Cinéma/TV

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La rétrospective 1995-2006 de films courts marocains proposée par le festival Côté court en Seine-Saint-Denis du 28 mars au 6 avril 2007 est un événement. Placée sous le signe du renouveau, c’est bien sur les recherches cinématographiques qu’elle se focalise, permettant de mettre les films en perspective. Une occasion exceptionnelle de plonger dans un cinéma qui ose de nouvelles voies.

De Bille August

Goodbye Mandela

Légère controverse autour de Goodbye Bafana : le film est inspiré des mémoires du geôlier de Mandela, James Gregory, dont le leader noir sud-africain a affirmé dans ses propres mémoires (1) que celles de James Gregory étaient totalement fantasques à son égard. Nelson Mandela et James Gregory n’auraient jamais été amis, mais bien prisonnier et geôlier. Ce dernier, chargé de censurer les lettres personnelles des détenus, s’en serait inspiré pour rédiger un livre dont les revenus lui ont assuré une retraite confortable. Bille August n’aime pas discuter de cette affaire dont il s’est dédouané au festival de Berlin, affirmant qu’il n’y avait…

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Interview with Felix De Rooy by Beti Ellerson Poulenc

Transcript of a filmed interview in 1997 by Beti Ellerson Poulenc.

My name is Felix De Rooy. I am a filmmaker from the Dutch Antilles, from Curaçao, of Surinamese parents and I consider myself a colonial orgasm because I have African, American Indian and European blood. I am an artist who uses various techniques to express himself. I started out my career as a painter and a graphic artist. I then went into theater and I am also still a theater director. And from the theater I went into film. On the island of Curaçao I started experimenting with Super 8, 16 and at a certain moment I went to New…

Entretien de Beti Ellerson Poulenc avec Felix De Rooy

Traduit de l'anglais par Marie-Emmanuelle Chassaing

Ce texte est la transcription d’une interview filmée en 1997 par Beti Ellerson Poulenc. Il nous a semblé important de le publier en mémoire pour le regard original qu’apporte Felix de Rooy sur les différents sujets abordés.

Interview of Newton Aduaka on Ezra by Baba Diop, Bassirou Niang and Olivier Barlet.

Ouagadougou, February 2007

Ezra was crowned with the « Étalon d’or de Yennenga » at the Fespaco 2007 film festival with general approval. Meeting with Newton Aduaka a few days before the ceremony in Ouagadougou.

Identification pour mise en Norbit

On dit que Norbit a coûté son Oscar à Eddie Murphy. C’est probablement le cas, et il est encore plus probable que l’intéressé s’en contrefiche, vu les libertés artistiques qu’il s’octroie. Le film plaira certainement à ceux qui repensent encore aux crados avec nostalgie, désormais en âge de partager leurs plaisirs d’enfance avec leur progéniture, à moins qu’ils ne se soient ralliés à la censure qui les avait fait trépigner de rage en leur temps. Dans la grande tradition du travestissement comique (Mrs. Doubtfire, Tootsie, Noblesse oblige, Certains l’aiment chaud), récemment renouvelée par Martin Lawrence (Big Momma’s House) et Tyler…

By Newton Aduaka (Nigeria)

translated by Céline Dewaele

En guise de compte rendu tardif de la 21e session des Journées cinématographiques de Carthage qui se sont tenues à Tunis du 11 au 18 novembre 2006, je me suis penché sur les critiques parues dans les journaux tunisiens pour essayer de comprendre la perception des films par le tissu local. Encouragé par le travail d’échange développé dans les ateliers de la Fédération africaine de la critique cinématographique et gardant en mémoire le colloque organisé aux JCC de 2002 suite à des critiques assassines envers des films tunisiens (cf. La critique face aux cinémas africains et arabes, article n°2670), il…

D'Angèle Diabang-Brener

Révélée en 2005 par un court documentaire très réussi, Mon beau sourire, sur le tatouage des gencives, Angèle Diabang-Brener poursuit sa démarche en se mettant à l’écoute de femmes sénégalaises dans leur rapport à l’islam. Monteuse de formation, c’est clairement là qu’elle donne à ses films l’énergie qu’ils transmettent. Un rythme s’installe au diapason du sujet, qui respecte l’expression tout en dynamisant la perception. Évoluant entre cinq femmes musulmanes fort différentes dans leur vécu de la religion, du détachement respectueux au voile systématique, Sénégalaises et islam ne transmet pas seulement une panoplie de discours et une mosaïque de positionnements. En…

D'Erwin Wagenhofer

Le documentaire de Wagenhofer sort peu après Notre pain quotidien de cet autre autrichien, Nicolaus Geyrhalter, qui traite du même sujet mais très différemment, puisque sans dialogue ni commentaire. Les deux films livrent des images édifiantes de l’industrialisation de l’agriculture. Mais alors que les images au scalpel de Geyrhalter cherchent non sans une certaine fascination à en saisir le rythme hallucinant au point de nous inquiéter sur le contenu de nos assiettes, évoqué par la mal-bouffe des ouvriers durant leur pause, Wagenhofer affirme de façon fort didactique un point de vue par entretiens interposés. De l’écrivain et politologue suisse bien…

Carnet de route de Tanella Boni

Oser prendre l’avion un 14 février, c’est se lancer un défi à soi-même. À l’heure où la mondialisation a conformé aussi nos gestes et nos rêves, il paraît que c’est un jour sacré, dédié à l’amour. Voire. Vaste opération commerciale, comme chacun sait, au cours de laquelle l’amour devient un prêt-à-porter pour tous les goûts, même les plus amers. Passons. Sur ce vol plein à craquer, il y a une bonne ambiance. C’est là que l’on rencontre quelques personnages de romans : développeurs et humanitaires qui ont du travail à faire là où les nôtres ont déserté la scène pour…

Sous la présidence du cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio, le jury de la 20ème édition du Fespaco qui s’est tenu du 26 février au 3 mars 2007 à Ouagadougou (Burkina Faso) a joué d’audace tout en décernant le grand prix au film qui s’imposait. Si une tendance peut être dégagée, ce serait dans les tentatives de développer une relation avec le public tout en préservant la substance des films. Une difficile alchimie que nous n’étudions ici que sous l’angle des longs métrages en compétition, notre activité sur le bulletin Africiné nous ayant empêché de voir les autres films.

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La ministre burkinabè de la Culture Aline Koala reçoit des mains de l'Ambassadeur de France Richard Goldblatt le premier coffret dvd des étalons de Yennenga édité par le ministère français des Affaires étrangères © O.B.
Le secrétaire général de l'Organisation intergouvernementale de la Francophonie Abdou Diouf lors de son allocution au début du Fespaco lorsqu'il transmet les conclusions du forum organisé en février 2007 avec les professionnels du secteur © O.B.
Le cinéma Riale (ancien Olympia) en cours de démolition, qui était aussi un des lieux de projection du Fespaco en plein centre-ville © O.B.
Le ministre malien de la Culture, le cinéaste Cheick Oumar Sissoko, en interview au bord de la piscine de l'hôtel Soritel © O.B.
Lors de la rédaction du bulletin quotidien critique Africiné © O.B.
L'entrée du centre de presse Liptako Gurma © O.B.
Toute l'équipe de rédaction d'Africiné lors de la visite de Mirko Popovitch et Dorine Rurashitse d'Africalia à la réunion bilan de la formation de formateurs de formateurs à l'analyse de l'image et la critique cinématographique qui a produit ce bulletin quotidien




De Cheick Fantamady Camara

C’est d’avion que nous découvrons Conakry sur un air de rap durant le générique, mais c’est sur l’eau de la mer qu’il se termine : c’est bien dans la ville que nous plongeons mais c’est aussi dans le sentiment, voire la sexualité car le film démarre ensuite sur un couple nu sur un lit. L’image choc annonce une liberté de ton dont le film ne se départira jamais : c’est bien les hypocrisies et manipulations de toutes sortes que Cheick Fantamady Camara entend dénoncer. D’abord celles qui enferment la jeunesse dans des interdits rétrogrades, ensuite celles qui font de la…

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Il va pleuvoir sur Conakry




Entretien de Baba Diop, Bassirou Niang et Olivier Barlet avec Newton Aduaka à propos de Ezra

Ouagadougou, février 2007

C’est avec l’approbation générale qu’Ezra a été couronné par l’Etalon d’or de Yennenga au Fespaco 2007. Rencontre quelques jours avant la remise du prix avec Newton Aduaka à Ouagadougou.

De Newton Aduaka

On n’entend que le bruit des oiseaux. Un enfant en habits scolaires court le long d’une rivière et traverse un pont. Bruit des pas sur le pont métallique. Caméra sur les jambes qui courent. Paisible halte au milieu. Une jeune fille regarde une cour vide par une fenêtre. L’institutrice inscrit la date au tableau : 13 juillet 1992, et le sujet de la rédaction : « Pourquoi est-ce que j’aime mon pays ? » Lent panoramique à travers la classe pour que la caméra recadre la jeune fille qui regarde encore par la fenêtre. Le jeune Ezra arrive dans la cour de…

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"Ezra" de Newton Aduaka
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"Ezra" de Newton Aduaka
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Suprême déception

Si vous aimez les Supremes, la musique de Motown, que malgré toutes ses imperfections, vous revoyez avec nostalgie Sparkle, le film de Sam O’Steene de 76, alors peut-être aurez-vous la même indulgence pour Dreamgirls, nouvelle biographie des trois filles de Chicago que Berry Gordy a rendues célèbres. Si l’on devait prouver qu’une brochette de stars et une partition rodée ne suffisent pas à faire un bon film, cette adaptation cinématographique de la comédie musicale à succès de Broadway en serait l’exemple parfait. Jennifer Hudson a beau être excellente dans le rôle d’Effie White, Eddie Murphy à mi-chemin entre Marvin Gaye…

One commonly held view is that there’s no market for African cinema. It’s true that those few films that are produced have a hard time catching on in the North. In the South, it’s even worse: movie theatres are closing, pirated movies abound, television stations aren’t providing broadcasting opportunities, and government intervention is lackadaisical. Audiences prefer American films or local popular productions. Is this the end of African auteur cinema?

Entretien d'Olivier Barlet avec Toussaint Tiendrebeogo

Producteur burkinabè reconnu, Toussaint Tiendrebeogo a dirigé le programme d’aide à la diffusion Africa Cinémas du plan Images Afrique mis en place par le ministère français des Affaires étrangères, l’Union européenne et l’Agence intergouvernementale de la Francophonie en 2003. Il démissionne de ce poste en 2005. Il éclaire ici les raisons partagées de l’échec de ce programme de coopération.

Entretien d'Olivier Barlet avec Pedro Pimenta

Paris, octobre 2006.

Directeur du nouveau festival de films documentaires Dockanema à Maputo, Pedro Pimenta réunit une longue expérience de producteur indépendant dans une région dorénavant marquée par l’influence de l’Afrique du Sud. Il insiste sur l’urgence de trouver de nouvelles voies.

À la fois festival de cinéma et marché international du film et de la télévision, le Sithengi Market affiche une réelle réussite. En réunissant les acteurs de l’économie du cinéma, du secteur privé comme public, il parvient à développer des marchés aux plans local, régional, continental et international. Depuis 1996, cette manifestation se déroule dans la ville sud-africaine du Cap.

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