Cinéma/TV

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Entretien d'Olivier Barlet avec l'actrice Tella Kpomahou

Nous sommes au festival de Cannes, qu’est-ce qui vous y amène cette année ? Quelle est votre impression du festival ? J’ai pris l’habitude de dire que je suis là en touriste parce que je ne présente aucun film ! L’année dernière, il y avait Il va pleuvoir sur Conakry mais je n’avais pas pu venir soutenir le film et être là avec le réalisateur. Cette année, j’avais du temps et j’étais aussi curieuse de ce fameux festival. Je suis là un peu comme une petite souris ! Et votre impression ? Il y a beaucoup de monde, vraiment beaucoup…

Entretien d'Olivier Barlet avec Joséphine Ndagnou à propos de Paris à tout prix

Festival de Cannes, mai 2008

Bonjour ! Vous êtes à Cannes depuis maintenant quelques jours, quelle est votre impression du Festival ? Quel est votre sentiment sur tout ce qui se passe ici ? Oh ! C’est… grandiose, pour ne pas dire gigantesque et il est vrai qu’on se sent un peu perdu. Les centres d’intérêt sont si nombreux qu’on se sent tout petit ! Mais c’est très excitant, c’est formidable. Cela permet beaucoup de rencontres, sur le plan professionnel ? Oui, bien sûr car dans tout ce qu’il y a à voir et à découvrir, beaucoup de rencontres se font, même par hasard et…

Table-ronde au festival de Cannes 2008

Les possibilités et modalités d’intervention des principaux intervenants financiers dans la production des films du Sud : producteurs, distributeurs, exportateurs, télévisions, agences de financement, Soficas, etc. Cette table ronde s’est tenue au Pavillon des Cinémas du Sud du festival de Cannes le 18 mai 2008 avec le soutien de Télétota et d’Arte, animée par Jacques Bidou, producteur (JBA Production) en présence de Moctar Bâ (Mediatik), Eric Lagesse (Pyramide), Laurent Lavolé (Gloria Films), Pierre-Alain Meier (Thelma Films), Michel Reilhac (Arte), Joël Thibout (Backup Films, Coficup), Meinolf Zurhost (ZDF- Arte). On en trouvera ci-après la transcription intégrale.

Conférence au festival de Cannes 2008

Cette table ronde s’est tenue au Pavillon des cinémas du Sud le 22 mai 2008 durant le festival de Cannes. Elle est consacrée à la production et la diffusion des courts métrages en Afrique animée par Olivier Barlet (Africultures), avec la participation d’Hélène Vayssières (ARTE), Philippe Germain (Agence du court métrage), Michel Ouedraogo (Fespaco), Gaston Kaboré (réalisateur), François Belorgey (MAEE), Elodie Ferrer (Festival des 3 Continents) et Angèle Diabang Brener, Mati Diop et Diana Gaye (réalisatrices sénégalaises). On en trouvera ci-dessous la complète transcription.

Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener et Yandé Codou Sène, diva séeréer, de Laurence Gavron

« Elle seule pouvait interrompre les discours de Senghor pour entamer un chant de louange », indique Angèle Diabang-Brener au début de son film. La griotte attachée au président sénégalais fascine à plus d’un titre, au point que deux réalisatrices se sont attelées à la tâche de réaliser sur elle un documentaire. Le fait est assez rare pour ne pas être tenté de les rapprocher, non pour bêtement les jauger mais pour tenter de saisir les enjeux de leur relation à ce personnage mythique. – Quelle est ta source d’inspiration ? – L’inspiration me vient la nuit, dans mon lit, ou alors…

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Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener
Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener
Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener
Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener
Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener
Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener
Yandé Codou, la griotte de Senghor, d'Angèle Diabang-Brener
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Yandé Codou Sène, diva séeréer, de Laurence Gavron
Yandé Codou Sène, diva séeréer, de Laurence Gavron
Yandé Codou Sène, diva séeréer, de Laurence Gavron
Yandé Codou Sène, diva séeréer, de Laurence Gavron
Yandé Codou Sène, diva séeréer, de Laurence Gavron




Entretien de Hassouna Mansouri, Maria Coletti et Olivier Barlet avec Michel Ouedraogo, délégué général du Fespaco

Olivier Barlet – Michel Ouedraogo, vous êtes donc le nouveau délégué général du FESPACO, depuis maintenant trois mois. Nous vous connaissons encore mal. Baba Hama était un ancien journaliste, est-ce également votre cas ? Oui, je suis un ancien journaliste. J’ai principalement travaillé pour la presse écrite. Voilà tout ce que je peux dire ! J’ai également une formation de diplomate, j’ai servi comme deuxième conseil à l’ambassade du Burkina en Côte-d’Ivoire pendant six ans, puis j’ai été pendant six ans encore directeur général du quotidien Sidwaya. J’ai également été l’attaché de communication du premier ministre Kadré Désiré Ouedraogo. J’ai…

Entretien d'Olivier Barlet avec Fatoumata Diawara

Comédienne, danseuse et chanteuse de nationalité malienne, elle vit actuellement à Paris. Depuis l’âge de 14 ans, elle a pu jouer la comédie, chanter et danser avec des metteurs en scène talentueux (Sotigui Kouyate, Cheick Oumar Sissoko, Dani Kouyate) et des troupes célèbres (Mandeka Theatre, Royal de Luxe). En 2007, elle entame une carrière de chanteuse avec ses propres compositions. Elle participe en tant que choriste au projet malien « Red Earth » de la diva du jazz Dee Dee Bridgewater, avec elle qui chante en duo quatre chansons sur la scène du Bataclan à paris lors de ses concerts des 29…

De Jean-Stephane Sauvaire

Ils s’appellent Small Devil, No Good Advice, Chicken Hair, Butterfly, Pussy Cat, Nasty Plastic, Jungle Rocket, Young Major et leurs chefs Never Die ou Dust to Dust. Fringués comme à mardi gras, drogués et vociférant l’anglais cassé de Monrovia, d’énormes armes à la main et volant et tuant à tout bout de champ, ils sont dressés en bande pour faire régner la terreur. Voilà qui est photogénique à souhait, le steadycam permettant de filmer à la hauteur des enfants tout en donnant au tout un certain vertige. Ce sont de vrais anciens enfants-soldats, et le film est tourné sur place,…

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De Rabah Ameur-Zaimeche

Il y avait autrefois, du temps de l’après-68, une pièce à la cartoucherie de Vincennes où les acteurs évoquaient le vécu de l’usine avec pour tout élément de décor des chaises qui s’assemblaient en tous sens pour soutenir leur propos. C’était d’une étonnante force d’évocation. Dernier maquis a quelque chose de ce théâtre : les ouvriers ne cessent de déplacer et entasser des palettes, comme les édifices d’une cité de banlieue. Très vite, la caméra s’installe à leur niveau et capte leurs passages dans le champ plutôt que de les suivre. Elle se situe là où s’était mis le documentariste…

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De Morad Aït-Habbouche et Pascal Blanchard

12 juillet 1998 : la France est championne du monde grâce à une équipe « black-blanc-beur ». Plus d’un million de personnes se rassemblent sur les Champs-Elysées : une communion exceptionnelle autour d’une équipe multicolore. Mais des voix s’élèvent pour critiquer ces couleurs : Jean-Marie Le Pen, Alain Finkielkraut, Georges Frêche… Excellemment documenté et adoptant une approche chronologique ponctuée de chapitres marquants, le documentaire de Morad Aït-Habbouche et Pascal Blanchard revisite l’histoire du football français à travers les innombrables joueurs noirs qui seront sélectionnés en équipe de France, affichant à chaque fois leur nombre de leurs sélections. Cela commence en 1931, où…

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Xercès Louis, surnommé le Négro volant, 12 sélections
Lucien Cossou, surnommé "Loule", 4 sélections
Marius Tresor, 65 sélections
Lilian Thuram, 136 sélections
Patrick Vieira, 104 sélections
Thierry Henry, 97 sélections
Paul Chillan, 2 sélections
Basile Boli, 45 sélections
Christian Karembeu, 53 sélections
Christian Karembeu, 53 sélections
Marius Trésor et Jean-Pierre Adams (22 sélections)
Membres de l'équipe en 1981
Nelson Mandela et Lilian Thuram
L'équipe en 1998
Lilian Thuram
En 2005
L'équipe en 2005
Rencontre avec Aimé Césaire
Aimé Césaire
En 1980
Larbi Ben Barek, 17 sélections




De Laurent Cantet (France)

Qu’est-ce qui fait donc qu’on sort d’Entre les murs subjugué, ému et conscient d’avoir vu un grand film ? Est-ce parce que cette partie de ping-pong dialectique entre un prof et sa classe se joue à égalité, sans perdant ni vainqueur, dans le grand jeu de l’apprentissage du savoir et de la vie ? La caméra se situant toujours du même côté, face aux fenêtres, nous sommes à la place de l’arbitre et c’est bien cette position que nous laisse Cantet, non pas celle du juge mais bien celle de celui qui va se poser la question toujours à réactualiser…

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© Haut et court
© Haut et court




La rétrospective de films d’Afrique Africamania, organisée par la Cinémathèque française du 16 janvier au 17 mars 2008 à Paris, retraçait l’histoire des cinémas d’Afrique en plus de 80 films. Publié dans le catalogue de l’événement, cet article aborde les enjeux et perspectives actuels en quelques mots.

« On n’écrit jamais qu’une seule chose, on écrit ce qui nous empêche de dormir ; comment dire aujourd’hui l’Histoire ? » Kossi Efoui[1] Petit rappel de l’Histoire des cinémas d’Afrique à partir de quelques films marquants. Avec la rétrospective de films d’Afrique Africamania, la Cinémathèque française a retracé du 16 janvier au 17 mars 2008 à Paris l’histoire des cinémas d’Afrique en plus de 80 films. Publié dans le catalogue de l’événement, cet article la résume en quelques mots. Il a été complété à la demande de la revue Black Camera (qui le publie en anglais en 2021) d’ajouter la sixième décennie.…

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Bal Poussière, d'Henri Duparc
Bamako, d'Abderrahmane Sissako
Daratt, saison sèche, de Mahamat Saleh Haroun
La Noire de..., de Sembène Ousmane
Rwanda, pour mémoire, de Samba Félix Ndiaye
Touki Bouki, de Djibril Diop Mambety




Des rencontres du cinéma documentaire autour de « Mai 68 / des luttes ouvrières » les 29 et 30 mai 2008 à l’Espace 1789 de Saint-Ouen et les 31 mai et 1er juin à l’Écran de St Denis permettent de découvrir des films inédits de 2008 à la lumière de ceux de 68, du cinéaste Jean-Pierre Thorn et du collectif Cinélutte auquel il appartenait. Une programmation est consacrée à la figure de l’immigré, objet de ce texte.

De Renny Harlin

La mort est mon métier

Le meilleur moment du film : Tom Carver, joué par Samuel Jackson, rentre tard et retrouve sa fille plantée devant la télé à regarder de vieilles comédies hollywoodiennes. Il imite alors le débit de parole et le ton saccadé des répliques de Cary Grant, James Stewart et Katherine Hepburn. Cette parodie réussie des classiques n’empêche aucunement Cleaner d’en respecter les règles de base. Tom Carver est nettoyeur. Les familles s’adressent à lui pour faire le ménage lorsque la mort n’a pas été propre. Il est donc méticuleux. Très méticuleux. Gros plan sur le pli de son pantalon, ses placards impeccablement…

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© Millenium Films
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De Patrick Béhin

Il y a ici et là-bas : des foules marchent, dans les rues de Lyon et dans celles d’un village malien. De ce parallélisme naît d’emblée une idée d’égalité mais Les Enfants de Babel va s’employer à réfléchir sur le contraire : à l’exemple du Mali, il s’interroge comme son titre l’indique sur le devenir des enfants d’un monde dominé par la suffisance d’un modèle dominant. Le monde va mal : comment en aborder le pourquoi ? En suivant les anciens, eux qui disent que les choses que nous voyons ne sont que les ombres de ce que nous ne…

L’association Afrique sur Bièvre a initié les premières rencontres CINÉ REGARDS AFRICAINS. Cette manifestation s’est déroulée, durant la Semaine de la solidarité internationale, du 17 au 24 novembre 2007, au cinéma La Pléiade à Cachan et à l’Espace municipal Jean Vilar à Arcueil. On en trouvera ici l’analyse du public à partir du questionnaire reproduit en fin d’article.

Série documentaire en cinq parties d'Emmanuelle Demoris

1. Mafrouza - oh la nuit ! et 2. Mafrouza - coeur

La pauvreté, on connaît ? De multiples reportages nous la montrent sous toutes ses coutures, et nous savons qu’elle est une des choses au monde la mieux partagée, en général sous d’autres cieux. Germaine Tillon faisait la différence entre une pauvreté où l’on peut encore lutter et celle où l’on n’en a plus la force. Le Camus du Premier homme la situait, au-delà du matériel, dans le fait que les gens pauvres n’espèrent plus laisser une trace sur terre. Pour lui, la pauvreté était dans l’absence de mémoire, notamment familiale. Mais il insistait sur le fait que la pauvreté qu’il…

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Mafrouza - coeur
Mafrouza - oh la nuit !




Entretien d'Olivier Barlet avec Samba Félix Ndiaye

Perantal (1975), Geti Tey (1978), Le Trésor des poubelles (1989), Dakar-Bamako (1992), Ngor l’esprit des lieux (1995), Lettre à Senghor (1998), Rwanda pour mémoire (2003), Questions à la terre natale (2006) sont autant de dates marquantes pour les cinémas du Continent : Samba Félix Ndiaye a ouvert la voie d’une écriture documentaire africaine. Cet entretien réalisé durant le festival des films d’Afrique en pays d’Apt en novembre 2007 a été publié dans le catalogue de la programmation Africamania à la Cinémathèque française (16 janvier au 17 mars 2008 à Paris).

De Claudio del Punta

C’est au début du XXe siècle, sous l’occupation américaine des deux Républiques qui se partagent l’île d’Hispaniola (ce « paradis » que découvrit Christophe Colomb en 1492), qu’ont été massivement recrutés les braceros (coupeurs de canne) haïtiens. Leur misère a encore été aggravée par le déclin des industries sucrières à partir des années 1980, poussant nombre de migrants à passer à la culture du riz ou du café, ou bien à s’entasser dans des bidonvilles et accepter tout travail sous-payé. Le métro de Saint-Domingue est ainsi construit par les Noirs haïtiens, de même que les sans-papiers ont travaillé sur les tours et…

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Jean-Marie Guerin (Pierre)
Michaelle Pierre (femme de Sanchez)
Yeraini Cuevas (Magdaleine)
Yeraini Cuevas (Magdaleine) et Valentin Valdez (Jean-Baptiste)
Yeraini Cuevas (Magdaleine) et Valentin Valdez (Jean-Baptiste)
Jean-Marie Guerin (Pierre) et Yeraini Cuevas (Magdaleine)
Yeraini Cuevas (Magdaleine)
Valentin Valdez (Jean-Baptiste)
Yeraini Cuevas (Magdaleine)




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