Cinéma/TV

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By Mehdi Charef

Summer of ’62 is a story of torn loyalties. It is set in that type of very special moment when History senses it is time to turn a page, during this spring of 1962 before Algeria’s independence. Ali is 11, and it is through his silent eyes that we will live this moment where tensions intensify and from where are leaving those who are defeated or who have made the wrong choice. To shoot this film through a child’s eyes, Charef went to film in his hometown, Maghniya and in Tlemcen, in western Algeria. Because Ali is Mehdi Charef as…

By Chantal Richard

Everybody who is attracted to Africa should absolutely see this film. It is a beautiful lesson on a relationship finally devoid of the eternal ambiguities inherited from imaginative representations of our colonial history. Julie, nicknamed Lili, photographer at the town hall of a small town near La Hague in Normandy, is sent to photo the works carried out thanks to the town’s twinning with the Senegalese village of Agnam Lidoubé. She is thus transplanted in an unknown world and the first image of the film shows her leaning her head out of a taxi window, which is driving her to…

By Fabintou Diop

The local productions that are multiplying thanks to the digital revolution free expression that has been curbed for too long or the object of an external gaze. A society discovers itself in shattering taboos, thereby opening itself to bracing evolutions. It is the case of this film in which Senegalese women freely open their hearts concerning male-female relations. Director Moussa Touré is behind the camera, becoming increasingly involved in documentary productions of quality after directing international feature films, and the film is produced by Cheick Tidiane Ndiaye, at the forefront of a documentary production capable of finding its place on…

By Nadir Moknèche

From film to film, Moknèche repeats his vision of a contradictory Algeria, both culturally ingrained and penetrated by the outside, but which cannot be reduced to a tradition / modernity opposition. Claiming individual conscience born from the European Renaissance as an inescapable perspective, he builds unconventional and vivid characters, and yet torn by contingencies, who throw themselves unconditionally toward a still unattainable libertarian future and end up with scars. This existential melody imposes its themes and rhythm on films that often start with a bang but quickly calm to wed the intimate breath of these self-willed yet necessarily lucid women.…

By Angèle Diabang-Brener

Revealed in 2005 by a very good short documentary, My Beautiful Smile about her gum tattoo, Angèle Diabang-Brener pursues her same approach in listening to Senegalese women in their relationship with Islam. A background in editing, it is definitively how she gives her films the energy they convey. A rhythm takes hold in sync with the topic, which respects expression and sharpens perception at the same time. Moving among five Muslim women whose experience of Islam is very different, from respectful detachment to systematic headscarf, Senegalese and Islam does not only provide a range of stories or a medley of…

By Laurent Salgues

Desert wind, a dusty expanse, wide screen, everywhere, men pop out of the ground like aliens. A gold mine in Burkina Faso. Mocktar (Makena Diop) has driven from Niger to work there. His reserve but also his dignity hide a pain that the film will gradually reveal. He blends in with these gold washers, as these kind of legionnaires come from some other place, ready to risk their lives in these weak-ceilinged bottlenecks with no possibility of rescuing those that they bury. For many of them, the dream of wealth is an enduring one and their struggle as immigrants is…

Interview by Olivier Barlet with Jean-Marie Teno on the "Colonial Misunderstanding" and the suburb riots

Apt, November 2005

The Colonial Misunderstanding is tremendously topical in the context of the suburb riots: the medias’ reaction, the incredible lack of thought on the continuing influences of the colonial fact, the lack of films on these questions, etc. It is really clear how necessary this film is today.

Du 19 au 25 août 2007, les Etats généraux du film documentaire qui se tiennent depuis 1989 dans le petit village de Lussas (Ardèche, France) ont réuni public et professionnels du documentaire de création. Nous témoignons chaque année de la qualité et de l’intensité de ces rencontres qui mêlent des séminaires de réflexion à une programmation exigeante et passionnante. Depuis quelques années, Lussas propose une sélection spécifiquement consacrée à l’Afrique.

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Grandes vacances, d'Oldrich Navratil
Premier plan Algérie, un cinéma à tout cri : le cinéma Algeria, Alger
Premier plan Algérie, un cinéma à tout cri : la cinémathèque algérienne
Premier plan Algérie, un cinéma à tout cri : stockage des films sans bunker à la cinémathèque algérienne
Premier plan Algérie, un cinéma à tout cri : cinémathèque de Bejaia
Premier plan Algérie, un cinéma à tout cri : Abdelkader Enssad, réalisateur de "Balloon", et un groupe de participants de l'atelier "Bledi in progress" à Bejaia
Premier plan Algérie, un cinéma à tout cri : Abdenour Hochiche, président de Project'heurts
Premier plan Algérie, un cinéma à tout cri : Habiba Djahnine, déléguée générale Kaïna Cinéma
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Brazza, l'épopée du Congo, de Léon Poirier
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Afrique 50, de René Vautier
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Afrique 50, de René Vautier
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Pour l'équipement de l'Union française
Le Petit Blanc à la caméra rouge : journal anticolonialiste
Le Petit Blanc à la caméra rouge
Le Petit Blanc à la caméra rouge
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Afrique 50, de René Vautier
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Afrique 50, de René Vautier
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Afrique 50, de René Vautier
Le Petit Blanc à la caméra rouge : Afrique 50, de René Vautier




De Laurence Gavron

Avec discrétion mais ténacité, Laurence Gavron poursuit son œuvre documentaire ancrée dans le pays qu’elle a adopté, le Sénégal. « Cette toubab qui parle wolof, s’habille sérère et mange peulh », comme l’écrit l’écrivain Hamidou Dia, fait ici écho à l’un de ses précédents films, Le Maître de la parole – El Hadj Ndiaga Mbaye, la mémoire du Sénégal, où elle s’attachait déjà à un griot remarquable. Egalement joueur de xalam, ce luth traditionnel à cordes qui accompagne avec noblesse les longs récits épiques parlés-chantés en une fascinante mélopée, Samba Diabare Samb a en commun avec El Hadj Ndiaga Mbaye de concilier…

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D'Osvalde Lewat

On dit des Africains qu’ils ne sont pas prêts pour la démocratie, alors je m’interroge : ont-ils jamais été prêts pour la dictature ? Wole Soyinka »Je travaillais à ce moment-là pour le journal de l’Etat. Est-ce cela qui a provoqué mon incrédulité, voire mon indifférence ? » C’est à ce niveau qu’Osvalde Lewat situe son enquête sur les exactions commises par le « commandement opérationnel », une unité spéciale mise en place par le chef de l’Etat pour réprimer en 2000-2001 le banditisme qui se développait dans la région côtière de Douala. Une force étatique va ainsi tuer de sang froid, sans autre…

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De Pierre-Yves Borgeaud

Le titre est un programme : c’est dans ce haut lieu de commémoration du départ des esclaves vers le nouveau monde que Youssou N’Dour fait revenir quelques uns de leurs descendants qui perpétuent la seule chose que leurs ancêtres pouvaient amener avec eux : leur culture, à commencer par leur musique. Ou du moins celle qui en est issue au fil du temps. Alors que dans les colonies françaises, l’Eglise catholique combattra les danses « licencieuses et déshonnêtes », forçant les Noirs antillais à tourner l’interdit en fusionnant les danses parisiennes et les rythmes animo-chrétiens dans la biguine, la musique noire viendra…

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Youssou N'Dour
Moncef Genoud Pianiste, Genève
Harmony Harmoneers W. Michael Turner Jr, Andrew Turner Sr, Calvin Turner, Clarence Wesley Langston Choeur de gospel, Atlanta
Boubacar Joseph Ndiaye Conservateur de la Maison des Esclaves, Ile de Gorée
Idris Muhammad Batteur, New Orleans
James Cammack Contrebassiste, New York
Pyeng Threadgill Vocaliste, Brooklyn
Grégoire Maret Harmoniciste, Brooklyn
Amiri Baraka (LeRoi Jones) Ecrivain, poète, Newark
Ernie Hammes Trompettiste, Luxembourg
Wolfgang Muthspiel Guitariste, Vienne




D'Isabelle Thomas

Nous ne verrons que sa signature sur les murs : Maïsama. « Tu ne peux pas me filmer, ni m’enregistrer : je dois finir mon travail avant d’être photographié ». Ce sera donc Isabelle Thomas qui dit ses textes. Jamais en illustration de ses dessins, toujours sur des images à elle, des impressions urbaines. Comme la « création sonore » qui les accompagne, elles sont un second récit, une vie parallèle, graphique elle aussi, sorte d’écho mouvant, des instants urbains, le mouvement des êtres et des choses, des jeux de lumière et de couleurs, jamais indifférentes. Les murs des grandes artères sont remplis de…

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De Fabiola Maldonado

Financé par des associations humanitaires allemandes, Maïmouna la vie devant moi est né en fin d’études à l’école de cinéma de Stuttgart de la rencontre de l’Allemande Ulrike Sülzle qui y tient la caméra et de Fabiola Maldonado, originaire du Honduras, qui en assure la réalisation. Une douce mélodie installe dès le départ un rythme qui ne quittera pas le film, en phase avec les gens qu’il montre. Cadrée de face, Maïmouna Ouedraogo avale les kilomètres avec sa mobylette sur le « béton » des routes du Burkina Faso. « Mes amis m’appellent Maï, à la maison on m’appelle Mouna, mon vrai nom…

De John Ford

Quelque part dans un microcosme hollywoodien où la politique du producteur autoritaire et cinéphile régnait en maître. Aux alentours, quelques vétérans roulaient leur bosse inlassablement sans se soucier du « star-system », rejetant les scénarios alambiqués, flonflons d’un accordéon macabre, celui de la créativité indigeste, allant finalement jusqu’au bout de leurs envies. Parmi eux, le cow-boy John Ford, irlandais de cœur et américain d’esprit, balançant des images classiques sur un écran pur, narrant des historiettes dans le seul but de filmer la construction d’un Etat, terre d’accueil, nourriture quotidienne et tristesse enfouie : l’Amérique. Westerns, comédies, drames historiques, une pléthore de genres…

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Paris, January 1998

Guelwaar, your last feature, was shown practically all over France: were you able to present it in Africa? I’m showing it in Senegal and in all of Francophone Africa. It’s being shown exclusively and in cinemas on the outskirts where the tax department inspects less frequently, which causes problems. As for France…Europe is not my centre and I’m less concerned about the success of my films there. But it was shown in festivals and on television in Germany, England, Belgium, etc. What did you want to tackle in this film? This film raises questions for the coming generations. It tries…

De Jihan El Tahri

Juillet 1991, c’est par Cuba que Nelson Mandela commence son périple hors d’Afrique pour remercier ceux qui ont contribué à abolir l’apartheid. Durant 25 ans, Castro et 500 000 Cubains ont participé aux guerres de libération africaines. Une réalité méconnue, oubliée, qui éclaire tout un pan de l’Histoire africaine. Jihan El Tahri n’a pas son pareil pour convoquer et documenter l’Histoire.  » Un labyrinthe est un endroit d’où l’on sort perdu !  » disait Roland Barthes. Elle ne recule donc devant aucune carte ni devant aucune explication pour nous aider à débrouiller la masse d’informations à disposition sur une période complexe. On pense aux…

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De Lucie Thierry (France)

C’est une plongée. On les voit de dos converger dans la pénombre. On les distingue à peine dans la nuit, pliées en deux, sans lumière qui les signalent, à la merci des chauffards éméchés. Le jour se lève peu à peu et le film continue de capter leur sempiternel mouvement. Elles balaient. Nous sommes au centre de Ouaga, dans les grandes avenues qui convergent vers le rond point des Nations unies. Aucun commentaire : le film s’effacera devant leur parole. Les douces percussions du musicien burkinabè Tim Winsé accompagnent une caméra qui ose peu à peu se rapprocher. La  » brigade verte « …

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1.- L’apparition du cinéma L’historiographie haïtienne sur le cinéma est très limitée. On ne connaît qu’un numéro double de la revue de l’Institut Français d’Haïti « Conjonction », sorti en 1983, consacré au cinéma, un livre d’Arnold Antonin, paru au cours de la même année à Caracas (Venezuela), intitulé « Matériel pour une préhistoire du cinéma haïtien » et un article du même auteur dans le livre de Guy Hennebelle et de Alfonso Gumucio Dagrón, paru en 1981 sous le titre de  » Cinéma de l’Amérique Latine ». D’ailleurs, bon nombre d’informations publiées dans « Conjonction » proviennent de cet article. Les auteurs nous ont révélé par…

« Regards sur Haïti » a réuni du 26 au 29 octobre 2006 à Bruxelles sous la houlette de l’association belge Echanges et Synergie et du collectif français 2004images une série de réalisateurs et écrivains haïtiens autour de films et de concerts, mais aussi d’intéressantes tables rondes. Une occasion exceptionnelle de découvrir les problématiques du cinéma en Haïti. (1) En voici un compte rendu tardif pour cause de surcharge de travail mais que nous tenions arriver à terminer pour rendre compte de cette importante initiative.

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Rachèle Magloire et le directeur du festival Pierre Louis Loinel lors d'un débat avec la salle
Frantz Voltaire, Rachèle Magloire, Rigoberto Lopez, Dany Laferrière
Dany Laferrière signe un livre
Rigoberto Lopez
Frantz Voltaire
Arnold Antonin
Non loin de l'espace Senghor, on fait la queue pour les frites d'Antoine, un lieu réputé




De Jacques Sarrasin

Le Batelier de la rumba (ancien titre)

Déjà, dans Je chanterai pour toi, Jacques Sarrasin avait emboîté le pas d’un vieux musicien passé de mode mais ayant marqué son pays au moment de l’indépendance, Babacar Traoré du Mali, avec le souci d’opérer avec lui un retour vers le futur, le film le remettant au goût du jour. Wim Wenders et son Buena Vista Social Club avait de même assuré un nouveau succès à de légendaires soneros cubains en fin de vie et à leur belle musique, la trova. On the rumba riversuit la même piste, retrouvant à Kinshasa le vieux Wendo Kolosoy, 82 ans, une légende de…

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