Cinéma/TV

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Entretien d'Olivier Barlet avec Mariame N'Diaye, actrice et dramaturge

Mariame N’Diaye, bonjour. Nous sommes au Festival de Cannes, 60e édition. Vous êtes à la fois actrice de cinéma et de théâtre et dramaturge. Quelle serait pour vous la principale préoccupation qui relierait ces différentes activités ? J’en ai plusieurs. Je suis dans une situation particulière : mes parents sont nés au Mali, moi en France et j’ai donc toute cette double culture. Dans le cinéma et le théâtre, mon souci est de pouvoir concilier ces deux visions du monde qui sont complètement différentes, traiter de sujets à la fois légers et profonds tout en gardant une certaine authenticité sans…

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Mariam N'diaye © Olivier Barlet




Entretien de Christine Avignon avec Jérôme Laperrousaz

Paris, le 13 juin 2007

Un quart de siècle après avoir tourné « Third World » en Jamaïque, Jérôme Laperrousaz y revient pour « Made in Jamaica », documentaire sur la musique Reggae, parrainé par Wim Wenders. Du ghetto au star system, le film – sorti en salle le 13 juin – expose le destin d’artistes exceptionnels. Le réalisateur y présente la situation actuelle de cette île au travers des performances des pères du Reggae et de la nouvelle génération.

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Made in Jamaica, de Jerome Laperrousaz © MK2 Diffusion
Made in Jamaica, de Jerome Laperrousaz © MK2 Diffusion




By Cheick Fantamady Camara

Set to a rap tune, the credits introduce us to an aerial vew of Conakry but end on a shot of the sea: it certainly is in the city that we are plunged but also in sentiment, if not sexuality because the film then starts with the image of a naked couple on a bed. The hardhitting image foreshadows a freedom of tone that the film won’t ever lose: it’s the hypocrisies and manipulations of all sorts that Cheick Fantamady Camara intends to expose. First of all, those that hold the youth hostage to reactionary restrictions; then, those that make…

By Balufu Bakupa-Kanyinda

Juju Factory is a meditation in accordance with Balafu Bakupa-Kanyinda’s now well-identified obsessions and style: Africa’s relation to power and creation. A writer confronts his publisher who wants him to follow the commercial paths to give an account of reality in the district of Matonge, Congolese enclave in Brussels, th only European city area to have an African name, a district of Kinshasa. Deliberately anchored in fiction (« In my head, imagination makes love to reality »), the film dares to veer into documentary reporting to catch the echoes of the inhabitants talking about their neighborhood: « To each street its own people »,…

Table-ronde au festival de Cannes 2007

Destinée à donner des informations et répondre aux questions sur tous les fonds et la façon dont ils aident les cinématographies du Sud, cette table ronde était organisée au festival de Cannes 2007 par le ministère français des Affaires étrangères et animée par Jacques Bidou dans le cadre du Pavillon des Cinémas du Sud. Les intervenants représentent successivement Arte, TV5, la chaîne allemande ZDF, l’Organisation Internationale de la Francophonie, le World Cinema Fund, Open Doors, Visions Sud-Est et Ibermedia. On en trouvera ci-dessous l’exacte retranscription.

D'Issa Serge Coelo

Plus que jamais, les images de la mémoire importent. Comme les siècles précédents mais avec un regain de technicité, le vingtième a aligné les horreurs dans les scénarios les plus divers, mais toujours légitimées par une visée politique. Ce qui importe au cinéma ne peut donc pas être simplement de les montrer pour rappeler que l’homme en est capable : on sait depuis longtemps qu’il y a du monstre en lui. Saturer des images avec le rappel de ces horreurs ne fait que désespérer sans mobiliser. Ce qui importe est de rechercher ce qui les a rendues possibles pour lutter…

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De Hassan Benjelloun

Le cinéma de Benjelloun est un cinéma qui dit plus qu’il ne suggère, qui pointe du doigt plus qu’il ne désigne du regard, aurait dit le critique Serge Daney. Non que tout soit dit dans le dialogue, mais parce que tout le film est construit autour d’une volonté d’engagement. Aussi bien dans Jugement d’une femme, qui témoignait de la mouvance cherchant à redonner ses droits à la femme marocaine, que dans La Chambre noire qui revenait sur la répression durant les années de plomb pour montrer combien elles ont poussé les jeunes dans les bras des islamistes, il cherche à…

L’Eléphant a eu une rage de dents, comme on dit en Côte d’Ivoire : le doyen des cinémas d’Afrique nous a quittés dans la nuit du samedi 9 juin 2007 à l’âge de 84 ans, des suites d’une longue maladie qui l’avait empêché de participer au Fespaco 2007. Portrait-hommage de celui qui se définissait lui-même comme un mécréant.

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Sembène Ousmane entouré des deux critiques de cinéma Mohammed Bakrim (à gauche) et Baba Diop (à droite)




Entretien d'Olivier Barlet avec Baba Diop, critique de cinéma

Baba Diop, bonjour. Nous sommes au Festival de Cannes, 60e édition. Le Festival touche à sa fin. Quelles sont vos impressions sur le festival, les films que vous avez vus… ? Je me suis intéressé à découvrir des cinématographies que je ne connaissais pas, qui sont assez proches des cinémas d’Afrique, comme le cinéma colombien ou uruguayen. Je n’ai pas vu beaucoup de films asiatiques. C’est dommage car je crois qu’il y a une similitude dans la démarche, la manière d’appréhender les problèmes et aussi quelques propositions de démarches nouvelles qui redonnent de la vitalité au cinéma. C’est cela qui…

De Lee Isaac Chung

« Ce double malheur qui t’es arrivé, qui t’en plaindra ? Le pillage et la ruine, la famine et l’épée, qui t’en consolera ? » Cette parole du Livre d’Isaïe (chap. 51, verset 19) placée au départ du film pose d’emblée la question de son élaboration et de sa légitimité. La réponse de Lee Isaac Chung, jeune cinéaste américain fils d’immigrés coréens, est d’abord l’écoute, nécessaire à l’empathie. Amené à enseigner un été le cinéma à une quinzaine d’apprentis réalisateurs pour accompagner sa femme impliquée dans un camp humanitaire d’enfants des rues au Rwanda, il ébauche un projet de film qui trouvera…

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Entretien d'Olivier Barlet avec Lee Isaac Chung

Lee Isaac Chung, bonjour. Nous sommes au Festival de Cannes, 60e édition. Munyurangabo est votre premier long-métrage et vous avez été sélectionné dans une compétition très officielle. Quelles sont vos impressions ? Ça a toujours été comme un rêve pour moi de présenter un film au festival ; je l’ai toujours un peu vénéré. Un grand nombre de mes idoles est passé par ici. Mais en même temps, c’est intéressant de venir pour voir les deux aspects du festival : tomber amoureux de tous les films et aussi connaître ce côté glamour auquel je n’étais pas forcément préparé. Dans l’ensemble,…

Interview with Lee Isaac Chung by Olivier Barlet

Lee Isaac Chung, good morning. We are in Cannes for the 60th edition of the Festival. This is your first feature film; you have been selected in a very official competition. What are your impressions? It’s always been a kind of dream to play at this festival so I’ve always elevated it quite highly. A lot of my heroes have played here. But at the same time, coming here is interesting to see both sides of the Festival, to absolutely fall in love with the films but also to see this side of glamour that I wasn’t necessarily prepared for.…

Entretien de Christine Avignon avec Isabelle Audin et Benoît Tiprez

Paris, le 1er juin 2007

Depuis 2002, un petit groupe de cinéphiles français et nigériens a mis en place l’association « Clap Noir », qui a su s’affirmer parmi les différentes initiatives existantes (Africultures, Africiné, Médiathèque des Trois mondes, Racines, etc.). Elle diffuse des informations sur le cinéma africain, notamment par le biais de son site internet, et organise des maquis culturels. L’association repose sur un partenariat Nord-Sud. Isabelle Audin, chargée des maquis culturels, et Benoît Tiprez, cofondateur de l’association avec Achille Kouawo, reviennent sur cinq années riches d’échanges et de rencontres.

Entretien d'Olivier Barlet avec Rodrigue Kaboré, président de l'Association des exploitants de salles de cinéma du Burkina Faso (AESCB)

Rodrigue Kaboré, bonjour. Nous sommes au Festival de Cannes, 60e édition. Le festival se termine. Au cours d’un festival comme celui-ci, on fait beaucoup de rencontres ; beaucoup de choses peuvent avancer. Quelles sont vos impressions ? La présence à Cannes a-t-elle été fondamentale ? Je vais aussi être direct comme vous : je pense que oui. C’était important pour les exploitants de venir à Cannes parce qu’apparemment, tout se passe ici. On a la chance de rencontrer les directeurs, nos partenaires ; vous savez, sur place à Ouaga, ce n’est pas évident. Comme le calendrier de chacun est assez…

Entretien d'Olivier Barlet avec Abderrahmane Sissako, jury au 60e festival de Cannes.

Abderrahmane Sissako, bonjour. Nous sommes au Festival de Cannes, 60e édition. L’année dernière, Bamako était en sélection officielle hors compétition et cette année, vous faites partie du jury longs-métrages du Festival. Comment percevez-vous cette ‘mise en avant’ d’un travail et d’une reconnaissance ? Ce n’est pas évident de le formuler d’une façon simple. Je considère que tout est dû à un travail de longue haleine. Pourtant, des fois, ce n’est pas notre première impression. J’aime cette dimension de la durée dans le temps. C’est pourquoi rester dans une école neuf ans, c’est comme si je faisais trois ans. Au départ,…

De Mehdi Charef

Cartouches gauloises est l’histoire d’une déchirure. Il se situe dans ce genre de moment très spécial où l’Histoire sent qu’elle va tourner une page, durant ce printemps de 1962 qui précède l’indépendance algérienne. Ali a 11 ans, et c’est avec son regard silencieux que nous vivrons ce moment où les tensions s’exacerbent et où partent ceux qui perdent ou qui ont fait le mauvais choix. Pour tourner ce film au regard d’enfant, Charef est allé filmer dans sa ville natale de Maghniya et à Tlemcen, dans l’Ouest algérien. Car Ali, c’est Mehdi Charef enfant, déchiré entre son amitié pour Nico…

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© Pathé Distribution
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De Sylvain White

Les pieds dans le plat

Pas de projection presse pour Stomp the Yard, on cherche à éviter les critiques sévères des professionnels pour privilégier l’a priori positif des spectateurs et le bouche-à-oreille. C’est effectivement la démarche à adopter pour ce méga navet absolument prodigieux. Dès les premières images, on tombe en effet dans l’univers enivrant du  » stepping « , une des spécificités des universités noires américaines dont les petits-bourgeois enrôlés dans les multiples et puissantes fraternités imitent les danseurs virtuoses des ghettos, exclus de ce monde de privilégiés. Inutile de critiquer le scénario shakespearo-molièresque ou ses branches socio-politico-patriotiques. DJ le jardinier ne peut pas aimer…

By Jean-Christophe Klotz

In April 1994, Jean-Christophe Klotz was a journalist and film reporter, who thus filmed his subjects. He worked for independent agencies such as Sigma and Gamma. He was in Rwanda to film, then, but also because Bernard Kouchner needed a camera to bear witness to his attempt to mediate between the Rwandan army and Paul Kagamé’s Rwandan Patriotic Front in order to set up humanitarian corridors and stop the massacres. Thus, the goal was to mobilize the public by showing « anti-massacre » images, as the massacres spread around the country and notably in the capital of Kigali. In these early stages…

Interview with Mahamat-Saleh Haroun by Olivier Barlet, on Daratt (Saison sèche)

November 2006, at the Festival of African films in Apt.

In our film review, we already stressed the importance of Daratt for today. To accompany its release on French screens on the 27th of December 2006, we publish this in-depth interview about the film that we have chosen to back with a media partnership. For those who have seen Daratt, don’t tell your friends the ending: simply tell them not to miss it. This interview does not reveal the end but it is clear that, thanks to the light it casts on the film-maker’s methods, it is interesting to read it again after having seen it.

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