Cinéma/TV

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De Nouri Bouzid

Jamais dans les cinémas arabes un réalisateur n’avait aussi directement proposé au spectateur de cesser de l’être pour partager les interrogations de sa démarche de création. Interrompant son récit à trois reprises, Bouzid met en scène la révolte de son acteur principal contre le rôle qu’il lui fait jouer. C’est si fort et inattendu qu’on y croit, le jeu de Lotfi Abdelli (qui a reçu pour ce rôle le prix du meilleur acteur aux Journées cinématographiques de Carthage 2006) contribuant largement à la réussite de cette greffe de making of dans le film. Lorsqu’il demande au réalisateur dans quelle galère…

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Nouri Bouzid




Entretien d'Olivier Barlet avec Mahamat-Saleh Haroun à propos de Daratt (Saison sèche)

Nous avons déjà insisté dans notre critique du film sur l’importance de Daratt pour le temps présent. Nous accompagnons sa sortie le 27 décembre 2006 sur les écrans français par cet entretien en profondeur sur ce film que nous avons tenu à soutenir par un partenariat média. Lorsque vous avez vu Daratt, ne racontez surtout pas la fin du film à vos amis : dites-leur seulement de ne pas le manquer. Cet entretien ne délivre pas la fin mais il est clair que par les éclairages qu’il apporte sur la méthode du réalisateur,’il est intéressant de le relire après avoir…

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© Mahamat-Saleh Haroun
© Mahamat-Saleh Haroun
© Mahamat-Saleh Haroun
© Mahamat-Saleh Haroun




5663 spectateurs en six jours et 18 films, dont 2703 aux séances scolaires, ce sont 1394 spectateurs de plus qu’en 2005, dont 850 scolaires. La 4ème édition du Festival des cinémas d’Afrique du pays d’Apt a connu du 7 au 12 novembre 2006 un succès sans précédent. La mobilisation des jeunes n’y est pas pour rien.

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Les scolaires arrivent au cinéma César © O.B.
Le trophée décerné par le jury lycéen
Abderrahmane Sissako
Sarah Maldoror, Dominique Wallon et Abderrahmane Sissako
Jean-Pierre Daniel, Abderrahmane Sissako et Olivier Barlet en discussion avec le jury lycéen
La directrice du César en compagnie d'Angèle Diabang Brener qui présentait son film "Mon beau sourire"
Olivier Barlet et Michel Amarger devant les pop-corn
Les élèves attentifs à la leçon de cinéma d'Abderrahmane Sissako
Le proviseur du lycée d'Apt avec Abderrahmane Sissako
Sarah Maldoror en discussion avec le jury lycéen
Naky Sy Savané en compagnie de Dominique Wallon
Mahamat Saleh Haroun au lycée
Le jury lycéen avec Jean-Pierre Daniel et Danielle Bruel
Samba Félix Ndiaye durant un débat après projection
Madeleine Mukamabano durant un débat après projection, en compagnie d'Olivier Barlet
Le jury lycéen avec Danielle Bruel




De Roschdy Zem

Clara & Ismaël. Tout un programme : deux beaux prénoms unis pour la vie, quête d’un bonheur ineffable, scandé par les jouissances mutuelles de ces amants réguliers des Temps modernes. Un prof de musique musulman & une psychomotricienne juive, tous deux enseignants donc, mais pour qui franchir le pas de l’interculturel sera nécessairement un apprentissage à partir du moment où la question se pose, c’est-à-dire quand les autres la posent : la famille, les amis, le milieu. C’est bien sûr lorsque l’enfant paraît que s’ouvre un parcours semé d’embûches qu’un scénario à rebondissements alignera comme une comédie américaine, par moments franchement drôle.…

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Pascal Elbé et Cécile de France © Wild Bunch Distribution
Leïla Bekhti et Cécile de France © Wild Bunch Distribution
Pascal Elbé et Roschdy Zem © Wild Bunch Distribution




Pourquoi avez-vous choisi de prendre le match FRANCE ALGÉRIE d’octobre 2001 comme point de départ de cette comédie « Beur Blanc Rouge »? Ce n’est pas un film sur le football, c’est une comédie sur l’identité. Il faut bien se rappeler que ce match, c’était un événement extraordinaire pour tous ceux qui avaient un lien avec l’Algérie. C’était la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie que se rencontraient sur un terrain deux pays avec une histoire commune si lourde. C’est normal que cela ait tourné au vinaigre. Mais en même temps, vous en avez profité pour donner votre point de vue sur…

De Laurent Herbiet (France)

Il se prénomme Rossi. La vingtaine rayonnante, il promène une vie facile, pleine de tièdes nonchalances dans les ruelles parisiennes. Nous sommes en 1957 et la Nouvelle vague saborde les ténors du cinéma français. Quant à la politique du président René Coty, elle croule sous le problème de l’Algérie. Rossi, lui, décide de quitter sa famille, sa ville, ses amis pour aller effectuer son service militaire dans ce pays où la guerre n’a pas de nom. Une peine de cœur pour un appelé hors du commun. Rossi, doté d’un peu d’expérience juridique, roule à toute allure vers une destinée qui…

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De Mahamat-Saleh Haroun

Il y a dans ce film une tension qui n’aurait pas déplu à Hitchcock. Pourtant, Daratt est un film pratiquement sans musique, avare de dialogues, où le temps s’étale. Mais la chaleur de la saison sèche aiguise les sensations et rend l’air électrique. Le jeune Atim veut venger son père en tuant son assassin. Il porte en lui une rage sans limite mais téléguidée : puisque la commission « Justice et vérité » accorde l’amnistie générale des terribles exactions commises au Tchad, son grand-père lui donne un revolver pour tuer le tortionnaire Nassara. Mais il a du mal à tuer de sang…

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© Mahamat-Saleh Haroun
© Mahamat-Saleh Haroun




D'Imunga Ivanga

Un mystérieux franc-parleur parasite les ondes de la radio nationale : Liberty. Son verbe est incantatoire, une harangue poétique engageant à la résistance, une fenêtre vers l’espoir face aux « tyrans qui meurent dans leur lit ». Il déjoue comme il se doit les pièges de la police, laquelle se ridiculise et passe à la manière forte. Mais comment se saisir d’un phénomène qui échappe au temps, une voix impalpable mais bien présente en chacun, cette énergie rebelle qui se réveille lorsque le peuple fait son unité ? Liberty est celui qui fait revivre les rêves. Il est l’insaisissable justicier des opprimés,…

De Jean-Pierre Thorn

Le film s’ouvre sur un carton signé du philosophe Michel Serre : « Pendant les incendies de forêt, le feu et ses flammes, le crime des pyromanes, l’héroïsme des pompiers… nous fascinent. Qui parle des planteurs d’arbres ? » C’est bien de feu que parle Allez Yallah !, celui qui dévore ces femmes marocaines qui chantent : « Si jamais ce feu te brûle comme il m’a brûlé, mets ta main dans ma main, femme d’avenir ! » Et c’est bien elles qui plantent des arbres d’avenir en se mobilisant pour les droits des femmes, avec une caravane qui parcourt les douars du Maroc…

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De Jean-Christophe Klotz

En avril 1994, Jean-Christophe Klotz est un JRI, un journaliste reporter d’images, qui donc filme ses sujets. Il travaillait pour des agences indépendantes, Sigma, Gamma, etc. Il est donc au Rwanda pour faire des images mais aussi parce que Bernard Kouchner avait besoin d’une caméra pour témoigner de sa tentative de médiation entre l’armée rwandaise et le Front patriotique rwandais de Paul Kagamé afin de ménager des couloirs humanitaires et arrêter les massacres. Il s’agissait donc de mobiliser l’opinion par des images « contre » le massacre qui se généralisait dans le pays et notamment dans la capitale Kigali. Des images, il…

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Entretien d'Olivier Barlet avec Raoul Peck à propos de Sometimes in April

Avec Sometimes in April, il ne s’agit pas comme dans beaucoup de films politiques, de « traiter d’un grand sujet ». Est-ce plutôt le sentiment d’une nécessité ? Non, cela a été plus complexe. Je n’ai pas cherché à faire un film sur le génocide rwandais : on est venu à moi. On m’a demandé si j’étais intéressé à faire un film sur Paul Rusesabagina qui était le manager de l’époque à l’hôtel Mille collines. La chaîne cablée américaine HBO avait acheté les droits de plusieurs chapitres du livre de Philip Gourevitch. J’avais refusé : politiquement, je ne pouvais m’imaginer travailler sur un personnage de…

Interview by Jumoke Giwa with Tunde Kelani

In this interview, Tunde Kelani talks about his Thunderbolt experience, Professor Adebayo Faleti’s influence on his work, the From Print to Screen project, UNESCO’s recognition of Ifa as a knowledge system of the Yorubas, the evolution of the Nigerian cinema, and the prospects of Oscars for Nigerian movie productions. I spoke to him at the Royal Ontario Museum in Toronto, Ontario, Canada after the screening of Abeni, the first Nigerian movie at the Toronto International Film Festival.

De Faouzi Bensaïdi

Cela commence par un générique à la James Bond des années 60. L’énigmatique tueur à gage incarné par le réalisateur lui-même fait davantage penser à Goldfinger qu’à un quelconque personnage de film marocain. Le film oscille entre une multitude de références cinéphiliques puisées dans le cinéma mondial et une imagerie moderniste. Mais à l’inverse du clip ou de la publicité, celle-ci ne dévoile jamais d’intention mercantile. Elle s’inscrit dans une volonté référentielle dont les codes sont reconnaissables par ceux qui aujourd’hui peuplent les villes du Maroc ou d’ailleurs. En cela, WWW – What a Wonderful World est un manifeste actuel…

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De Barlen Pyamootoo

Adapté du premier roman du réalisateur-éditeur Barlen Pyamootoo (Le Seuil/ éditions de l’Olivier), ce film doux et attachant est tourné en créole mauricien, une langue magnifiquement imagée où le français est trop créolisé pour se comprendre sans sous-titres. Dans un pays où l’on roule à gauche et où l’anglais est langue nationale, les localités s’appellent Pamplemousse ou Curepipe. Ou bien Bénarès, d’où sont issus Nad et Mayi qui se rendent à Port-Louis pour y chercher deux filles. Mais là, c’est sans doute pour les besoins du film, pour évoquer cette ville sacrée où les Hindous vont mourir pour gagner leur…

Le Festival international du film francophone de Namur qui a tenu sa 21ème édition du 29 septembre au 6 octobre 2006 est le plus gros festival de cinéma en terre wallonne. Alors qu’on a tendance en France à considérer que la francophonie c’est les autres, Namur tend plutôt vers une équation inverse : les films réalisés par des Africains y sont devenus rares tandis que France et Belgique se taillent la part du lion.

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Un enfant pose une question lors d'un débat © O.B.
Michel Ocelot répond aux questions des enfants sur "Azur et Azmar", présenté en avant-première © O.B.
La Couleur du Sacrifice, de Mourad Boucif




Entretien d'Olivier Barlet avec Faouzi Bensaïdi à propos de WWW – What a Wonderful World

La cinéphilie prend une grande place dans le film, les références étant autant ironiques que détournées. Quel est ainsi votre rapport au cinéma ? Il est vrai qu’à regarder ma biographie, le théâtre prend une grande place mais depuis bien longtemps, une passion dévorante du cinéma s’impose. C’est elle qui m’a poussé au théâtre. J’étais dans ma ville natale un dévoreur de pellicule, sans distance, saisi corps et âme : c’était maladif ! Je n’ai fait du théâtre qu’en attendant de faire du cinéma ! Et d’ailleurs, de nombreux critiques ont souligné dans mes mises en scène de théâtre les références aux techniques de…

D'Alain Tasma (Téléfilm)

Territoire inconnu. Quelques personnes avancent à toute allure vers une colline déboisée. La lune éclaire timidement ces voleurs d’espaces, les orientant vers un baraquement mystérieux. Un homme les interpelle, un soldat au beau milieu de nulle part les invitant à le suivre vers un bungalow sinistre. On découvre une famille, les Benamar, se tenant immobile au centre d’une pièce mal éclairée et sous le regard critique d’un colonel acariâtre. Ces gens du voyage ont simplement quitté leur pays, affolé par les conséquences de leur choix politique, puis ont résidé dans une dizaine de camps militaires pour finalement se retrouver dans…

De Chantal Briet

Ali sans ses 40 voleurs Alimentation générale regorge de sous-entendus, de symboles, de non-dits, de portraits en ombres chinoises, alors que la caméra plonge au cœur d’une banlieue parisienne, sujet parfaitement préconstruit – décor et personnages habitent déjà nos esprits médiatisés. Une voix radiophonique des années 50 présente la ville d’Epinay-sur-Seine, ses rues fréquentées, ses boutiques,  » mais pour combien de temps encore ?  » Les immeubles poussent de terre, les cités se peuplent, Epinay change, on imagine déjà tous les détails : jeunes désoeuvrés, délinquance, drogue… Tout ce dont Alimentation générale ne parle pas. Ce n’est pas ça le monde d’Ali et de…

De Sylvestre Amoussou

L’inversion des rôles est largement utilisée en tous sens au cinéma. Ce que l’on perçoit comme des anachronismes permet par le biais de l’humour de pointer une réalité. Si le Blanc devient Noir comme dans Ayaba des Béninois Ignace Yechenou et Claude Balogun (2004) où le personnage interprété par Luis Marques se retrouve Noir par sorcellerie, il perd ses privilèges et se voit au contraire confronté aux discriminations. De même, si le riche devient pauvre, il a droit au mépris et au rejet. La science-fiction d’Africa paradis inverse le rapport Nord-Sud et dénonce ainsi le présent. Nous sommes en 2033…

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