Cinéma/TV

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De Claudio del Punta

C’est au début du XXe siècle, sous l’occupation américaine des deux Républiques qui se partagent l’île d’Hispaniola (ce « paradis » que découvrit Christophe Colomb en 1492), qu’ont été massivement recrutés les braceros (coupeurs de canne) haïtiens. Leur misère a encore été aggravée par le déclin des industries sucrières à partir des années 1980, poussant nombre de migrants à passer à la culture du riz ou du café, ou bien à s’entasser dans des bidonvilles et accepter tout travail sous-payé. Le métro de Saint-Domingue est ainsi construit par les Noirs haïtiens, de même que les sans-papiers ont travaillé sur les tours et…

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Jean-Marie Guerin (Pierre)
Michaelle Pierre (femme de Sanchez)
Yeraini Cuevas (Magdaleine)
Yeraini Cuevas (Magdaleine) et Valentin Valdez (Jean-Baptiste)
Yeraini Cuevas (Magdaleine) et Valentin Valdez (Jean-Baptiste)
Jean-Marie Guerin (Pierre) et Yeraini Cuevas (Magdaleine)
Yeraini Cuevas (Magdaleine)
Valentin Valdez (Jean-Baptiste)
Yeraini Cuevas (Magdaleine)




A l’heure où semble se confirmer l’abandon de la Biennale des films arabes de l’IMA, les manifestations cinématographiques groupant des films du Maghreb gagnent en importance, par leur présence mais aussi par leurs choix de programmation. Après deux panoramas des cinémas du Maroc, l’Ecran St Denis et la maison de production Indigènes Films organisent du 10 au 13 avril 2008 un panorama des cinémas du Maghreb également ouvert à l’Algérie et la Tunisie.

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Arezki l'indigène
Arezki l'indigène
Casanayda !
Casanayda !
Mimezrane, la fille aux tresses
Mimezrane, la fille aux tresses
Mimezrane, la fille aux tresses
Mimezrane, la fille aux tresses




De Laurette Mokrani

Voilà une jeune fille de quinze ans qui ne manque pas de caractère ! Elle crève l’écran. Brillante à l’école, bonne comédienne, elle est même embauchée pour jouer à la Comédie française ! Elle jouera Louison dans Le Malade imaginaire de Molière, en 2001 et y revient avec Mina enfant dans Papa doit manger de Marie Ndiaye en 2003. Ce n’est pas par hasard : comme le note le metteur en scène André Engel, la confusion des sentiments qui fait le corps de la pièce répond au sentiment d’exil et de déracinement d’Amina. Rassemblés pour un grand entretien rythmé d’une…

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De Florence Nejma Benoist

« Je ne peux lui donner le nom de père », dit la mère, qui a écrit un texte touchant pour répondre à la demande de sa fille qui, comme tant d’autres avant elle, réalise un road movie à la recherche de l’absent. Lorsqu’il est d’une autre culture, trouver le père revient aussi à pister cette part de soi qui échappe, marquée dans la chaire mais pas dans le vécu si ce n’est les rejets. Pour raccorder son deuxième prénom, Nejma, Florence Benoist enfourche son mobile home à la rencontre de ceux qui, au Maroc comme en France, ont connu son père.…

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De Djamel Bendeddouche

Arezki l’indigène fait partie des films produits dans le cadre de la manifestation « Alger capitale de la culture arabe », qui fut, comme l’ « Année de l’Algérie », une manne aussi soudaine que temporaire d’aide à la production. De facture classique, profitant d’une image lumineuse et simplement cadrée, son souci de faire de chaque plan un tableau donne cette ambiance un peu surannée que l’on trouve par exemple dans Les Amants de Mogador de Souheil Ben Barka. Si je pense à ce film marocain situé à la même époque, c’est qu’il développait lui aussi un point de vue étonnant : celui du…

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Quand les dessinateurs africains font leur cinéma…

Le succès du dessin animé Kirikou ne s’est pas démenti en dix ans. Le premier film, Kirikou et la sorcière, sorti en décembre 1998, draina 1,5 million de spectateurs, ce qui représentait l’un des plus gros scores pour un film d’animation depuis Le Roi et l’oiseau de Paul Grimault (1980). La suite, Kirikou et les bêtes sauvages, sortie sept ans plus tard, frappa encore plus fort, franchissant la barre des 2 millions, soit un nouveau record historique. La réussite de ces deux films fut prolongée par plusieurs albums pour enfants (1) et surtout la comédie musicale Kirikou et Karaba, en…

Pour la troisième année consécutive, les courts métrages seront à l’honneur des Rencontres du Film Court de Madagascar du 22 au 26 avril 2008 à Antananarivo.

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De Tariq Teguia

Voilà plus de sept ans que Tariq Teguia porte ce film, partant de ces années du terrorisme islamiste que l’on appelle noires ou terribles. Mais s’il se situe dans ces années-là, c’est bien aussi du présent qu’il parle, tant l’enfermement des jeunes Algériens reste actuel. Dans son court métrage Haçla (La Clôture, 2004), il les laissait parler de front, un cri, sorte de slam bourré de désirs inassouvis, et, déjà, un long plan séquence pour éprouver le désoeuvrement et l’attente. Plutôt qu’un cri, Rome plutôt que vous est un labyrinthe, la monochromie des rues d’Alger la nuit ou ce quartier…

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Un matin bruineux, le 13 septembre 1971, les troupes fédérales prennent d’assaut la prison d’Attica (État de New York) ; une prison qui rassemble 2200 prisonniers dont plus de la moitié sont noirs… Lorsqu’enfin la brume artificielle des gaz lacrymogènes se dissipe et que les premiers secours sont autorisés à pénétrer dans l’enceinte du pénitencier, on dénombre 43 morts et près de 200 blessés. Ainsi s’achève la brève expérience politique des insurgés d’Attica. C’est l’assassinat de George Jackson, un des leaders des Black Panthers, qui joue le rôle de détonateur dans ce qui demeure la plus importante révolte carcérale du…

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Revue générale et fouille des corps.
"Cette espèce de forteresse factice dans le style de Disneyland" (Foucault).
L'arrivée de Bobby Seale, un des leaders des Black Panthers, à Attica.
Huey P. Newton, un des fondateur des Black Panthers, en guerrier serein.
Journal des Black Panthers.




De Jean-Pierre Lledo

Il en va de Jean-Pierre Lledo comme de tout un chacun : nous nous réveillons tous un matin avec des souvenirs marquants que nous ne pouvons évacuer, histoires d’enfance dont nos rêves nous rappellent qu’elles sont encore traumatisantes et qu’il serait utile de les regarder en face pour crever l’abcès de la douleur rentrée et nous permettre d’avancer. Il en va d’un pays comme d’un individu. Lledo reste discret sur sa propre histoire (né à Tlemcen d’une mère judéo-berbère et d’un père espagnol, exil en 93 sous menace islamiste) mais c’est à ce pays qu’il veut donner la parole car…

D'Anne-Laure de Franssu

Professionnels du cinéma, amateurs, militants et responsables d’associations, officiels, chercheurs, étudiants, le public a largement répondu à l’invitation de la CADE (Coordination pour l’Afrique de Demain), le 11 février dernier pour voir Yere Sorôkô, en quête d’une vie meilleure, documentaire (71mn) d’Anne-Laure de Franssu et en débattre en présence de la réalisatrice. La projection a eu lieu dans une salle de la Mairie du 3ème arrondissement, à Paris.

Pour sa cinquième édition, la nuit du Fennec d’Or fait ce que font en France les Sept d’Or : décerner des prix aux productions de télévision algériens (288 productions, dont 80 œuvres dramatiques comportant 46 feuilletons, 25 séries et 5 Sitcoms étaient en compétition). Elle accueillait le 28 février 2008 la diva de la chanson arabe Majda Erroumi. Cette cérémonie est traditionnellement précédée d’un symposium, qui était cette année consacré à la critique. Echos choisis.

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Mohamed Bensalah © DR
Habib Chawki Hamraoui, directeur général de l'ENTV et président de la Fondation du Fennec d'Or © DR




Entretien d'Olivier Barlet avec Gérard Théobald à propos de Etre ou ne pas être…

Etre ou ne pas être… est un documentaire sur l’afrocentrisme selon le modèle français. Mettant en scène aussi bien la Tribu Ka que Dieudonné, il met en parallèle leur discours avec celui du Mouvement pour une Nouvelle Humanité. A l’écoute des personnes héritières de la traite, de l’esclavage et de la colonisation, ce film, présenté au festival international du film de Guadeloupe (FEMI) en janvier 2008, rend compte de la confrontation identitaire et des discours de séparation. Gérard Théobald, cinéaste d’origine guadeloupéenne né dans l’Hexagone, élargit ici la perspective du film au regard des questions caribéennes.

Entretien de Christine Eyene avec Robert'Beyonder' Asare

Durant l’année 2005, Africa 05, la plus grande saison consacrée aux arts et cultures africains jamais organisée en Grande-Bretagne, a exposé divers talents de l’Afrique contemporaine au public anglais. C’est dans ce contexte qu’est né Diaspora Diaries, un documentaire sur la diaspora africaine installée en Angleterre. Écrit et réalisé par l’artiste slam et multimédia d’origine ghanéenne, Robert Beyonder Asare, ce film rassemble des personnalités aussi diverses que l’universitaire Dr. Hassan Arero (Kenya), Makeda Coaston (États-Unis) de la Mairie de Londres, en passant par les DJ et artiste slam Dudu Saar (Sénégal) et Tuggstar (Ghana). Beyonder nous en fait une courte…

De Hermine Huntgeburth

Prenez un best-seller autobiographique et commencez le film par « basé sur une histoire vraie ». Rien à dire : on est dans le réel, pourquoi ergoter davantage ? Le livre de Corinne Hofmann a été traduit en 16 langues et vendu à quatre millions d’exemplaires dans le monde tandis que le film, distribué dans de nombreux pays, a été diffusé sur Canal + en France et n’y est accessible qu’en DVD. Cette Suissesse née en 1960 a vécu de 86 à 90 au Kenya, mariée à Lketinga (Lemelian dans le film), un guerrier samburu (une branche dérivée des Massaï) après un…

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Entretien de Jessica Oublié avec Yousry Nasrallah

Yousry Nasrallah, cinéaste égyptien, présente dans le cadre de l’exposition Diaspora « Le Fond du Lac », oeuvre testimoniale dans laquelle il invite l’Égypte à retrouver sa part africaine mais aussi chaque homme à faire l’expérience du déplacement. Dans le lointain horizon des rives du Lac Nasser se dessine une esthétique diasporique au coeur de l’identité de la nouvelle Nubie.

Le 15ème FEMI, festival international du cinéma de Guadeloupe, qui s’est tenu du 24 janvier au 2 février 2008 au Lamentin et en divers lieux de l’île, accueillait à Pointe-à-Pitre une conférence professionnelle régionale qui cherchait à progresser sur les opportunités et perspectives d’un marché caribéen du film et de la télévision. Cela n’allait pas sans reposer la question d’une identité caraïbe.

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Gérald Théobald avec une classe du collège Alexandre Isaac des Abymes
Gérald Théobald avec une classe du collège Alexandre Isaac des Abymes
Le Ciné-Théâtre du Lamentin, centre du festival
Suzanne Kourouma, directrice du MICA de Ouagadougou, l'écrivaine cubaine Karla Suarez et l'écrivaine béninoise Ken Bugul
Gérard Théobald et Cheick Fantamady Camara
Foule pour les projections du soir
Remise des prix
Remise d'un cadeau à Dany Glover lors de la séance de clôture. A droite, Fely Sedecias, déléguée générale du festival




Entretien d'Olivier Barlet avec Cheick Fantamady Camara à propos de Il va pleuvoir sur Conakry

Il va pleuvoir sur Conakry est un film qui n’y va pas de main morte. La première scène est osée, provoque des réactions dans la salle, rend le public dynamique ! Oui, cette scène je l’aime bien car, c’est finalement l’annonce de cette soif de liberté de soi, de son corps, de son être. Nous en avons besoin dans nos sociétés. Le poids religieux, économique, politique et traditionnel est trop fort et lourd : il faut casser la baraque ! J’ai l’habitude d’utiliser ce langage des rues mais il faut bien dire que les règles sont faites pour être transcendées.…

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Cheick Fantamady Camara au festival FEMI 2008 de Guadeloupe où "Il va pleuvoir sur Conakry" a obtenu la mention spéciale du jury © O.B.




Entretien d'Olivier Barlet avec Amor Hakkar à propos de La Maison jaune

En voyant La Maison jaune, on ne peut s’empêcher de penser à Une histoire vraie de David Lynch où un vieil homme enfourche aussi un mini-tracteur pour aller retrouver son frère avant la mort. Mais c’est ici un fils mort que cet homme va chercher, une histoire profondément intérieure. Qu’est-ce qui la fait émerger ? Vous avez raison d’évoquer le fait que cette histoire trouve sa source dans un passé lointain mais profond. En quelques mots, j’ai quitté l’Algérie quand j’avais six mois et j’avoue que pendant longtemps, je n’ai pas songé à y retourner. J’ai fait un premier long…

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Amor Hakkar




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