Cinéma/TV

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Selon Félicité Wouassi, actrice africaine d’origine camerounaise, révélée au grand public par le film Black Micmac de Thomas Gilou (1986) :  » Ce n’est pas facile pour les acteurs blacks de travailler en France. […] C’est vrai que j’en ai assez des rôles de boniches, de putes et d’infirmières que l’on me proposait inlassablement. […] Etre Noir ne peut suffire à la définition d’un personnage.  » (1) S’il est bien vrai qu’en France, les acteurs noirs sont souvent cantonnés à des rôles subalternes (2), quand il s’agit des films sur l’immigration en provenance des pays africains, c’est sur eux que sont forcément braqués les projecteurs.…

Haïti regorge de sujets de documentaires. Les réalisateurs se heurtent cependant aux difficultés de financement et de diffusion, de même qu’aux réactions du public face à des sujets qui dérangent.

Tout a commencé par un annuaire téléphonique. Le réalisateur Charles Najman revient sur le lien intime qui s’est construit entre le cinéaste et l’île, bien avant son dernier film Royal Bonbon.

L’année 2004 sera marquée par la commémoration du dixième anniversaire de la fin de l’apartheid. Des festivals comme ceux de Rotterdam, Berlin, Milan, Cannes et Toronto présenteront des films d’Afrique du Sud qui, en raison de la situation particulière de ce pays, sont restés assez mal connus. Alors que je travaillais à l’Université du KwaZulu-Natal à Durban en 2002 et 2003, j’ai pu m’imprégner de films sud-africains réalisés entre le milieu des années 80 et aujourd’hui. J’étais confronté à une production qui, dans un grand nombre de cas, ne semblait avoir d’autre but que celui de se conformer aux standards…

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Hi Jack Stories de Oliver Schmitz (2001)
Promised Land de Jason Xenopoulos (2003)
The Sky in her Eyes de Madoda Ncayiyana et Ouida Smit (2001)
Cosmic Africa de Graig et Damon Foster (2003)




De Bernard Debord

Maîtres et esclaves : les lentilles de l'Occident pour un Sahel en noir et blanc

Nous recevons cet article après coup, mais qui nous semble pouvoir intéresser nos lecteurs au-delà d’un film qu’ils ne pourront peut-être plus voir.

De Jonathan Demme

Entre vision du film que lui a consacré Jonathan Demme et rapport personnel avec Jean Dominique, journaliste haïtien assassiné, la réaction très personnelle d’Anne Lescot, qui a par ailleurs conçu et coordonné avec Florence Santos da Silva le numéro spécial Haïti d’Africultures (n°58, A quoi rêve Haïti ?)

De Laurent Chevallier

 » Une histoire réelle qui pourrait commencer par ‘il était une fois’  » : cette première phrase de commentaire arrive comme un programme pour ce documentaire issu d’une amitié forte entre le réalisateur et Mostafa El Affi, d’origine marocaine, seul immigré vivant avec sa famille à Soisy-sur-école, un gros village d’Ile de France. Un programme que Laurent Chevallier va tenter de réaliser, non en contant une histoire linéaire mais en allant à la découverte mosaïque d’un homme profondément déçu par son environnement et à qui manque la chaleur d’un ami mort trop vite. L’ami de Mostafa, c’est Brahim :  » un cœur gros comme ça,…

De Wim Wenders

Sans doute est-ce le désir de surfer sur le succès de Buena Vista Social Club qui fait ouvrir par celui de Wenders la série de sept films produits par Martin Scorcese sur le blues. Le réalisateur, qui délaisse la fiction le temps de documentaires musicaux enthousiastes, ne se contente pas de filmer les musiciens mais les aborde de façon métaphysique, pour transmettre la profondeur humaine de leur interprétation. Il instille des morceaux de quotidien, leurs envies et leurs souffrances à côté de morceaux choisis qui atteignent ainsi leur pleine force émotionnelle. Mais alors que dans Buena Vista Social Club, il…

D'Abdellatif Kechiche

Evénement à ne pas manquer, juste, émouvant et drôle, admirablement interprété par des jeunes de banlieue, L’Esquive passionne et interroge.

Jean-Marie Teno s'explique sur son départ de la Guilde

Beaucoup de gens n’ayant pas compris les débats au sein de la Guilde qui ont poussé Jean-Marie Teno et Nadia El Fani à démissionner, ce dernier s’en explique à nouveau. Nous publions ce texte dans le souci de rendre compte du débat, pensant que toute discussion ouverte est utile à l’avancée des choses, et bien sûr prêts à publier les réponses et réactions qui nous parviendront. A noter que les bulletins de la Guilde sont lisibles sur www.cinemasdafrique.com (les derniers sont en cours de publication).

De Caroline Link

« Nowhere in Africa » : Jettel, une femme paumée après la dispersion des Juifs d’Allemagne pouvant encore fuir les Nazis en 1938 (qui fait écho à la première grande dispersion des Juifs sous Titus, 70 ans après Jésus-Christ) rejoint son mari Walter qui l’a devancée dans une ferme isolée de l’actuel Kenya. Elle quitte un milieu aisé et se révèle d’abord méprisante envers le milieu qui l’accueille dans sa première expérience de l’altérité tandis que sa fille Regina s’adapte très vite au pays, sa langue et ses coutumes, à la faveur d’une relation forte avec Owuor, le boy de la ferme. Les…

Ou comment naît un festival de films d'Afrique dans une petite ville de Province

Les 16-18 novembre, après une remarquable exposition d’art contemporain africain cet été (Soly Cissé, Sokey Edorh, Ndary Lô), la petite ville provençale d’Apt (Sud-Est de la France) accueillait un festival de cinémas d’Afrique. Des invités de marque : Idrissa Ouedraogo, Jean-Marie Teno et Abdelkrim Bahloul y présentaient leurs derniers films. Zoom sur la constellation d’énergies qui permet à un tel festival d’émerger dans le Sud profond et de rassembler 2000 spectateurs en trois jours.

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le festival au quotidien : Idrissa répond aux questions d'une journaliste dans un café de la place © Olivier Barlet
Dominique Wallon présente les activités de l'association à l'inauguration © Olivier Barlet
Idrissa Ouedraogo et Dominique Wallon parlent avec le public à l'inauguration sous l'oeil de la caméra © Olivier Barlet




De Radu Mihaileanu

Stanislas Adotevi disait qu’il ne peut y avoir d’ethnologie possible « que celle qui étudie le comportement anthropophage de l’homme blanc ! » (Négritudes et négrologues, UGE 10/18 1972, p. 182). C’est tout le programme de ce film ravageur et plein d’humour. Partant d’une expérience vécue alors qu’il était l’assistant de Marco Ferreri, chargé de ramener des Pygmées en Europe pour les besoins d’un tournage, Raidu Mihaileanu (réalisateur de « Train de vie ») suit les pas de Marc et Olivier, deux Blancs en terre d’Afrique. Leurs préjugés foncièrement coloniaux ressortent avec force face aux difficultés du terrain mais exploseront dans le contact avec les personnes…

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D'Abdekader Lagtaâ

Face à face est un film qui intéresse. D’abord parce qu’il nous parle politique sans pancartes ni grand discours, ni même ces conversations pesantes où les protagonistes se disent ce que le réalisateur voudrait nous dire. Non, juste quelques petites phrases lâchées ça et là donnent la couleur, quelques situations mettent sans tambours ni trompettes les points sur les  » i « . Nous sommes en 1993 à Casablanca, et comme Kamal le dit à un ami :  » Les années de plomb sont révolues  » L’ingénieur Kamal se voit muté parce qu’il s’oppose à des jeux d’intérêt dans les travaux de construction d’un grand barrage.…

Entretien d'Olivier Barlet avec Abdelkader Lagtaâ, à propos de Face à face

Amiens, novembre 2003

Face à face est une production entièrement marocaine. Oui, le film a été présenté au Fonds Sud et à l’ADC Sud, fonds d’aide de l’Etat français aux cinémas du Sud, est arrivé à chaque fois à la session plénière mais n’a pas été soutenu. Je constate que nous, les Maghrébins, sommes de plus en plus marginalisés. Les candidats viennent du monde entier et les francophones se trouvent concurrencés par des continents entiers comme l’Amérique latine ou l’Asie. Sous prétexte que les pays du Maghreb ont des aides étatiques, ils sont maintenant écartés de l’ADCSud. Cela nous met dans une position…

D'Ousmane William M'Baye

Fruit d’une amitié où le cinéaste a pris sa caméra sur deux années, Xalima la plume a été filmé sur la durée et ça se sent. Une véritable complicité se noue entre les deux héros qui permet à Seydina Insa Wade, figure historique du folk sénégalais de retour au pays, une belle liberté de ton. Plus encore, un jeu de miroir s’établit entre la façon qu’à Seydina de vivre sa musique et la manière d’Ousmane William M’Baye de le filmer. De cette harmonie et de cette synergie ressort un rapport introspectif très humain, où la musique est magnifiée. Au montage,…

D'Idriss Diabaté

On retrouve ici le dispositif documentaire un peu lourd d’Idriss Diabaté, qui ajoute une voix-off pédagogique au matériau qu’il gagnerait à travailler au montage pour instaurer davantage de rythme à son film. On sent là les limites d’un travail en solitaire et les difficultés rencontrées en produisant avec de faibles moyens dans les conditions locales. Cheikh Smith, jazzman mort en 1998 dans un accident de voiture, qu’il prend ici pour sujet, fait le même choix que le cinéaste et cette harmonie se sent : pianiste de talent qui aurait pu faire le tour du monde, il a préféré le travail sur…

D'Apolline Traoré

Produit par les Films de la Plaine d’Idrissa Ouadraogo, Kounandi fait partie de ces films tournés en vidéo aptes à remplacer sur les télévisions africaines les images extérieures dont elles sont envahies. On retrouve là l’implication d’Idrissa Ouadraogo pour des films produits localement et à distribution locale, dont sa série Khadi jolie était un premier succès qui mobilise les spectateurs dans de nombreux pays. Ce type de cinéma, qui doit soutenir la concurrence, accélère le rythme, pratiquant volontiers le champ-contre champ pour enlever le récit, instille de l’humour gestuel et de situation par des clins d’œil permanents au spectateur qui…

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