Cinéma/TV

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The 28th edition of the Durban International Film Festival was held from the 20th June to the 1st July 2007. With nearly 200 films and 300 screenings, it is South Africa’s most important film festival. The Best Film prize was awarded to Newton Aduaka’s Ezra (Nigeria), already winner of the Golden Stallion at the Fespaco. While its rich program allows the discovery of fictions from all over the world, often exploring intercultural issues, workshops covering all film practices, shorts and documentaries, were given pride of place. This year, furthermore, it presented a program dedicated to the Indian Ocean (cf. the…

De Zeka Laplaine

Fiction ? Documentaire ? C’est peut-être bien cette incertitude, cette tension, qui fait la qualité de ce film sans prétention mais qui donne une grosse envie de débattre et donc d’encourager les autres à le voir ! Pourtant, nous ne faisons que plonger dans la vie d’un homme, Kaze, interprété par le réalisateur lui-même, qui nous parle de sa famille à travers un frère disparu et qu’il se met à rechercher. Scénario banal : il va encore nous jouer le souvenir et la proximité ; on va encore devoir le suivre mais sans aventure à la recherche de l’arche perdue.…

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Le festival qui s’est déroulé à Durban, Afrique du Sud, du 20 juin au 1er juillet 2007 a proposé un panorama des cinématographies des îles de l’Océan Indien, en collaboration avec l’ambassade de France. En complément de notre article sur le festival (n°6760). De Madagascar à la Réunion, quelques découvertes et beaucoup de potentiel.

Entretien d'Olivier Barlet avec Yvan Le Moine à propos de Vendredi ou un autre jour

Yvan Le Moine, bonjour. Nous sommes au festival de Durban, où vous présentez votre film « Vendredi ou un autre jour » dans le cadre d’une rétrospective de films venant des îles de l’océan Indien et notamment de la Réunion, où vous l’avez tourné. Pour quelle raison avez-vous voulu tourner l’adaptation du livre de Tournier « Vendredi ou les limbes du Pacifique » ? Pour pouvoir répondre à un magnétophone aussi petit et aussi merveilleux que le vôtre ! On fait ce genre de métier pour être aimé, interviewé et immortalisé par cet appareil magique ! Ensuite, ce sont toujours des anecdotes : on…

By Rabah Ameur-Zaïmeche

After Wesh wesh, ça me regarde! (2002) in which he, as an insider, offers a different viewpoint on the deprived estates, Rabah Ameur-Zaïmeche goes to the bled, his native village in the far east of Africa, and there finds a way to broaden and remarkably elevate his vision of cinema. Neither sociological nor pure fiction, its apparent roughness may be disconcerting but it is eminently worth seeing because it in fact leads to a new understanding, beyond clichés and projections. Like in his previous film, Ameur-Zaïmeche films on video and plays Kamel, deported from France when he comes out of…

By Teddy Matera

In a South Africa still marked by the violence of the apartheid and affected to the core by AIDS, death roams everywhere. When young Max leaves his village for Johannesburg, he is given a goat which, by mistake, happens to be the sacred goat of the village. It brings him luck: he has the power to trigger tears in funerals when people no longer know how to cry, in a country where it is believed that if one does not cry, the dead won’t be able to enter the world of ancestors. This lines his opportunist uncle’s pockets, who makes…

Le Durban international Film Festival tenait sa 28ème édition du 20 juin au 1er juillet 2007. Avec près de 200 films et 300 projections, c’est le plus important festival de cinéma en Afrique du Sud. Son grand prix est allé à Ezra de Newton Aduaka (Nigeria), qui avait déjà reçu l’étalon d’or du Fespaco. Si sa riche programmation permet de découvrir des fictions du monde entier, souvent engagées dans les questions interculturelles, il fait la part belle à des ateliers couvrant toutes les pratiques de cinéma et aux courts métrages et documentaires. Il présentait en outre cette année, avec le…

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La table-ronde "Writing about Film", consacrée à l'écriture critique, qui a débuté par une présentation de la Fédération africaine de la critique cinématographique et une invitation aux journalistes sud-africains à participer à cette dynamique panafricaine : de gauche à droite, Keyan Tomaselli (qui signait son nouveau livre Encountering Modernity - Twentieth Century South African Cinemas), David Moore (modérateur, qui a contribué à Black and White In Colour, coordonné par Vivane Bickford-Smith et Richard Mendelsohn), Olivier Barlet (Africultures), Peter Machen (critique) et Nashen Moodley (critique et directeur du festival de Durban) © Monica Rorvick
Une vue intérieure de l'incroyable complexe commercial Gateway, que l'on dit être le plus grand de l'hémisphère Sud, et qui héberge deux multiplexes
Pleine lune sur le NuMetro CineCentre (multiplexe) qui se trouve dans le complexe commercial et casino Suncoast (parking payant : 5 rands)
Affiche lumineuse à l'intérieur du centre commercial Suncoast
Intérieur du complexe commercial / casino Suncoast où se trouve le NuMetro CineCentre
L'entrée du NuMetro CineCentre au Suncoast
Guichets du NuMetro CineCentre au Suncoast
Le centre et le port de Durban (marée basse) - vue Nord
Le centre et le port de Durban (marée haute) - vue Sud
Grande foule pour voir le documentaire "Unauthorised Mbeki" (24') de Ben Cashdan, Redi Direko et Meril Rasmussen, qui a été déprogrammé deux fois par la SABC, télévision publique. Le film est précédé par des harangues. Ambiance de meeting déchaîné contre ce qui est perçu comme une censure orchestrée par le chef de l'Etat.
Le multiplexe StirKinekor au centre commercial Gateway d'Umhlanga, au nord de Durban
Sylvestre Amoussou, venu présenter "Africa Paradise", photographié au Suncoast
Le BAT Centre, sur le port, où se déroulent les ateliers et tables-rondes
Table-ronde sur la censure au BAT Centre
Cour du BAT Centre et lieu de conférences et projections au fond
Balufu Bakupa-Kanyinda et son épouse, ainsi que Sylvestre Amoussou lors d'une réception
de gauche à droite : Olivier Barlet (Africultures), Terrence Khumalo (NFVF), Peter Rorvick (directeur du festival de Durban), Jean-Pierre Garcia (directeur du festival d'Amiens) © Monica Rorvick




Festival de Cannes, mai 2007

Le 22 mai 2007, au festival de Cannes, une table ronde sur le thème « Création et mémoire cinématographiques »a été organisée au Pavillon des cinémas du Sud, sur le Pavillon Cinémas du Sud autour d’une présentation du Centre de Ressources Audiovisuelles au Cambodge, Bophana, par son fondateur, le cinéaste Rithy Panh, en présence des partenaires du projet. Projet pilote du Plan Images Archives financé par le ministère français des Affaires étrangères, Bophana a pour objectif la mise à la disposition des Cambodgiens de leur mémoire audiovisuelle. L’expérience du Centre Bophana est-elle transposable à d’autres pays, notamment en Afrique ? Dialogue entre…

Festival de Cannes, mai 2007

Dans le cadre des rencontres proposées par le Pavillon des cinémas du Sud au festival de Cannes, Newton Aduaka, jeune cinéaste du Nigeria ayant obtenu l’Étalon d’Or au Fespaco 2007 avec son film Ezra, a été invité à tenir une leçon de cinéma qui fut animée par Jean-Pierre Garcia, directeur du festival d’Amiens. Une masterclass est l’occasion pour un réalisateur de parler de sa démarche de cinéma, laquelle ne peut être détachée de sa démarche de vie. On en trouvera ici l’exacte transcription.

Interview with Salim Amin, Kenyan filmmaker and producer, by Olivier Barlet

Salim Amin, good afternoon. We are at the Cannes Festival for the 60th edition, 2007. It would be interesting to talk about the film you brought to the Les cinémas du monde screening. It is not often that we see Kenyan films in Cannes. You also represent the English-speaking part of Africa, also rarely seen. You reflect an organized, business-like cinema industry that is not very developed in Africa in general. Could you tell us about your film, your being here in Cannes and the way cinema is organized in your country? It’s a huge honor to be in Cannes.…

Entretien d'Olivier Barlet avec Salim Amin, cinéaste et producteur kenyan

Salim Amin, bonjour. Nous sommes au festival de Cannes pour la 60ème édition. Il serait intéressant de parler du film que vous avez apporté pour la projection des Cinémas du monde. Il est rare de voir des films kenyans à Cannes. Vous représentez aussi la partie anglophone de l’Afrique, elle-même rarement exposée. Vous reflétez une industrie du cinéma organisée, professionnelle, qui n’est pas très développée en Afrique. Parlez-nous de votre film, de votre présence à Cannes et de l’organisation du cinéma dans votre pays. C’est un grand honneur d’être à Cannes. Je pense que c’est la toute première fois qu’un…

Interview with Eddie Mbalo, Chief Executive Officer de la NFVF (National film and video foundation), South-Africa, by Olivier Barlet

Eddie Mbalo, good afternoon. Could you tell us about the importance of cinema in South-Africa? Do the people find it important? We know that under the Apartheid, Black people had no contact with cinema. Is this changing quickly? Fortunately, our government has recognized the importance of cinema: for the development of the country’s identity, for the creation of jobs, for public diplomacy. The only problem left is the issue of access: do ordinary South Africans have acess to cinema? Is it developing at a fast rate? No. The number of people going to the cinema depends on cinema being established…

Entretien d'Olivier Barlet avec Eddie Mbalo, directeur de la NFVF (National Film and Video Foundation), Afrique du Sud

Président Directeur Général (Chief Executive Officer) de la NFVF (National Film and Video Foundation), Eddie Mbalo est à la tête de l’important organisme d’Etat chargé de l’organisation et du soutien au cinéma en Afrique du Sud. Il répond ici à nos questions sur l’état du cinéma sud-africain et les enjeux actuels.

By Nacer Khemir

Keeping to the narrative style of The Wanderers and The Dove’s Lost Necklace, Nacer Khemir makes a staggeringly beautiful film, as fascinating as it is disorienting. We are easily lost in this maze as narratives intertwine and the story takes on the meaning we want it to have, but we accept so readily because it takes us to a world where poetry transcends realism. It would be a shame to only see in it a drug made to satisfy the latent orientalists within us all: this appeal to dreams restores the relevance of imagination in thoughts, that of opening the…

By Yasmine Kassari

« In the past, children were married so they would leave home; now we marry them to bring them home », says Ahmed’s mother: the day after his wedding, he leaves to try his luck abroad. His wife Zeinab, strained as she waits for him to come back, lulls to sleep the child she is carrying to postpone the date of birth. But time goes past, and loneliness increases… One might think that L’enfant endormi is the fictional counterpart to Yasmine Kassari’s beautiful documentary Quand les hommes pleurent, in which she captures the painful stories of clandestine Moroccan immigrants in Spain. Indeed,…

Entretien de Samuel Lelièvre avec Gilli Apter, réalisatrice sud-africaine

Gilli Apter : J’ai étudié la réalisation à l’AFDA, une école de cinéma de Johannesburg. J’habite à Sandton qui est une banlieue au Nord de la province du Gauteng et je travaille dans divers secteurs de l’industrie du film en tant que réalisatrice free lance. « SA/X » c’est pour « South Africa » (Afrique du Sud) et le chiffre romain X (10), c’est pour les dix ans après la fin de l’apartheid. SL : Quel regard portez-vous sur ces deux programmes sud-africains du Festival de Clermont-Ferrand ainsi que sur les autres programmes ? GA : Je pense que c’était un mélange intéressant de…

Au Festival de Clermont-Ferrand 2007

L’édition 2007 du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand a été l’occasion d’assister à deux programmes sud-africains – Panorama Afrique du Sud. (1) Ces programmes offraient un aperçu d’une production de plus en plus importante et qui constitue un laboratoire pour la créativité d’un cinéma sud-africain en plein essor.

By Nouri Bouzid

Never in Arab cinema has a filmmaker so directly suggested that the spectator cease to be one in order to share the questionings of his approach to creation. Interrupting his narrative thrice, Bouzid films his leading actor’s revolt against the role he makes him play. It is so strong and unexpected that we believe it, Lotfi Abdelli’s performance (who was awarded « Best Actor » at the 2006 Carthage Film Festival for this film) largely contributing to the success of this making of graft in the film. When he asks the filmmaker what he’s letting himself in for, he becomes the mirror…

By Rachid Bouchareb

A historical reconstruction film with an almost fifteen-million-euro production budget, a year-and-a-half long shoot and a year of postproduction, soaring violins and great actors: Days of Glory clearly makes the choice of addressing a large audience. There is no reason to look down on it for all that: for one, this film says what it has to say in a profoundly just way and secondly, it has nothing of a smooth-running production and only exists thanks to the commitment from both sides of the Mediterranean. Hollywoodian in ambition, unquestionably, in the style of Spielberg’s Saving Private Ryan, but here, there…

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