Cinéma/TV
De Nouri Bouzid
Jamais dans les cinémas arabes un réalisateur n’avait aussi directement proposé au spectateur de cesser de l’être pour partager les interrogations de sa démarche de création. Interrompant son récit à trois reprises, Bouzid met en scène la révolte de son acteur principal contre le rôle qu’il lui fait jouer. C’est si fort et inattendu qu’on y croit, le jeu de Lotfi Abdelli (qui a reçu pour ce rôle le prix du meilleur acteur aux Journées cinématographiques de Carthage 2006) contribuant largement à la réussite de cette greffe de making of dans le film. Lorsqu’il demande au réalisateur dans quelle galère…