Cinéma/TV

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De Cristina Comencini

Sorti en salles en Italie le 11 janvier 2008, le même jour de La Graine et le mulet d’Abdellatif Kechiche et une semaine avant Riparo (L’Abri) de Marco Simon Puccioni, Bianco e Nero de Cristina Comencini semble témoigner d’un intérêt renouvelé dans la Péninsule pour le vécu des immigrés qui viennent de l’autre rive de la Méditerranée et s’installent dans nos villes. Développant un regard tout en légèreté sur le thème du racisme et des préjugés, la réalisatrice revient à la comédie après deux drames familiaux et construit une sorte de Devine qui vient dîner à l’italienne, avec moult clins…

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D'Alain Gomis

Grand yeux bouche ouverte, Yacine regarde le monde qui l’entoure, éternel étonné, plutôt clown. Mais lorsqu’un homme est agressé dans le métro, il a du mal à être présent. « Roi de l’espace », il ne s’attache pas. Son chez lui est une caravane – « comme les Tziganes », lui reproche sa mère qui vit elle-même dans une cité de banlieue. Son errance est au travail comme en amour : rien ne dure, même s’il sait vivre l’intensité du moment, même s’il est ouvert à la rencontre et la richesse de l’instant, même s’il sait sauter sur sa proie. La marge l’attire, parce…

De Mikael Håfström

Si le diable existe…

Mike Enslin (John Cusack) ne croit pas aux fantômes. Mais il écrit des romans d’épouvante situés dans ces hôtels et autres lieux dits hantés qu’il visite sans jamais parvenir à détecter la présence du moindre poltergeist. Il ne croit pas non plus en Dieu, ou plutôt il n’y croit plus depuis la mort de sa petite fille. Mais faut-il ainsi renoncer au monde des esprits après la maladie mortelle d’un enfant ? Il lui faudra bien des preuves pour renier sa mécréance. Le gérant de l’hôtel a beau le mettre en garde, Mike Eslin veut séjourner dans la chambre 1408…

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Entretien d'Olivier Barlet avec Khaled Youssef

Coréalisateur avec Youssef Chahine de Le Chaos, le cinéaste et scénariste Khaled Youssef est venu présenter le film au Festival international du film de Dubaï de décembre 2007, Youssef Chahine n’ayant pu se déplacer pour raisons de santé. Il répond ici à nos questions sur leur collaboration et la réception du film en Égypte.

Entretien d'Olivier Barlet avec Gaston Kaboré

Lors de l’événement Africamania à la Cinémathèque française, à Paris du 16 janvier au 17 mars 2008, Gaston Kaboré présente une leçon de cinéma. Une version courte de cet entretien est publiée dans le catalogue de l’événement tandis que l’on trouve ici son intégralité où le cinéaste burkinabé revient sur son œuvre, sa démarche de cinéma, ses responsabilités au sein de la FEPACI et les actions de formation qu’il met en œuvre avec le centre Imagine de Ouagadougou

De Katy Lena Ndiaye

Comme dans Traces, empreintes de femmes, son remarquable documentaire sur les femmes kassenas et leurs peintures murales, Katy Lena Ndiaye aborde le travail pictural de femmes africaines en s’intéressant d’abord à elles-mêmes. La voici à Oualata, Mauritanie, pour un film coproduit avec la télévision mauritanienne. Les femmes mauritaniennes ont la réputation de s’affirmer et les trois femmes à qui elle donne la parole ne dérogent pas à la règle. Elles servent le thé et ça coule et ça gicle. Leur parole est libre. « Je suis une femme forte, convaincue d’être plus forte que beaucoup d’hommes ». Mais une fois mariées, leur…

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De Laurence Attali

Le making-of, exercice obligé des bonus de dvd, censé nous introduire au vécu du tournage pour nous en dire davantage sur le film, n’est souvent qu’un masque de plus, une illusion reconstruite destinée à la promotion plutôt qu’à l’exploration intime du secret. L’alternative proposée par Laurence Attali est tout le contraire : elle est un rêve de film. Le Temps d’un film est ainsi le temps d’avant le film, le temps où le film s’installe pour exister, avant même que le premier « action » puisse enregistrer les premières images, mais aussi avant qu’il ne sonne le glas d’un désir de film…

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De Philippe Faucon

« Je n’aime pas les gens comme vous ». L’infirmière Salima est d’origine algérienne. Le racisme est présent, insidieux ou carrément frontal. Mais elle sait répliquer. A chaque nouveau client, une nouvelle relation. C’est bien sûr cette relation qui intéresse Philippe Faucon, qui apporte comme dans Samia un grand soin à adopter en caméra épaule ou subjective le point de vue de son personnage. Avec Esther, Salima est confrontée à du nouveau : rapatriée d’Algérie, Esther est juive. Elles ont en commun d’être soumis au rejet et au mépris. Un partage s’installe que la nudité de la toilette rend très charnel. Leur…

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Philippe Faucon




D'Amor Hakkar

L’émotion : qu’est-ce qui permet à un film de nouer ainsi le ventre et faire pointer la larme à l’œil ? La pudeur. Simplement cette distance, cette épure, ce respect des êtres qu’Amor Hakkar développe d’un bout à l’autre de son beau film. Il est heureux qu’après quinze d’errance, il soit ainsi revenu à ce cinéma où la simplicité est la marque de fabrique et la finesse un programme. Scénariste et réalisateur, il interprète aussi cet homme à qui sa femme demande d’aller chercher le fils qui vient de mourir dans un accident de voiture. Et le voilà parti sur…

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Aya Hamdi et Amor Hakkar sur la Lambretta
Aya Hamdi dans le rôle d'Aya
Fatima Tounes Ait-Ali dans le rôle de la mère
Aya Hamdi
Fatima Tounes Ait-Ali
Amor Hakkar




4ème édition d’un festival qui s’impose comme un rendez-vous incontournable des cinémas arabes, le Dubai International Film Festival a réuni du 9 au 16 décembre 2007 bon nombre de stars et de professionnels pour avancer vers une structuration du soutien à la création.

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Dubaï côté Golf
Le quartier d'Habtoor en construction
Dans la Madinat Jumeirah
Dans la Madinat Jumeirah
Amor Hakkar et Céline Brotons, réalisateur et productrice de "La Maison jaune" en compagnie de Masoud Amralla Al Ali, directeur artistique du festival
Rencontrés lors d'une fête, les réalisateurs tunisiens Hichem Ben Ammar et Ridha Behi
Dans la Madinat Jumeirah, lieu du festival. Au fond, l'hôtel que l 'on dit le plus cher du monde.
Entrée de la Madinat Jumeirah
Khaled Youssef, coréalisateur avec Youssef Chahine de "Le Chaos", sous le feu des caméras
L'hôtel Mina a'salam dans la Madinat Jumeirah
Comme chaque soir, une fête suivant la projection du film présenté en "tapis rouge"
Sous les bombes (Taht el Qasef), de Philippe Aractingi (Liban), qui a obtenu l'or aux Muhr Awards, la compétition du festival.




De Francis Lawrence

Comment les acteurs noirs américains sont entrés dans la légende

New York, 2007. C’est la troisième fois que le roman éponyme de Richard Matheson est adapté à l’écran. L’intrigue du livre se déroule de 1976 à 1979. Il a donc fallu procéder à quelques mises à jour pour cette nouvelle adaptation qui débute en 2009, alors que le vaccin contre le cancer se révèle fatal pour toute l’humanité. Le docteur Neville, un des rares survivants mystérieusement immunisés, s’efforce de découvrir le remède qui permettra de guérir la minorité d’êtres humains ayant survécu sous forme de zombies prédateurs. Le docteur Robert Neville a d’abord été incarné par Vincent Price dans The…

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De Nabil Ayouch

Lola est jolie, 25 ans, postière à New York et passionnée de danse. Son meilleur ami, Youssef (Achmed Akkabi), est égyptien et lui montre les cassettes de son idole, la légendaire danseuse Ismahane (Carmen Lebbos). Tombée amoureuse d’un autre Egyptien, le beau Zack (Assad Bouab), elle fait le voyage du Caire pour le retrouver. Mais ça ne marche pas mieux qu’à New York, et la voilà à devoir gagner sa vie, ce qu’elle fait dans les cabarets en dansant avec le succès exotique de ses cheveux blonds. Elle retrouve Ismahane qui vit recluse et arrive à la convaincre de la…

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Laura Ramsey
Carmen Lebbos et Laura Ramsey
Carmen Lebbos
Laura Ramsey
Asaad Bouab et Laura Ramsey
Asaad Bouab et Laura Ramsey
Achmed Akkabi et Laura Ramsey




De Youssef Chahine et Khaled Youssef

Au niveau énergie, Le Chaos (Heya Fawda), c’est du Chahine pur : on retrouve sa patte à chaque image, sa façon de cadrer les visages pour centrer sur les regards, le rythme endiablé d’une caméra mouvante et d’un montage serré, des envolées lyriques en quelques traits de violons, des personnages exubérants à la limite de la caricature mais dont l’humanité – fussent-ils des horribles – n’est jamais déniée, un scénario à l’emporte-pièce qui entremêle à plaisir méandres amoureux et dénonciation politique, une savante alchimie de suspens et de scènes dialoguées puisant allègrement dans le cinéma de genre, une empathie insistante…

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De Christophe Ayad et Vincent de Cointet

Nous ne pouvons passer sous silence ce documentaire vu l’importance de son sujet. Il est certes d’une facture télévisuelle classique devenue de plus en plus obligée dès qu’on parle d’actualité géopolitique : fragmentation des interviews en phrases isolées qui viennent s’encastrer dans des images d’illustration accompagnées d’un commentaire permanent et d’une musique dramatisante. C’est lourdingue et cette démonstration ne laisse aucune liberté de réflexion au spectateur. Le danger est bien sûr que cela peut masquer des discours idéologiques ou des réalités (et donc prête le flanc au rejet pour « manipulation »). Mais dans le cas du Darfour, une telle enquête minutieuse…

Le 1er décembre 2006, le coeur du vétéran du cinéma algérien a cessé de battre ; il avait 65 ans. Guido Huysmans, le directeur de l’Afrika Filmfestival et moi-même, membre de l’AFF dès son début en 1996, avons rencontré Mohamed Bouamari pour la première fois lors du Cinema Novo Festival 2001 à Bruges (Belgique), où, à l’occasion d’un Focus sur le Maghreb, il venait présenter son film réputé « Le Charbonnier/Al Fahham » (1972), tout en exhortant le public « à faire jaillir pleinement les critiques après vision et à ne pas épargner le réalisateur », une attitude qui était bien la sienne. Le…

La 5ème édition du festival des Cinémas d’Afrique du Pays d’Apt a présenté du 8 au 14 novembre 2007 une quinzaine de longs métrages dont huit en avant-première et une vingtaine de courts métrages dans des salles presque toujours pleines : 5750 spectateurs ! La moitié a moins de 20 ans : démarrant par une journée lycéenne et poursuivant des séances scolaires tous les jours, le festival poursuit une intense mobilisation du jeune public en lien avec la cité scolaire aptoise.

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Le jury lycéen avec Alex Ogou
Dominique Wallon et Emile Abossolo
devant le cinéma César
Cheick Fantamady Camara, Angèle Diabang Brener, Nouri Bouzid, Samba Félix Ndiaye
Zohra Fatma Zamoum avec des habitants d'Apt, qui présentait "La Pelote de laine"
Devant le cinéma
Angèle Diabang Brener et des élèves de l'atelier de réalisation
Le succès d'Alex Ogou
Dominique Wallon et Souleymane Cissé
Samba Félix Ndiaye et des membres du jury lycéen
Dominique Wallon, Michel Amarger et Olivier Barlet
Thérèse Mbissine Diop
Souleymane Cissé avec la Michèle, la directrice du cinéma César
Naky Sy Savané
Pitch (présentation des projets) durant l'atelier de réalisation
Maria Karim
Le proviseur du lycée d'Apt et des professeurs et organisateurs en compagnie d'Angèle Diabang Brener et de Mariame Ndiaye
Samia Chala
Le jury lycéen annonce son choix




D'Abdellatif Kechiche

Le corps en gros plan : sur ce bateau qui fait visiter le port de Sète aux touristes, la caméra commence par cadrer de très près le genoux d’une femme. La Graine et le mulet aime les corps : le montage serré épouse le mouvement permanent de la vie, les acteurs sont filmés de près, avec une sensualité et une empathie telle qu’une tension les anime même dans les scènes les plus triviales. Une famille se réunit pour le couscous du dimanche, un groupe de musiciens à la retraite discute leur participation à une fête, une femme crie sa solitude…

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Hafsia Herzi
à gauche, Abdelhamid Aktouche
Alice Houri et Bouraouia Marzouk
Hafsia Herzi et Habib Boufares
Hafsia Herzi et Habib Boufares
Abdellatif Kechiche




By Jillali Ferhati

« A man without memory is a man already dead »: these words from the film bring to mind a Fulani proverb that goes a child without memory’s poop will never be solid. Applied to a country, a generation that doesn’t know its past cannot build a future. It is with this awareness that Morocco opens the doors of its painful memory, that of the « dark years », the Seventies when political opponents were arbitrarily imprisoned like animals by the merciless authorities. Strengthened by this newfound openness, Moroccan cinema has unhesitatingly entered the movement and six films have been made in a short…

De Ridley Scott

La blaxploitation revient, le budget en plus

Peut-être grâce à Quentin Tarantino, amoureux de la blaxploitation à laquelle il a rendu un hommage direct avec Jackie Brown (1997), le grand public s’est familiarisé avec ce genre cinématographique bien particulier du début des années 70 : suite au succès de Sweet Sweetback’s Baadasssss Song (1971) Shaft (1971) et Superfly (1972), trois films réalisés par des cinéastes noirs (Melvin Van Peebles, Gordon Parks et son fils, Gordon Parks Jr.) sur la condition des Noirs défavorisés des grandes métropoles, les studios hollywoodiens ont suivi le filon avec une ribambelle de films à faibles budgets dont quelques-uns se détachent par leur…

De Jilani Saadi

Revoici Mohamed Grayaâ qui jouait déjà le rôle principal dans le premier long métrage de Jilani Saadi, Khorma. Il y incarnait déjà un pauvre bougre qui paye toujours pour les autres. C’est le destin que se choisit Stoufa, pour montrer que dans cette meute de loups désoeuvrés qui violent la prostituée Salwa en pleine rue, l’un au moins est capable de tendresse. Sans doute parce qu’il est encore capable de se rêver aux antipodes, au Cap Vert dont il ne connaît que les chansons de Césaria Evora. Film d’une nuit, rythmé par une horloge qui s’affiche sur l’écran, Tendresse du…

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