleur, d’histoire ou de continent. Il appartiendrait à une ” Littérature – monde “. Comme si le fait que Malraux soit un écrivain français ou Faulkner un écrivain américain leur ôtait le statut d’écrivain à part entière ! Il semble que cette comparaison n’ait jamais effleuré les auteurs qui refusent ainsi de reconnaître leur appartenance historique et culturelle. Certes les choses ont changé, le monde, les situations ont changé, et les écrivains d’aujourd’hui n’ont plus (ou ne devraient plus avoir) les mêmes soucis et objectifs que leurs aînés d’avant les Indépendances – C’est logique. De là à dire que ” la littérature africaine a explosé… et s’est dissoute dans les brumes de l’Histoire ” (Boris Diop (1)) cela me semble très excessif et prématuré. Il est vrai que se dessine une ” littérature à deux vitesses ” (Boris Diop) celle des auteurs ” arrivés en Europe à la fleur de l’âge ” et celle des Africains...

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