Cinéma/TV

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By Cheick Fantamady Camara

Shot in video, in the style a news report, the film begins with the arrival of refugees in a UN camp. But very quickly, the camera becomes more fictional as it focuses on the life of a small clan, a brotherhood. The fact is that if Little John has this news report value, its intentions go beyond a specific situation. No time or place is mentioned by the way: the real story is the violence individuals internalize in times of war. The type of violence that messes up, haunts, obsesses and erases all structure and culture. The type of violence…

De Denis Gheerbrant

Un documentariste réputé qui n’a jamais été en Afrique se décide à aller comprendre sur place ce qui se passe et s’est passé au Rwanda. Il y va dix ans après le génocide, prêt à écouter. La première étape est allemande, où il rencontre Esther, une rescapée. Les images de campagne inondée prises du train donnent le ton : la réalité dépasse la fiction. Difficulté première : le silence. On voyait venir la catastrophe mais on ne se le disait pas. Tout le monde fredonnait comme si de rien n’était une chanson populaire : « Exterminons-les ». Dans le petit bus rwandais,…

De Mohamed Asli

« Si je savais écrire, je t’écrirais jour et nuit » : la voix d’Aïcha (Leila El Ahyani) se superpose aux magnifiques paysages enneigés de l’Atlas. C’est Casablanca qui la sépare de son mari Saïd (Rachid El Hazmir), la ville où les hommes partent pour faire subsister leur famille ou leurs rêves, ogre moderne d’un Maroc où la vie est encore largement précaire et dont ce film se fait l’écho. A cet effet, Mohamed Asli, dont c’est le premier long métrage mais qui a coproduit de nombreux films avec l’Italie et est marqué par le néoréalisme, choisit la chronique sociale. Des gens…

D'Amal Bedjaoui

D’entrée, le corps : Selim torse nu devant la glace. C’est à ce niveau très intime et physique que se situe Un fils : Selim se prostitue, en compagnie de Louise avec qui il arpente les clubs à la recherche de clients. L’argent amassé lui permet d’offrir à son père l’opération qui le sauverait. Mais celui-ci n’en veut pas : enfermé dans le deuil de sa femme, il refuse la relation que Selim cherche désespérément, écoutant sans discontinuer « Love me Papa », un blues de Luther Allyson tiré de son « Standing in the Crossroad ». Un fils nous fait évoluer dans les…

De Youssef Chahine

« New York, pourquoi combats-tu la tendresse ? » Pour pousser son coup de gueule anti-Bush, Chahine se fait à nouveau autobiographique, comme il l’avait été dans Alexandrie pourquoi (1979), La Mémoire (1982) et Alexandrie encore et toujours (1990). C’est sa façon de parler de l’état du monde, et notamment de cette difficile relation du monde arabe à l’Amérique. Sans gommer les clichés en vigueur à l’époque où il fit ses études de comédie et de cinéma en Californie (arabe = tente + chameau + saleté + pauvreté), et qui n’ont pas beaucoup évolué au fin-fond des Etats-Unis, il oppose une époque…

De Nicolas Klotz

La blessure, c’est une jambe prise dans la porte d’un bus, une jambe qui saigne et que l’on laisse sans soins, une femme noire allongée sur le sol dans le centre de rétention de l’aéroport de Roissy. La blessure, c’est cette négation que subit Blandine, Congolaise sans visa qui demande l’asile, et que son mari attend à la sortie. C’est la réalité d’une France qui n’est plus terre d’accueil mais blesse et humilie avant d’expulser. Comment filmer ce rejet sans tomber dans la vaine dénonciation politique ? Dans Paria (2000), son troisième long métrage de fiction, Nicolas Klotz montrait comment…

De Yousry Nasrallah

« Je ne suis pas encore morte ! » Dès le générique, la réponse donnée par une vieille Palestinienne à une blague lancée en passant donne le ton. Ce film qui mord l’Histoire à pleines dents sera le roman d’une résistance, d’une survie, effectivement adapté du roman éponyme ample et poignant d’Elias Khoury, unanimement considéré comme le récit par excellence de l’exode palestinien. Le générique se poursuit sur les gros plans de bouches dévorant des oranges : ces fruits, qui comme les olives sortent de la terre de Palestine, sont pour les près de 800 000 réfugiés la Palestine elle-même. Et c’est…

De Thomas Thümena

Bâti comme une chronique au jour le jour des difficultés posées par la différence culturelle dans un couple mixte, Ma famille africaine est en fait le récit à la première personne d’un Suisse germanique marié à une Ivoirienne couvrant les trois années qui suivent la naissance de Jan, leur enfant. A la voix-off de Thomas expliquant ses ressentis ou les grandes phases de leur histoire commune, renforcée par quelques conversations avec celui qui tient la caméra, Léa ne peut répondre que par des explications frontales ou en discussion avec Thomas. Le pouvoir de Thomas est ainsi triple : il réalise…

Dans un Sénégal où le cinéma est sinistré, se saisissant des atouts de la révolution numérique, des gens se battent pour proposer des alternatives à l’invasion permanente d’images extérieures. Rencontres avec des hommes et des femmes remarquables.

Les images de l'article
Montage numérique à Génération TV © O.B.
Khalit Gueye, directeur de Génération TV © O.B.
Le Forut Media Centre de Dakar © O.B.
Entrée du Media Centre © O.B.
Media Centre : espace de projection/spectacles/débats © O.B.
Media Centre : espace de projection/spectacles/débats © O.B.
Hamet Fall Ndiagne, responsable des productions "Films du quartier" © O.B.
ModiboDiawara, responsable de la formation au Media Centre © O.B.
Moussa Gueye, directeur du Media Centre © O.B.
Les élèves du Forut au montage © O.B.
Media Centre : un élève au travail © O.B.
Des élèves de la promotion actuelle du Forut : Aliou Ndiaye, Fatou Jupiter © O.B.
Anciens élèves du Forut : Lamana Seck, Ousseïnou Ndiaye, El Hadj Mamadou Niang, Omar Ndiaye © O.B.




De Christian Lara

Les épices et le sucre : il fallait les produire aux Caraïbes plutôt que d’aller les chercher en Chine, trop lointaine et inaccessible. Anglais et Français se battront sans cesse pour posséder les terres où ils feront venir d’Afrique les esclaves nécessaires aux plantations. Lorsque la Convention abolit l’esclavage en 1794, les Noirs trouvent une nouvelle place dans la Guadeloupe française, y compris dans les rangs de l’armée révolutionnaire. Napoléon Bonaparte revenant sur cette première abolition, ils résisteront et devront affronter l’armée qu’il envoie en 1802 pour rétablir l’oppression et contrer le pouvoir économique naissant des Noirs. Sous le même…

20 ans : il fallait cela à ce festival annuel pour s’ancrer aussi profondément dans la vie montréalaise qu’on sait très riche en événements culturels. Gérard Lechêne et son équipe tirent tous azimuts : 180 films, un rallye d’expositions dans toute la ville, des spectacles, concerts, débats, colloques et pour le 20ème anniversaire, un focus sur le Burkina Faso, alliant rétrospective cinématographique, une leçon de cinéma de Gaston Kaboré et des défilés de mode de Pathé’O.

Les téléfilms tournés en Afrique trouvent en Europe un marché porteur. L’exemple d’Africa productions qui diffuse aussi des concerts, des matchs ou du théâtre.

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Gustav Store




Le Festival del cinema africano, d’Asia e America latina, organisé à Milan en Italie, s’est élargi cette année aux cinémas asiatique et latino-américain.

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The Native Who Caused All the Trouble (Manie van Rensburg, 1989)
Jemima and Johnny (Lionel Ngakane, 1966)
Last Grave at Dimbaza (Nana Mahomo, 1974)
Walking Backwards (Caroline Deeds, 2004)
Mille Mois (Faouzi Bensaïdi, 2003)




Entretien d'Olivier Barlet avec Mohamed Asli

Il y a une phrase qui m’a frappé dans votre note d’intention : « un voile et un fil étaient nécessaires ». Qu’entendez-vous par là ? Je ne le savais pas. Je l’ai découvert à la fin de l’écriture. Je n’ai jamais pensé écrire des dialogues marocains dans une autre langue. Donc à la fin du scénario, quand j’ai eu fini d’écrire, j’ai commencé à sortir de cette transe d’écriture et de ce monde où je m’étais trouvé pendant trois ou quatre mois, et j’ai commencé à analyser l’écriture, et ce que j’ai vécu dans cette aventure. Et j’y ai vraiment découvert qu’il…

Actrice dans Moolade, d'Ousmane Sembène

Cannes, mai 2004

Comment avez-vous vécu ce rôle ? Je l’ai bien vécu. D’abord en tant que femme, mère et épouse, et aussi parce que je suis excisée. C’est pourquoi j’ai pu donner le meilleur de moi-même pour ce rôle. Ensuite à travers mes reportages et mon travail : je suis comédienne, réalisatrice, animatrice à la télévision malienne. À travers mes propres expériences aussi, car je suis d’un milieu musulman – et les musulmans pratiquent l’excision aussi bien que les catholiques chez moi. Enfin, pour les filles qui meurent d’hémorragies causées par l’excision, pour les mamans qui décèdent pendant l’accouchement des suites de l’excision : c’est…

D'Ousmane Sembene

Un marchand ambulant arrive dans le village et d’emblée, la caméra dévoile sa volonté de géographie sociale : une plongée sur l’ensemble du village se resserre peu à peu sur les femmes au travail – ce sont elles qui le font vivre. Tout le début du film sera ainsi une géographie des relations, des échanges, des pouvoirs. Ce marchand ambulant surnommé « Mercenaire » (Dominique T. Zeïda) est au centre d’une circulation qui dépasse les simples objets qu’il fournit au village : non seulement il détermine le prix du pain rassis racheté en ville à bon compte mais il rappelle les réalités…

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Ce lundi 17 mai, dans les salons de l’hôtel Gray d’Albion, au beau milieu du bouillonnant festival de Cannes 2004, une table-ronde top-niveau tente de tirer un bilan des 20 ans du Fonds Sud, pièce maîtresse du dispositif d’aide française aux cinémas du Sud, fond interministériel ayant soutenu la production de plus de 320 longs métrages du Sud et qui dispose en 2004 d’un budget de 2,44 millions d’euros.

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La salle attentive au salon de l'Hôtel Gray d'Albion © OB




Mercredi 19 mai, festival de Cannes

Bilan de l’action menée depuis 8 ans et débat-perspectives sur la question du développement du scénario, souvent identifiée comme une faiblesse des films du Sud.

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La salle au 4ème étage du Palais des festivals © OB




Entretien de Samba Gadjigo avec Ousmane Sembène à propos de Moolade

Mount Holyoke College, Rabat, le 11 avril 2004

Après plus de trois années de travail, Ousmane Sembène vient de mettre la dernière main à son long métrage Moolade. Ce film est sélectionné pour le festival de Cannes (Un certain regard), présenté à la presse le 14 mai, puis au grand public le 15 mai. Quelques heures après la finition du film, le 11 avril 2004, Ousmane Sembène a bien voulu m’accorder cet entretien à Rabat.

De Ntshavheni Wa Luruli

La Caméra de bois part d’une belle idée de scénario : Madiba, un gamin pauvre d’un township, trouve sur un cadavre une caméra vidéo et la cache dans une caméra de bois pour filmer son environnement sans être inquiété. Découvrant peu à peu toutes les possibilités de cet outil, il développe un regard neuf, proprement cinématographique : son rapport intime à son vécu quotidien (famille, amis, voisins, événements comme une maison en feu ou une fête) autant qu’à Estelle, jeune-fille blanche révoltée qu’il se met à aimer prend ainsi une dimension artistique. Une réelle poésie se dégage de certaines scènes,…

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